Myosotis printanier

Myosotis printanier. ©  Frédéric Coursol

Nom français
Myosotis printanier

Autre(s) nom(s) français
Myosotis de printemps

Nom anglais
Spring forget-me-not

Nom scientifique

Myosotis verna Nuttall

Groupe de plantes

Herbacées

Situation au Québec

Espèce menacée

Famille
Boraginaceae

Description

Le myosotis printanier est une plante herbacée annuelle (de 5 à 20 cm) couverte de poils. Ses petites fleurs blanches sont réunies en grappes allongées à l’extrémité des tiges. Au Québec, il ne pousse que sur une île au sud-ouest de Montréal. 

Identification

Tige

Les tiges du myosotis printanier sont simples ou ramifiées dès la base. Elles sont droites ou étalées, couvertes de poils, et elles mesurent entre 5 et 20 cm.

Feuilles

Les feuilles du myosotis printanier sont ovales ou en forme de lance, couvertes de poils, et elles sont plus longues (de 10 à 50 cm) que larges (de 2 à 10 cm). Elles forment une rosette à la base et poussent en alternance sur la tige. 

Fleurs

Les fleurs du myosotis printanier sont réunies en grappes allongées dans le haut des tiges. Elles ont de courts pédicelles Lire le contenu de la note numéro 1 pointant vers le haut et une corolle Lire le contenu de la note numéro 2 formée de cinq petits pétales blancs (2 mm). Leur calice, fait de cinq sépales Lire le contenu de la note numéro 3 verts inégaux (de 4 à 6 mm) et couverts de longs poils courbés, reste en place après la floraison. 

Fruits

Le myosotis printanier produit des nucules Lire le contenu de la note numéro 4 lisses en forme d’œuf (de 1,2 à 1,5 mm). 

Espèces similaires

Myosotis à tiges dressées (Myosotis stricta)

Distinctions

Le myosotis à tiges dressées se distingue du myosotis printanier par ses pétales bleus et ses sépales égaux. C’est une espèce introduite. 

Observation

La meilleure période pour observer le myosotis printanier est de mai à juin, avant sa disparition saisonnière en juillet.

Répartition

L’aire de répartition du myosotis printanier couvre la majorité des États américains, sauf le Dakota du Nord et quelques États du sud-ouest, à partir du Nouveau-Mexique et du Colorado, jusqu’au Nevada. Au Canada, on le trouve en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec. Au Québec, il a été répertorié à un seul endroit, au sud-ouest de l’île de Montréal.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

Au Québec, le myosotis printanier a été répertorié dans un seul site. Sa population varie beaucoup selon les années, de plusieurs centaines à moins de 50, parfois à seulement quelques individus. Il a même la capacité de rester en dormance, sous la forme de semences, les années où les conditions climatiques sont très défavorables. Sa rareté le rend vulnérable aux activités humaines et aux modifications de son habitat. 

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S1.

Signalement

Si vous repérez une population de myosotis printanier, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat et favoriseront leur conservation.

Habitat

Au Québec, le myosotis printanier pousse dans une légère dépression, sur un affleurement plat de grès, une roche riche en calcium et en magnésium.

Reproduction et propagation

Le myosotis printanier se reproduit uniquement par ses graines.

Biologie

Le myosotis printanier est une plante qui aime la lumière et qui pousse dans des milieux humides ou terrestres. Il a besoin d’humidité au printemps pour compléter son cycle de vie. Si les conditions sont trop sèches, il ne pousse pas, ce qui explique les variations de sa population chaque année.

Au Québec, la floraison commence à la fin de mai, et elle se termine à la mi-juin. Les fleurs sont pollinisées par des insectes, comme les abeilles et les guêpes. La fructification a lieu en juin. Début juillet, les individus terminent leur cycle de vie et disparaissent, laissant ses graines dispersées par le vent et l’eau.

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur le myosotis printanier sont :

  • le piétinement ;
  • les travaux d’entretien des infrastructures près de l’île. 

Désignation et rétablissement

Au Québec, le myosotis printanier est une espèce désignée menacée depuis 2012 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Cette espèce est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence.  

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec. 

Informations complémentaires

Le nom générique Myosotis vient d’un mot grec qui signifie « oreille de souris » et fait référence à la forme des feuilles. Le nom spécifique verna, qui signifie « printemps », évoque l’apparition précoce de la plante au printemps et son cycle de vie très court. 

Pour en savoir plus

BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [http://data.canadensys.net/vascan].

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.

COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993+). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol, New York et Oxford, [En ligne]. [http://beta.floranorthamerica.org].

COMITÉ FLORE QUÉBÉCOISE DE FLORAQUEBECA (2009). Plantes rares du Québec méridional, guide d’identification produit en collaboration avec le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), Les Publications de Québec, Québec, 406 p.

MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne, 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S. G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Gaëtan Morin éditeur, membre de Chenelière Éducation, Montréal, 1 093 p.

NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [http://www.natureserve.org/explorer].

TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf].

Dernière mise à jour : 28 janvier 2026

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