Certaines espèces fauniques et floristiques menacées, vulnérables ou susceptibles d’être désignées ainsi font l’objet de mesures de protection particulières dans les forêts publiques. Ces espèces ont été ciblées parce qu’elles sont les plus à risque d’être perturbées par des activités d’aménagement forestier. Les mesures concernent les sites de protection reconnus pour abriter ces espèces.
Ces mesures sont appliquées dans le cadre d’une entente de collaboration gouvernementale qui favorise leur protection et celle de leur habitat par la mise en œuvre de projets qui font l’objet d’une concertation des parties.
Dans cette page :
Mesures de protection pour la flore
Dans le cas des espèces floristiques, il existe une mesure générale et une mesure particulière pour l’ail des bois.
Mesure générale
La zone d’application de la mesure générale correspond généralement aux peuplements forestiers abritant une espèce floristique menacée ou vulnérable.
Elle s’applique à plus d’une centaine d’espèces floristiques forestières.
Mesure particulière pour l’ail des bois
Dans le cadre d’activités d’aménagement forestier dans l’habitat de l’ail des bois, certaines conditions doivent être respectées. Elles ont pour but de restreindre l’ouverture du couvert et d’éviter une modification du drainage ainsi qu’une compaction du sol.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de l’ail des bois (PDF 353 Ko).
Guides de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables
Pour faciliter la reconnaissance des habitats forestiers susceptibles à abriter des espèces floristiques menacées, vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées à partir des cartes écoforestières, des guides ont été conçus. Ils comprennent aussi des fiches d’identification des espèces associées à ces habitats.
Ces guides sont un outil pour les personnes qui préparent les plans d’aménagement forestier et qui réalisent des inventaires dans le cadre de projets de conservation ou d’études d’impact sur l’environnement.
La collection de guides couvre 13 des 17 régions administratives du Québec.
- Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables — Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec
- Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables — Outaouais, Laurentides et Lanaudière
- Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables — Côte-Nord et Saguenay–Lac-Saint-Jean
- Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables — Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et Mauricie
- Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables — Bas-Saint-Laurent et Gaspésie
Mesures de protection pour la faune
Les mesures de protection d’espèces fauniques sont propres à une espèce ou à des groupes d’espèces puisque leurs besoins sont variés et que les effets de l’aménagement forestier sont multiples pour elles.
En tout, 13 espèces fauniques font l’objet de mesures de protection particulières.
Aigle royal
Tout nid de l’aigle royal doit être protégé par une zone de protection intégrale entourée d’une zone tampon. Dans la zone tampon, les activités d’aménagement forestier sont uniquement permises en dehors de sa période de sa nidification.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de l’aigle royal (PDF 636 Ko).
Faucon pèlerin
Tout nid de faucon pèlerin doit être protégé par une zone de protection intégrale sur toute la hauteur de la paroi rocheuse ou de l’escarpement, entourée d’une zone tampon. Dans la zone tampon, les activités d’aménagement forestier sont permises seulement en dehors de la période de sa nidification.
Consultez la documentation sur la mesure de protection du faucon pèlerin (PDF 1,05 Mo).
Garrot d’Islande
Tout aménagement forestier doit préserver les sites de nidification utilisés par les garrots d’Islande. Il est aussi nécessaire de maintenir les arbres et les chicots susceptibles d’être utilisés pour la construction de leur nid. De plus, il faut réduire le dérangement des couples nicheurs et maintenir des caractéristiques d’habitat qui conviennent à cette espèce.
Consultez la documentation sur la mesure de protection du garrot d’Islande (PDF 287 Ko).
Grive de Bicknell
Les secteurs fréquentés par la grive de Bickwell doivent être protégés, ainsi que les sapinières montagnardes où la possibilité que l’oiseau s’y trouve est élevée.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de la grive de Bicknell (PDF 340 Ko) (version anglaise (PDF 283 Ko)).
Hirondelle de rivage
Cette mesure vise à protéger les habitats de nidification naturels et créés par l'homme, comme les sablières, de l’hirondelle de rivage. La protection s’applique à deux échelles, soit au moment de la planification forestière et lors de la détection d’une colonie active pendant la réalisation de travaux d’aménagement forestier.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de l’hirondelle de rivage (PDF 1,92 Mo).
Martinet ramoneur
Cette mesure vise à protéger les résidences du martinet ramoneur en milieux naturels, soit les arbres utilisés comme structure de nidification, d’abris ou de repos. La protection s’applique dans une zone entourant la résidence où les activités d’aménagement forestier sont interdites, sauf exception.
Consultez la documentation sur la mesure de protection du martinet ramoneur (version anglaise).
Omble chevalier oquassa
Pour protéger l’omble chevalier oquassa, l’apport de sédiments dans le lac doit être réduit, l’intégrité des caractéristiques d’habitat nécessaires à la préservation des sites de fraie maintenu et la qualité de l’eau préservée.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de l’omble chevalier oquassa (PDF 364 Ko).
Pygargue à tête blanche
Tout nid doit être protégé par une zone de protection intégrale entourée d’une zone tampon. Dans la zone tampon, les activités d’aménagement forestier sont permises en dehors de la période de nidification du pygargue à tête blanche.
Consultez la documentation sur la mesure de protection du pygargue à tête blanche (PDF 1,27 Mo).
Salamandres des ruisseaux
Les sites de protection à respecter sont définis en fonction des caractéristiques des milieux où des salamandres des ruisseaux ont été observées. Les salamandres de ruisseaux considérées sont : la salamandre sombre du Nord, la salamandre pourpre et la salamandre sombre des montagnes.
Certaines activités d’aménagement forestier y sont autorisées, mais aucune n’est permise dans la zone de protection intégrale.
Consultez la documentation sur la mesure de protection des salamandres des ruisseaux (PDF 744 Ko).
Salamandre à quatre orteils
Un site de protection est défini en fonction des caractéristiques des milieux humides où des salamandres à quatre orteils ont été observées. Dans ce site, toutes les activités et interventions forestières, y compris le drainage forestier, sont interdites en tout temps. Le drainage forestier est également interdit dans une zone tampon de 500 m autour du milieu humide.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de la salamandre à quatre orteils (PDF 350 Ko).
Tortue des bois
Un site de protection est créé lorsqu’il y a observation de tortues des bois. Ce site couvre une bande de 200 m de large, de chaque côté du cours d’eau, sur 3 km de long en amont et en aval du point d’observation.
Du 31 mars au 15 novembre, aucune activité d’aménagement forestier n’est permise dans cette zone pour éviter à l'espèce les risques de blessures et de mort.
Des travaux peuvent être réalisés pendant la période d’hibernation. Toutefois, il est nécessaire de conserver des caractéristiques d’habitat favorables pour l’espèce et de ne pas créer d’obstacles au déplacement des individus en période d’activité.
Consultez la documentation sur la mesure de protection de la tortue des bois (PDF 266 Ko).
Progression du nombre de sites de protection
Les sites de protection des espèces menacées ou vulnérables associées au milieu forestier sont intégrés en continu dans les cartes utilisées pour l’aménagement forestier. Les renseignements sont fournis par le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vous pouvez consulter la carte des sites de protection de l’entente (PDF 5,01 Mo).
Le nombre de sites protégés change constamment. Cette variation s’explique par :
- l’amélioration des connaissances sur la situation des espèces et de leurs habitats;
- les modifications apportées aux listes des espèces susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables;
- l’élaboration de nouvelles mesures de protection;
- la découverte de nouveaux sites.
- la désignation des sites de protection à titre d’aires protégées.
Consultez les indicateurs de suivi du Bilan quinquennal de l’aménagement durable des forêts pour obtenir de l’information détaillée sur la progression du nombre de sites de protection de l’entente.
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Dernière mise à jour : 7 janvier 2026