Gentiane de Macoun

Gentiane de Macoun. © Creeky Cedars, iNaturalist

Nom français
Gentiane de Macoun

Autre(s) nom(s) français
Gentianopsis de Macoun

Nom anglais
Macoun’s fringed Gentian

Nom scientifique

Gentianopsis virgata subsp. macounii (Holm) J. S. Pringle

Groupe de plantes

Herbacées

Situation au Québec

Espèce menacée

Famille
Gentianaceae

Description

La gentiane de Macoun est une petite plante herbacée de 10 à 40 cm. Elle se distingue par sa corolle Lire le contenu de la note numéro 1 bleu foncé ou bleu pâle, avec quatre lobes arrondis et dentelés au sommet. Elle pousse dans les estuaires d’eau douce ou saumâtre Lire le contenu de la note numéro 2 des rivières.

Identification

Tige

La tige de la gentiane de Macoun est simple ou ramifiée et elle porte jusqu’à cinq fleurs.

Feuilles

Les feuilles de la tige de la gentiane de Macoun sont opposées, étroites (de 1,5 à 4 mm) et pointues. Celles de la base sont plus larges au sommet et se fanent au moment de la floraison. 

Fleurs

Les fleurs de la gentiane de Macoun ont quatre sépales Lire le contenu de la note numéro 3 verts, partiellement soudés et pointus au sommet, ainsi que quatre pétales violets. Les pétales, soudés sur plus de la moitié de leur longueur, se terminent par un lobe arrondi, dentelé et plus long que large. Avant de s’ouvrir, ces lobes sont enroulés en cornet puis s’étalent par la suite.

Fruits

Le fruit de la gentiane de Macoun est une capsule de forme ovale.

Racines

Le système racinaire de la gentiane de Macoun est composé d’une petite racine pivotante et peu ramifiée.

Espèces similaires

Gentiane de Victorin (Gentianopsis virgata subsp. victorinii)

Distinctions

Ces deux espèces de gentiane se ressemblent, mais elles poussent dans des habitats différents et elles ont des aires de répartition séparées. On ne les trouve jamais au même endroit.

Observation

La meilleure période pour observer la gentiane de Macoun s’étend d’août à septembre, au moment de sa floraison.

Répartition

L’aire de répartition de la gentiane de Macoun s’étend de la Colombie-Britannique jusqu’au Québec. Elle est présente dans quelques États du centre-nord des États-Unis, au Nevada, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans la région des Grands Lacs. Au Québec, on la trouve dans les régions de la baie James et de la baie des Chaleurs.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

Au Québec, la gentiane de Macoun a été répertoriée dans six sites. Cinq de ces sites se trouvent dans la région de la baie James, et ils n’ont pas été revisités depuis plus de 25 ans. La population de la baie des Chaleurs compte moins de 150 individus. Elle est si fragile que toute perturbation de son habitat pourrait entraîner sa disparition.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) de cette espèce est S2.

Signalement

Si vous repérez une population de gentiane de Macoun, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat et favoriseront leur conservation.

Habitat

La gentiane de Macoun s’implante dans les estuaires d’eau douce ou saumâtre des rivières. On la trouve le long du rivage, sur des sols principalement composés de fines particules, dans une végétation herbacée basse et clairsemée.

Biologie

La gentiane de Macoun préfère la pleine lumière et fleurit de la mi-juillet à la mi-septembre. Les insectes pollinisent ses fleurs, mais l’autofécondation est possible. Ses fruits sont à maturité à partir d’août et ils le restent jusqu’à la fin de septembre.

Cette plante peut parfois produire deux générations par saison, mais celles de la deuxième génération sont petites et n’ont qu’une seule fleur.

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur la gentiane de Macoun sont :

  • la construction ou la réfection de ponts ou de digues;
  • les ouvrages hydroélectriques;
  • la récolte de spécimens.

Désignation et rétablissement

Au Québec, c’est la population de gentiane de Macoun située dans la région de la baie des Chaleurs qui est désignée menacée depuis 2001 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Cette population est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence.

Trois des sites qui abritent la gentiane de Macoun sont situés en totalité ou en partie dans des aires protégées. L’une de ces aires protégées vise spécifiquement la protection de cette espèce : l’habitat floristique du Barachois-de-Bonaventure.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.

Informations complémentaires

Le nom Gentianopsis vient d’une légende selon laquelle le roi Gentius d’Illyrie (l’actuelle Albanie) aurait retrouvé des forces grâce à une espèce de gentiane pour poursuivre ses guerres.

BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [http://data.canadensys.net/vascan].

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.

COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993+). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol, New York et Oxford, [En ligne]. [http://beta.floranorthamerica.org].

LABRECQUE, J. (1996). La situation du gentianopsis de Macoun (Gentianopsis macounii) au Québec, ministère de l’Environnement et de la Faune, Direction de la conservation et du patrimoine écologique, Québec, 28 p.

MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne, 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S. G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Gaëtan Morin éditeur, membre de Chenelière Éducation, Montréal, 1 093 p.

NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [http://www.natureserve.org/explorer].

TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf]

Dernière mise à jour : 8 avril 2026

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