Lièvre arctique

Lièvre arctique en pelage hivernal blanc.
Lièvre arctique. © Alexandre Paiement

Nom français
Lièvre arctique

Nom anglais
Arctic hare

Nom scientifique
Lepus arcticus

Grand groupe
Mammifères

Sous-groupe
Mammifères terrestres

Description

Le lièvre arctique est le lièvre qui vit le plus au nord. Son pourcentage de graisse corporelle de 20 % l’aide à survivre au froid extrême et au verglas. Les communautés autochtones du Nord consomment sa viande et utilisent sa fourrure, qu’elles transforment en vêtements.

Identification

Taille

La longueur moyenne des adultes est de 48 à 66 cm. Elle est la même chez le mâle et la femelle.

Poids

Le poids moyen des adultes varie entre 2,7 et 6,8 kg. Les femelles sont légèrement plus lourdes que les mâles.

Coloration

Le lièvre arctique change de couleur selon les saisons pour mieux se camoufler.

En été, il est d’un brun grisâtre avec le ventre blanc, la queue blanche et le bout des oreilles noir. Ses pattes restent blanches plus longtemps que le reste du corps lors de la mue.

En hiver, il devient entièrement blanc, à l’exception du bout de ses oreilles qui reste noir.

Il change de pelage deux fois par an. En général, les mâles muent un peu plus tard que les femelles.

Traits caractéristiques

Le lièvre arctique est bien adapté au climat froid. Ses oreilles, plus courtes (de 75 à 100 mm) que celles des autres lièvres, l’aident à conserver sa chaleur corporelle, surtout en hiver.

Ses longues griffes recourbées, surtout sur ses pattes avant, lui permettent de creuser dans la neige compactée.

Ses pattes arrière, qui mesurent entre 120 à 170 mm, ont des doigts écartés qui facilitent ses déplacements sur la neige, un peu comme des raquettes.

Enfin, il a des cils noirs qui protègent ses yeux de la lumière vive réfléchie par la neige.

Distinction

Le lièvre arctique peut être confondu avec le lièvre d’Amérique, mais il est plus grand et environ trois fois plus lourd. En été, son pelage est d’un brun grisâtre, tandis que celui du lièvre d’Amérique est brun.

Il peut aussi être confondu avec le lapin à queue blanche, mais il est plus lourd, et il a des oreilles et des pattes plus longues. En hiver, son pelage devient blanc tandis que celui du lapin à queue blanche reste brun. De plus, ces deux espèces ne vivent pas dans les mêmes régions, donc on ne les voit jamais ensemble.

Espèces similaires

Lièvre d’Amérique

Lapin à queue blanche

Répartition

Le lièvre arctique vit dans une grande partie du Canada, des Territoires du Nord-Ouest jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador. On le trouve aussi au Groenland et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Au Québec, il est présent surtout dans le centre du domaine de la toundra forestière, jusqu’aux régions du nord de la province.

Présence au Québec

Origine

Indigène

Statut de résidence des populations

Cette espèce vit au Québec toute l’année.

État de la situation

Aucun suivi rigoureux n’est réalisé, ce qui rend difficile l’évaluation précise de l’état des populations du lièvre arctique. Au Québec, il est cependant considéré comme abondant.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S5.

Observation

Vous pouvez transmettre vos observations de lièvre arctique sur iNaturalist.

Habitat

Le lièvre arctique vit dans la toundra, au nord de la limite des arbres. En été, il fréquente les pentes rocailleuses et les plaines, où la végétation est peu abondante. En hiver, il va parfois dans les zones boisées. Ces habitats lui offrent de la nourriture et empêchent l’accumulation excessive de neige.

Domaine vital

En été, le domaine vital Lire le contenu de la note numéro 1 du lièvre arctique varie entre 0,5 à 20 km2. En hiver, il devient 10 fois plus grand, pouvant atteindre plus de 280 km2.

Alimentation

En été, le lièvre arctique se nourrit principalement d’herbes, de carex, de saxifrages, de potentilles, de myrtilles, ainsi que de bouleau, de saule arctique, de camarine et d’algues. Il peut aussi diversifier son alimentation en consommant du lichen et des mousses.

En hiver, il se nourrit de brindilles et de racines de saule et de bouleau. Il lui arrive aussi de chercher des algues sur la glace de mer.

Ses longues incisives et ses pattes avant robustes avec des griffes recourbées lui permettent d’atteindre la nourriture cachée entre les rochers ou sous la glace.

Bien qu’il soit principalement herbivore, il peut parfois manger d’autres animaux.

Reproduction

Le lièvre arctique se reproduit au printemps, principalement en avril et mai. Il atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 1 an.

Le mâle peut s’accoupler avec plusieurs femelles pendant la saison. Il quitte la femelle après les naissances pour en chercher une autre.

Le lièvre arctique ne creuse pas de terrier. La femelle met bas dans un creux peu profond, dans la mousse ou l’herbe, souvent près d’une grosse roche ou d’un arbuste.

Elle a en général de 2 à 8 petits (en moyenne 5 à 6) par an. La gestation dure environ 54 jours, et les petits naissent entre la fin juin et juillet.

Les jeunes naissent avec les yeux ouverts et couverts de fourrure. Ils sont bien développés et deviennent vite autonomes. La mère s’en occupe seule et les allaite pendant environ 5 minutes toutes les 18 à 19 heures, pendant 8 à 9 semaines.

Comportement

Le lièvre arctique est plutôt solitaire en dehors de la saison de reproduction. Les individus peuvent cependant se rassembler en groupe de 10 à 60, et parfois en très grandes colonies de plusieurs centaines de lièvres. Ces regroupements aident le lièvre à garder sa chaleur corporelle et à mieux surveiller les prédateurs.

En hiver, le lièvre arctique creuse parfois des terriers dans la neige. Le terrier est une petite chambre au bout d’un tunnel d’environ 10 cm de diamètre et 30 cm de long. Il peut aussi creuser des trous dans la neige ou le sol pour se cacher, trouver de la nourriture ou rester au chaud.

Il se déplace en faisant des bonds et peut courir jusqu’à 60 km/h pour échapper à un danger. Lorsqu’il surveille son environnement, il se dresse sur ses pattes arrière, gardant une patte avant levée contre son corps. Il peut rester dans cette position pour s’enfuir rapidement, ce qui laisse dans la neige des traces qui ressemblent à celles d’un animal à trois pattes.

Le lièvre arctique est actif toute l’année, surtout au crépuscule ou la nuit, ce qui réduit le risque de se faire repérer par les prédateurs. Il a une excellente vue, presque panoramique, ce qui lui permet de voir autour de lui sans bouger la tête.

Pour se camoufler, il reste immobile : sa fourrure lui permet de se fondre parfaitement dans le paysage. Il est aussi capable de nager.

Menaces pour l’espèce

Au Québec, le lièvre arctique n’est pas menacé pour le moment.

La principale cause de mortalité du lièvre arctique est la prédation. Parmi ses prédateurs, on trouve le faucon gerfaut, le harfang des neiges, l’hermine, le loup, le lynx du Canada, ainsi que le renard arctique et le renard roux.

Cependant, les changements climatiques représentent une menace à long terme. Ils pourraient modifier son habitat et rendre la nourriture plus difficile à trouver.

Maladies

Le lièvre arctique peut être porteur de nombreux agents pathogènes, sans nécessairement être affecté par ceux-ci. La plupart de ces agents ont généralement peu d’impact sur sa population.

En cas de contact (par rapport à la maladie)

Comme avec tout animal sauvage, les chasseurs doivent prendre des précautions pour éviter la transmission de maladies. Avant et après avoir manipulé le gibier, ils doivent laver et désinfecter tout matériel utilisé et se laver les mains. Il est aussi conseillé de porter des gants résistants aux coupures.  La viande doit toujours être bien cuite avant d’être consommée.

Dernière mise à jour : 20 février 2026

Évaluation de la page
Veuillez compléter la vérification reCAPTCHA.

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Pourquoi l’information n’a pas été utile?

Vous devez sélectionner une option

Quel est le problème?

Vous devez sélectionner une option

Pourquoi l’information a été utile?

Veuillez préciser la nature du problème