Doradille ambulante

Petites touffes de doradille ambulante

Doradille ambulante. © Norman Dignard, ministère des Ressources naturelles et des Forêts

Nom français
Doradille ambulante

Autre(s) nom(s) français
Doradille à feuilles radicantes

Nom anglais
Walking-fern Spleenwort

Nom scientifique

Asplenium rhizophyllum Linnaeus

Groupe de plantes

Fougères

Situation au Québec

Espèce susceptible

Famille
Aspleniacea

Description

La doradille ambulante est une petite fougère vivace, persistante Lire le contenu de la note numéro 1 , et ses frondes Lire le contenu de la note numéro 2 ont la forme d’un triangle allongé.

Identification

Tige

Le stipe Lire le contenu de la note numéro 3 de la doradille ambulante mesure de 1 à 12 cm de long. Sa partie supérieure est verte et sa base est brun rougeâtre foncé.

Feuilles

Le limbe Lire le contenu de la note numéro 4 de la doradille ambulante est étroitement triangulaire et mesure de 5 à 25 cm de long et de 1 à 5 cm de large. Sa base a la forme d’un cœur et son sommet s’étire en une pointe très effilée. 

Sores

Les spores Lire le contenu de la note numéro 5 de la doradille ambulante sont contenues dans des sacs microscopiques appelés « sporanges Lire le contenu de la note numéro 6 ». Ces sacs se regroupent sous le limbe en sores Lire le contenu de la note numéro 7 bruns, linéaires ou ovales, de 1 à 4 mm. Disposés irrégulièrement de chaque côté de la nervure, ils sont recouverts d’une membrane translucide, appelée « indusie Lire le contenu de la note numéro 8 ».

Racines

Le système racinaire de la doradille ambulante est formé d’un rhizome Lire le contenu de la note numéro 9 écailleux.

Observation

On peut observer la doradille ambulante pendant toute la saison de croissance.

Répartition

L’aire de répartition de la doradille ambulante s’étend de la Géorgie à l’Oklahoma et au Minnesota jusqu’en Ontario, au Québec et au Vermont. Au Québec, l’espèce pousse en Outaouais, dans les Laurentides, à Montréal, en Montérégie et en Estrie.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

La doradille ambulante a été répertoriée dans environ 80 sites au Québec. Dans un tiers de ces sites, son abondance varierait de quelques touffes à plusieurs milliers. Son habitat très restreint et sa faible tolérance à l’ouverture du couvert forestier la rendent vulnérable.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S3.

Signalement

Si vous repérez une population de doradille ambulante, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat et favoriseront leur conservation.

Habitat

La doradille ambulante pousse seulement en milieu calcaire. On la trouve sur des rochers et des escarpement rocheux recouverts de mousses, à l’ombre de forêts de thuya occidental ou d’érable à sucre. 

Reproduction et propagation

La doradille ambulante se reproduit au moyen de spores. Quand les spores germent, elles forment un organe appelé « prothalle Lire le contenu de la note numéro 10 » qui produit les cellules sexuelles nécessaires à la fécondation. Après la fécondation, de jeunes fougères poussent sur le prothalle.

La doradille ambulante se reproduit aussi de façon végétative. La pointe de son limbe s’enracine et forme alors une nouvelle plante.

Biologie

Les frondes de la doradille ambulante se développent en juin. L’espèce préfère l’ombre, mais elle peut supporter un peu de lumière. Ses frondes survivent à l’hiver et sont encore visibles au début de l’été suivant.

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur la doradille ambulante sont :

  • le retrait partiel ou total du couvert forestier;
  • le broutage par le cerf de Virginie;
  • l’exploitation de carrières pour le calcaire.

Désignation et rétablissement

Au Québec, la doradille ambulante est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Un peu plus du tiers des sites abritant la doradille ambulante se situent en totalité ou en partie dans des aires protégées. Deux de ces aires protégées visent spécifiquement la protection de l’espèce :

Comme les activités d’aménagement forestier peuvent nuire à cette espèce, les sites en forêt publique où sa présence a été vérifiée bénéficient d’une protection administrative grâce à une entente de collaboration gouvernementale. Le nombre de sites protégés par cette entente évolue en fonction des nouvelles connaissances.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.

Informations complémentaires

Le nom du genre, Asplenium, vient du grec a (« sans ») et splên (« rate »). Il a été donné par Dioscoride, médecin vers 50 après Jésus-Christ, à une fougère censée soigner la rate.

Le qualificatif « ambulante » fait référence à son mode particulier de propagation végétative. La pointe de son limbe s’enracine et forme de nouvelles frondes, comme si la fougère se déplaçait en faisant des bonds.

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TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf]

Dernière mise à jour : 28 janvier 2026

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