Arnica de Griscom

Arnica de Griscom. © Christian Savard

Nom français
Arnica de Griscom

Nom anglais
Griscom’s arnica

Nom scientifique

Arnica griscomii Fernald subsp. griscomii

Groupe de plantes

Herbacées

Situation au Québec

Espèce menacée

Famille
Asteraceae

Description

L’arnica de Griscom est une petite plante herbacée vivace de la famille des astéracées, comme la marguerite. Elle se distingue par ses fleurs jaune vif portées par des tiges d’environ 20 cm. Elle pousse souvent en colonies denses et elle n’a été observée qu’au Québec et à Terre-Neuve.

Identification

Tige

Les tiges de l’arnica de Griscom sont généralement solitaires et mesurent de 5 à 20 cm de haut.

Feuilles

Les feuilles à la base de l’arnica de Griscom forment une rosette au sol. Elles mesurent de 1,2 à 10 cm de long et de 0,5 à 3,5 cm de large. Elles sont ovales ou en forme de lance, vert-jaune, un peu charnues, avec trois nervures principales et des bords dentelés. Les feuilles le long de la tige sont disposées en une ou deux paires et ressemblent aux feuilles de la base.

Fleurs

Chez les astéracées, ce qui semble être une seule fleur est en fait un ensemble de petites fleurs. Elles sont disposées sur un réceptacle, entouré d’une ou plusieurs rangées de petites bractées Lire le contenu de la note numéro 1 vertes. Cette structure se nomme « capitule ».

L’arnica de Griscom produit un seul capitule. Les fleurs au centre sont jaunes. Elles forment un disque entouré de 6 à 17 fleurs avec une languette jaune d’environ 2,2 cm. On trouve de 9 à 20 bractées autour du réceptacle, disposées en deux rangées.

Fruits

L’arnica de Griscom produit des fruits secs appelés «  cypsèles Lire le contenu de la note numéro 2  ». Ils sont bruns, avec des soies blanches, et ils mesurent de 2,5 à 6 mm de long.

Racines

Le système racinaire de l’arnica de Griscom est formé d’un rhizome Lire le contenu de la note numéro 3 fin, court et ramifié.

Espèces similaires

Arnica à aigrette brune (Arnica lanceolata subsp. lanceolata)

Arnica lonchophylle (Arnica lonchophylla)

Distinctions

L’arnica de Griscom a une à deux paires de feuilles le long de sa tige, tandis que l’arnica à aigrette brune en a de quatre à 10 et l’arnica lonchophylle, de trois à sept. Chez ces deux espèces, les capitules sont rarement solitaires, variant de trois à 10.

Observation

La meilleure période pour observer l’arnica de Griscom est le mois de juillet, au moment de sa floraison.

Répartition

L’aire de répartition mondiale de l’arnica de Griscom s’étend de l’est du Québec jusqu’à la côte ouest de Terre-Neuve. Au Québec, l’espèce est présente dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

Au Québec, l’arnica de Griscom a été répertoriée dans cinq sites caractérisés par des sols instables. Les populations, petites, totalisent environ 125 individus. Leur petite taille rend incertaine leur survie à long terme.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) de cette espèce est S1.

Signalement

Si vous repérez une population d’arnica de Griscom, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat et favoriseront leur conservation.

Habitat

L’arnica de Griscom pousse uniquement en plein soleil, sur des sols bien drainés et riches en calcium. On la trouve sur les talus d’éboulis, les corniches et les crevasses de falaises et d’escarpements rocheux, en milieu maritime ou montagneux.

Reproduction et propagation

L’arnica de Griscom se reproduit par ses graines dont la plupart sont formées par apomixie, un processus par lequel l’ovule se duplique génétiquement. Les graines sont principalement dispersées par le vent comme celles du pissenlit. L’espèce se propage aussi de façon végétative par son rhizome, qui forme de nouvelles rosettes de feuilles.

Biologie

L’arnica de Griscom fleurit entre la mi-juin et la mi-juillet, et ses fruits arrivent à maturité à partir d’août. En hiver, les feuilles et les tiges florales meurent au sol. Chaque individu ne fleurit qu’une seule fois. Avant de fleurir, elle se propage en produisant des rosettes de feuilles qui forment de petites colonies denses.

Menaces pour l’espèce

La principale menace qui pèse sur l’arnica de Griscom est l’instabilité de son substrat. Un léger glissement de terrain peut causer la destruction d’une partie ou de la totalité d’une population.

Désignation et rétablissement

Au Québec, l’arnica de Griscom est une espèce désignée menacée depuis 1995 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Cette espèce est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence.

Tous les sites occupés par l’arnica de Griscom se trouvent dans des aires protégées. Une de ces aires protégées vise spécifiquement la protection de l’espèce : l’habitat floristique du Mont-Matawees.

Pour connaître le statut de l’espèce au Canada, consultez le Registre public des espèces en péril.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.

Informations complémentaires

L’arnica de Griscom a été découverte au Québec en 1923 au mont Matawees, en Gaspésie, par le réputé botaniste américain Merritt Lyndon Fernald.

BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [http://data.canadensys.net/vascan].

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.

COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol., New York et Oxford, [En ligne]. [http://beta.floranorthamerica.org].

COSEPAC (2014). Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’arnica de Griscom (Arnica griscomii ssp. griscomii) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, x + 41 p.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DE LA FAUNE ET DES PARCS (2024). Liste des espèces floristiques menacées ou vulnérables au Québec, [En ligne]. [https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/flore/especes-floristiques-menacees-ou-vulnerables/liste-especes].

NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [http://www.natureserve.org/explorer].

TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf].

Dernière mise à jour : 8 avril 2026

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