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Nom français
Cisco de printemps
Autre(s) nom(s) français
Hareng de lac, toulibi
Nom anglais
Spring cisco
Autre(s) nom(s) anglais
Shallowwater cisco
Nom scientifique
Coregonus artedi
Description
Le cisco de printemps est une sous-espèce rare de cisco de lac, présente dans un seul lac au Québec (et possiblement unique en Amérique). Contrairement au cisco de lac qui fraie à l’automne, le cisco de printemps fraie au printemps, comme son nom l’indique. C’est un petit poisson qui fait partie de la famille des salmonidés.
Identification
Taille
La taille des individus adultes varie généralement entre 15 et 30 cm.
Il peut atteindre 57 cm.
Coloration
La coloration du dos du cisco de printemps peut varier entre le noir, le gris, le bleu et le vert. Ses flancs sont argentés et peuvent avoir des reflets rosés ou violets.
Traits caractéristiques
Le corps du cisco de printemps est allongé et comprimé sur les côtés. Il atteint sa hauteur maximale au niveau de la nageoire dorsale. Sa tête est petite et pointue, avec une petite bouche qui ne dépasse pas l’avant de l’œil.
Distinction
Le cisco de printemps est très similaire au cisco de lac, mais il se distingue par quelques caractéristiques. Par exemple, il possède 11 rayons à la nageoire anale, tandis que le cisco de lac en a 12. De plus, il a 43 branchicténies, tandis que le cisco de lac en a 50.
Contrairement au ménomini rond et au grand corégone, le cisco de printemps a un nez moins arrondi et une bouche orientée vers le haut. Il peut aussi être confondu avec la ouitouche, les laquaiches et les aloses, mais ces espèces ne possèdent pas de nageoire adipeuse.
Espèces similaires
Cisco de lac
Ménomini rond
Répartition
Le cisco de printemps se retrouve uniquement dans le lac des Écorces, dans la région des Laurentides. Les eaux y sont plus chaudes en profondeur l’été et le refroidissement y est lent à l’automne, ce qui retarde la maturité de ses organes sexuels. Ces conditions expliqueraient sa présence dans ce lac.

Carte de l’aire de répartition potentielle du cisco de printemps au Québec. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Présence au Québec
Origine
Indigène
Statut de résidence des populations
Cette sous-espèce vit au Québec toute l’année.
État de la situation
Le cisco de printemps est considéré comme en situation précaire parce qu’il est présent seulement dans un lac. Ses captures ont considérablement diminué au cours des dernières décennies. Les facteurs qui retardent sa période de fraie au printemps pourraient éventuellement changer et entraîner la disparition de cette sous-espèce du cisco de lac. L’arrivée récente de l’éperlan arc-en-ciel dans le lac des Écorces, qui se nourrit des œufs du cisco de printemps, pourrait également constituer une menace pour sa survie.
Rang de précarité
Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S1.
Observation
Vous pouvez transmettre vos observations de cisco de printemps au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec.
Habitat
Le cisco de printemps fréquente principalement la zone d'eau froide (12 °C ou moins) et profonde du lac des Écorces. En hiver, il se tient à environ 12 m de profondeur, puis entre 20 et 30 m au printemps. Ces zones sont généralement caractérisées par une couche épaisse de substrat mou, comme la vase.
Alimentation
Le cisco de printemps se nourrit principalement de plancton, comme les copépodes et les cladocères, ainsi que de larves aquatiques d’insectes. Parfois, il peut également manger de petits poissons ou des œufs.
Reproduction
Contrairement à ceux du cisco de lac, les organes sexuels du cisco de printemps continuent à se développer au cours de l’hiver et la fraie a lieu vers la mi-mai et au début juin. Les œufs éclosent généralement vers la fin juillet. À ce moment, les larves remontent près de la surface, probablement pour remplir leur vessie natatoire d’oxygène, mais elles restent à au moins un mètre de la surface car l’eau y est trop chaude. Ensuite, elles commencent à se nourrir. Le cisco de printemps atteint sa maturité vers l’âge de 3 ans.
Menaces pour l’espèce
Les principales menaces qui pèsent sur le cisco de printemps au Québec sont :
- la pollution urbaine et agricole, qui engendre l'eutrophisation Lire le contenu de la note numéro 1 et l’acidification des lacs;
- les espèces indigènes introduites, comme l’éperlan arc-en-ciel, qui se nourrissent de ses œufs;
- les changements climatiques, qui causent des variations et l’augmentation de température de l’eau;
- le braconnage.
Maladies
Comme les autres espèces de poissons, le cisco de printemps peut être atteint par certaines maladies.
Désignation et rétablissement
Au Québec, le cisco de printemps est une espèce désignée menacée depuis 2023 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.
Pour connaître le statut de l’espèce selon la Loi sur les espèces en péril du Canada, consultez le
Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces fauniques au Québec.
Recommandations concernant la consommation
La consommation de poissons sauvages peut représenter un risque pour la santé humaine. Certaines précautions doivent être prises afin de les consommer de manière sécuritaire.
Informations complémentaires
Références
BERNATCHEZ, L., et M. GIROUX (2000). Les poissons d’eau douce du Québec et leur répartition dans l’est du Canada. Éditions Broquet, Saint-Constant, Québec. 350 p.
DESROCHES, J.-F., et I. PICARD (2013). Poissons d’eau douce du Québec et des Maritimes. Éditions Michel Quintin, Waterloo, Québec. 471 p.
L’HÉRAULT, L. (2021). Poissons du nord-est de l’Amérique du Nord : sud-est du Nunavut, est de l’Ontario, nord-est de la Nouvelle-Angleterre, Québec et provinces maritimes du Canada. Québec. 551 p.
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Note de bas de page numéro 1L’eutrophisation est un processus d’enrichissement des eaux par des éléments nutritifs qui entraîne un déséquilibre de l’écosystème et une diminution de l’oxygène. Retour à la référence de la note numéro 1
Dernière mise à jour : 13 octobre 2026