Verveine simple

Verveine simple. © Frédéric Coursol

Nom français
Verveine simple

Nom anglais
Narrow-leaved vervain

Nom scientifique

Verbena simplex Lehmann

Groupe de plantes

Herbacées

Situation au Québec

Espèce menacée

Famille
Verbenaceae

Description

La verveine simple est une plante herbacée vivace de 10 à 50 cm de haut. Ses fleurs blanches ou bleu pâle sont réunies en épis au bout des tiges. Ses feuilles sont étroites et opposées. Elle pousse dans des milieux ouverts, rocheux et secs.

Identification

Tige

La tige de la verveine simple est droite, souvent ramifiée à la base, avec quatre faces, couverte de poils, et de couleur pourpre ou rouge foncé. Elle mesure de 10 à 50 cm de haut. 

Feuilles

Les feuilles de la verveine simple sont opposées, étroites, en forme de lance, dentées, et mesurent de 2 à 10 cm.

Fleurs

Les nombreuses fleurs de la verveine simple, de 4 à 6 mm de diamètre, sont regroupées en épis à l’extrémité des tiges. Elles ont cinq sépales Lire le contenu de la note numéro 1 soudés avec une petite pointe et cinq pétales ovales de couleur bleu pâle ou blanc.

Fruits

La verveine simple produit des fruits secs de 4 à 5 mm, enveloppés par les sépales. À maturité, chaque fruit se divise en quatre nucules Lire le contenu de la note numéro 2 brun foncé.

Racines

Le système racinaire de la verveine simple est composé d’un rhizome Lire le contenu de la note numéro 3 et de racines fibreuses.

Espèces similaires

Verveine hastée (Verbena hastata)

Distinctions

La verveine hastée se distingue par ses fleurs bleu-violet, ses feuilles dentées, ovales ou en pointe de flèche. Elle pousse dans les milieux humides, contrairement à la verveine simple, qui préfère les endroits secs.

Observation

La meilleure période pour observer la verveine simple est l’été, au moment de sa floraison. 

Répartition

L’aire de répartition de la verveine simple couvre une grande partie de l’est des États-Unis, de la Floride et des États bordant le fleuve Mississippi jusqu’au New Hampshire. L’espèce est aussi présente en Ontario et au Québec. Au Québec, on la trouve principalement dans la grande région de Montréal.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

Au Québec, la verveine simple a été répertoriée dans six sites, mais elle a disparu de trois d’entre eux. Ses deux populations principales comptent près de 5 000 individus. La rareté de l’espèce et sa concentration dans deux sites situés en milieu urbain rendent sa situation extrêmement précaire.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) de cette espèce est S1.

Signalement

Si vous repérez une population de verveine simple, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat et favoriseront leur conservation. 

Habitat

La verveine simple pousse dans des milieux ouverts, calcaires, secs, rocheux ou caillouteux.

Reproduction et propagation

La verveine simple se reproduit par ses graines.

Biologie

La floraison de la verveine simple a lieu de juin à août et sa pollinisation est faite par les insectes. Ses fruits arrivent à maturité de juillet à septembre. L’espèce ne tolère pas l’ombre. 

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur la verveine simple sont :  

  • le développement urbain et hydroélectrique;
  • le remblayage des rives;
  • le piétinement par des villégiateurs. 

Désignation et rétablissement

Au Québec, la verveine simple est une espèce désignée menacée depuis 2005 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Cette espèce est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence.  

L’un des sites qui abritent l’espèce est situé dans une aire protégée visant spécifiquement sa protection, soit l’habitat floristique de l’Alvar-de-l’Île-de-Pierre.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.

Informations complémentaires

Le mot « verveine » vient du latin verbenae qui désignait des plantes utilisées lors de cérémonies sacrées, comme le laurier ou l’olivier.

Pour en savoir plus

BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [http://data.canadensys.net/vascan].

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.

COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993+). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol, New York et Oxford, [En ligne]. [http://beta.floranorthamerica.org].

COMITÉ FLORE QUÉBÉCOISE DE FLORAQUEBECA (2009). Plantes rares du Québec méridional, guide d’identification produit en collaboration avec le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), Les Publications de Québec, Québec, 406 p.

COUILLARD L., N. DIGNARD, P. PETITCLERC, D. BASTIEN, A. SABOURIN et J. LABRECQUE (2012). Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables : Outaouais, Laurentides et Lanaudière, ministère des Ressources naturelles et de la Faune et ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Québec, 434 p. [En ligne]. [https://boutique.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/produit/guide-de-reconnaissance-des-habitats-forestiers-des-plantes-menac%C3%A9es-ou-vuln%C3%A9rables/01tJQ000003v6EGYAY].

MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne, 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S. G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Gaëtan Morin éditeur, membre de Chenelière Éducation, Montréal, 1 093 p.

NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [http://www.natureserve.org/explorer].

SABOURIN, A. (2000). La situation de la verveine simple (Verbena simplex) au Québec, ministère de l’Environnement, Direction du patrimoine écologique et du développement durable, Québec, 30 p.  

SABOURIN, A., D. PAQUETTE et J. FAUBERT (2006). L’île des Cascades, un trésor floristique au confluent du SaintLaurent et de l’Outaouais, Le Naturaliste canadien, vol. 130, p. 14 22.

TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf]. 

Dernière mise à jour : 8 avril 2026

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