Infrastructures routières
Classification fonctionnelle du réseau routier
Les routes du Québec sont divisées selon leurs différentes fonctions et vocations. C’est ce qu’on appelle la classification fonctionnelle du réseau routier.
Cette classification permet de partager clairement les responsabilités entre le gouvernement du Québec et les municipalités. De plus, elle contribue à une gestion efficace, équitable et uniforme du réseau routier sur l’ensemble du territoire.
Dans cette page :
Réseau routier supérieur
Le réseau routier supérieur relie les principales concentrations de population du Québec. Il relie aussi les équipements et les territoires d’importance nationale et régionale. Ce réseau est géré par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). Toutefois, certains tronçons de routes nationales, régionales et collectrices à l’intérieur de grandes agglomérations de 10 000 habitants et plus relèvent des municipalités.
Ce réseau est composé des autoroutes, des routes nationales, des routes régionales et des routes collectrices.
Autoroutes
Les autoroutes sont des voies de circulation rapide à accès limité. On peut s’y engager ou les quitter seulement aux endroits spécialement prévus à cette fin.
Cette catégorie regroupe l’ensemble des infrastructures autoroutières numérotées de 0 à 99 et de 400 à 999, ainsi que leurs bretelles.
Routes nationales
Les routes nationales comprennent les axes routiers interrégionaux. Elles relient les agglomérations principales, c’est-à-dire celles qui comportent généralement 25 000 habitants et plus.
Les corridors touristiques majeurs et les accès aux installations de transport d’importance internationale ou nationale (aéroports et traverses fluviales ou maritimes) font aussi partie de cette classe.
Routes régionales
Les routes régionales relient entre elles les agglomérations secondaires, c’est-à-dire celles de 5 000 à 25 000 habitants. Elles constituent également la liaison entre les agglomérations secondaires et principales.
Ces routes desservent aussi les petites agglomérations de moins de 5 000 habitants qui ont une fonction industrielle importante. On parle alors d’au moins 1 000 emplois industriels. Il en va de même pour les routes régionales qui servent d’accès aux stations touristiques majeures et aux installations de transport comme les aéroports, les ports et les traverses d’importance régionale.
Les routes servant de deuxième liaison entre deux agglomérations principales peuvent également être classées dans cette catégorie.
Routes collectrices
Les routes collectrices relient les centres ruraux (petites agglomérations de moins de 5 000 habitants) aux agglomérations urbaines plus importantes. Elles peuvent le faire directement ou par l’intermédiaire d’une route de classe supérieure (autoroute, route régionale ou route nationale). Ainsi, aucune municipalité n’est enclavée.
Les routes qui assurent la liaison entre les centres ruraux isolés et les dessertes maritimes ou aériennes sont aussi des routes collectrices. Il en va de même pour les principaux accès aux aéroports locaux essentiels au désenclavement des régions éloignées, aux parcs gouvernementaux et aux stations touristiques d’importance régionale. Les routes servant de deuxième liaison entre deux agglomérations secondaires peuvent également faire partie des routes collectrices.
Le MTMD prend sous sa gestion une seule route collectrice par petite agglomération et par parc national pour les relier à une agglomération plus importante. Ce lien peut être direct ou se faire par l’intermédiaire d’une route de classe supérieure.
Réseau supérieur sous la responsabilité des municipalités dans les agglomérations urbaines importantes
Lorsque plusieurs axes routiers du réseau supérieur desservent une municipalité, le MTMD est responsable d’un seul axe routier (autoroutier, national ou régional) dans chaque direction (est-ouest et nord-sud). Ainsi, les autres axes routiers (nationaux, régionaux et collecteurs) situés dans les zones urbanisées des municipalités de 10 000 habitants et plus sont généralement de responsabilité municipale.
Réseau routier local
Le réseau local répond aux besoins de déplacements locaux et donne accès à la propriété riveraine rurale et urbaine. Il est caractérisé par une faible circulation de transit. Il est composé de routes rurales ou urbaines et de rues résidentielles.
La gestion du réseau local est sous la responsabilité des municipalités. Ce réseau est composé de trois classes fonctionnelles : les réseaux de niveau 1, 2 et 3. Les voies de desserte des autoroutes sont habituellement classées dans le réseau local.
Réseau local de niveau 1
Les routes du réseau local de niveau 1 relient entre eux les centres ruraux. Elles effectuent aussi la liaison entre les autres concentrations de population d’une municipalité et le centre rural le plus près.
Ces routes donnent également accès aux :
- parcs industriels;
- industries lourdes;
- traverses et aéroports locaux;
- sites d’enfouissement sanitaire supramunicipaux.
De plus, ces routes peuvent servir de deuxième liaison entre les centres ruraux et les agglomérations plus importantes.
Réseau local de niveau 2
Les routes du réseau local de niveau 2 donnent accès à la population rurale établie sur le territoire en permanence. Ainsi, elles donnent accès aux :
- résidences;
- exploitations agricoles;
- industries;
- centres touristiques et récréatifs locaux;
- ports locaux;
- équipements municipaux;
- services de santé et d’éducation.
Réseau local de niveau 3
Les routes du réseau local de niveau 3 desservent les propriétés rurales non habitées en permanence, comme les campings privés, les chalets, les plages, les zones de villégiature, etc.
Font aussi partie de ce réseau les chemins donnant accès aux milieux forestier et minier ainsi qu’à des lots boisés privés. Il en va de même pour les routes qui n’ont pas été inventoriées en 1993, les routes en milieu urbanisé déjà sous gestion municipale avant 1993, les rues municipales ainsi que les routes construites par les municipalités.
Réseau d’accès aux ressources
Le réseau d’accès aux ressources est sous la responsabilité du MTMD. Ce réseau permet uniquement l’accès aux :
- carrières exploitées par le MTMD;
- installations hydroélectriques;
- zones d’exploitation forestière (aires communes);
- zones d’exploitation minière (métaux de base tels que le fer, le cuivre, le zinc, le nickel, le chrome, etc.);
- zones de récréation et de conservation de compétence provinciale (parcs, campings gouvernementaux, réserves fauniques).
Seuls les accès principaux aux ressources forestières et fauniques sont intégrés à cette classe de routes.
Les routes d’accès aux ressources en milieu éloigné relèvent du ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Toutefois, Hydro-Québec, la Société de développement de la Baie-James et d’autres ministères peuvent assumer en partie cette responsabilité.
Guide d’information sur la classification fonctionnelle du réseau routier
Pour en savoir plus sur les aspects particuliers et les exceptions de la classification fonctionnelle du réseau routier, consultez le Guide d’information sur la classification fonctionnelle (PDF 1,17 Mo).
À consulter aussi
Dernière mise à jour : 13 mars 2026