Restauration minière
À propos de la restauration de sites miniers
Le gouvernement encadre la restauration des sites miniers actifs et prend en charge la restauration de sites miniers abandonnés sous la responsabilité du gouvernement.
Dans cette page :
Responsabilités du gouvernement
Le gouvernement analyse et approuve les plans de réaménagement et de restauration des sites miniers en activité. Il voit aussi à leur application et vérifie si l’état des sites miniers est satisfaisant après les travaux de restauration.
Lorsqu’un site minier a été abandonné, et qu’il n’y a plus de responsable, c’est l’État qui assume sa restauration.
Expertise de pointe
Le Québec possède une expertise reconnue en restauration minière, entre autres dans l’élaboration de solutions de restauration. Les connaissances scientifiques sont nécessaires pour choisir les techniques de restauration à utiliser, et ces connaissances évoluent rapidement. Ces techniques doivent être pérennes. De plus, leur potentiel à atteindre les objectifs de restauration et leur efficacité à long terme doivent être démontrés.
Responsabilités des sociétés minières
De leur côté, les sociétés minières doivent déposer un plan de réaménagement et de restauration lié à leurs activités minières ainsi qu’une garantie financière égale au coût de ces travaux de restauration. Elles doivent donc réfléchir aux étapes de la restauration dès le démarrage de leur opération.
Les défis de la restauration d’un site minier
Une mine peut être souterraine, accessible par le biais d’un puits d’accès ou encore à ciel ouvert, soit par l’exploitation d’une fosse. Pour accéder au minerai (substance recherchée), il faut extraire de la roche stérile, c’est-à-dire de la roche qui n’a pas de valeur économique. Des résidus miniers sont aussi produits à la suite du traitement en usine.
En surface, les stériles miniers sont généralement entreposés en piles qu’on appelle des haldes. Quant aux résidus miniers, ils sont entreposés dans des parcs. Les haldes à stériles et les parcs à résidus miniers constituent des aires d’accumulation.
D’autres infrastructures, comme de nombreux bâtiments (usine, administratifs, garage, etc.), des bassins d’eau, des ouvertures au jour, des chemins et des fossés, font aussi partie du site minier.
Tous ces éléments doivent être restaurés à la fin de la vie de la mine.
Prévention du drainage minier
Un des problèmes environnementaux les plus importants liés à l’exploitation minière est causé par la présence de drainage minier résultant de l’exposition des résidus aux conditions climatiques.
Le drainage minier acide se produit naturellement lorsqu’une roche contenant des sulfures (la pyrite, par exemple) est en contact avec l’eau et l’air. Cette réaction libère de l’acide sulfurique et des métaux lourds, puis cette eau contamine les sols et les cours d’eau.
Pour le drainage neutre contaminé, l’eau n’est pas acide, mais elle est tout de même chargée en métaux et autres contaminants dissous. Ces phénomènes sont accentués lorsque la roche est broyée, comme après le traitement du minerai.
Il est donc essentiel de concevoir et de restaurer les aires d’accumulation pour prévenir la génération de drainage minier.
Principales méthodes de restauration
Les principales méthodes de restauration pour prévenir le drainage minier visent à limiter la présence d’oxygène, d’eau ou encore de sulfures, ce qui permet de diminuer la production de contaminants dans l’environnement.
Pour ce faire, des recouvrements sont installés par-dessus les résidus miniers et les stériles miniers. Pour limiter l’infiltration d’eau, les recouvrements peuvent être composés d’une à plusieurs couches de matériaux ayant des propriétés spécifiques et une épaisseur variable, selon les conditions du site et les objectifs de la restauration. Ces matériaux peuvent être naturels, mais il est aussi possible d’utiliser des matériaux synthétiques comme une géomembrane ou encore un géocomposite bentonitique.
Pour limiter l’apport en oxygène, l’installation d’un recouvrement ayant une faible perméabilité à l’oxygène est tout indiquée. L’eau, les sols fortement saturés en eau et des matériaux synthétiques peuvent agir comme une barrière à l’oxygène. Ces techniques de barrière à l’oxygène incluent les recouvrements en eau, les recouvrements monocouches avec nappe surélevée ainsi que les couvertures à effet de barrière capillaire.
Il est parfois nécessaire d’ajouter un traitement supplémentaire de l’eau à la sortie des sites miniers pour ajuster le pH et l’alcalinité ou pour favoriser la précipitation des métaux et des sulfates.
Assurer la stabilité physique des aires d’accumulation
Les aires d’accumulation et les méthodes de restauration doivent être conçues de façon à réduire les risques liés à l’intégrité du site et à une défaillance possible des ouvrages.
Remise dans un état jugé satisfaisant
La restauration des sites miniers vise à remettre un site dans un état jugé satisfaisant par le gouvernement. L’état d’un site est jugé satisfaisant lorsque ce dernier :
- s’intègre dans son environnement;
- est sécuritaire pour l’environnement et les populations;
- nécessite un minimum d’entretien et d’intervention.
Pour obtenir ce résultat, il est nécessaire de :
- sécuriser les zones excavées, y compris la fosse à ciel ouvert;
- s’assurer de la stabilité physique et chimique des haldes à stériles et des parcs à résidus;
- retirer tous bâtiments ou toutes structures;
- revégétaliser le site pour qu’il se rapproche de son état naturel initial.
Les solutions mises en place doivent être reconnues efficaces et nécessiter un minimum de suivi et d’entretien.
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Dernière mise à jour : 5 mars 2026