Projets de création de parcs nationaux en cours

Consultation publique

Du 18 avril au 18 juin 2026, le Ministère consulte la population sur le projet de parc national de la Côte-de-Charlevoix. L’information sur cette consultation est disponible sur le site de Consultation Québec.

Quatre projets de création de parcs nationaux sont en cours de réalisation. Comme ils en sont à différentes étapes du processus de création, l’information présentée sur cette page sera mise à jour au fur et à mesure que la documentation sera rendue publique.

Projet de parc national Assinica

En partenariat avec la Nation crie d’Oujé Bougoumou, le gouvernement du Québec projette de créer le parc national Assinica dans la région du Nord-du-Québec. Le territoire aura une superficie de 3 193 km2.

Ce projet de parc national est situé à une vingtaine de kilomètres au nord du village cri d’Oujé Bougoumou, situé au nord des villes de Chapais et de Chibougamau. Près du cinquième de sa superficie est occupé par des plans d’eau. Plusieurs d’entre eux sont réputés pour la qualité de la pêche, alors que d’autres le sont pour les expéditions de longue randonnée en canot.

Les Cris sont présents sur le territoire du projet de parc national Assinica, où ils maintiennent vivantes leurs coutumes et leur culture en pratiquant leurs activités traditionnelles. Les communautés cries participent de façon active à la création du parc national. Une fois créé, le parc national sera exploité par la communauté crie d’Oujé Bougoumou.

Le relief du territoire correspond à une vaste plaine ondulée où de nombreux eskers et moraines (ensemble de débris rocheux transportés ou déposés par un glacier) sont entrecoupés de tourbières. Les pessières à épinette noire forment la majorité du couvert forestier. Des pins gris et des épinettes blanches bicentenaires poussent sur le bord des cours d’eau. Des écosystèmes forestiers exceptionnels caractérisent plusieurs îles des grands lacs présents sur le territoire. Le parc national contribuerait à la protection de l’habitat d’espèces à statut précaire, dont le caribou des bois écotype forestier et le pygargue à tête blanche. Plusieurs espèces fauniques et floristiques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables s’y trouvent également. 

Pour plus d’informations sur le projet, consultez l’état des connaissances (PDF 62 Mo).

Projet de parc national de la Côte-de-Charlevoix

Le projet de parc national de la CôtedeCharlevoix est réalisé sur le territoire des municipalités de SaintSiméon et de BaieSainteCatherine, dans la municipalité régionale de comté de CharlevoixEst. Le territoire à l’étude (PDF 1,43 Mo) couvre une superficie de près de 63 km2. La majorité du territoire est déjà protégée par le statut de réserve de biodiversité projetée de la CôtedeCharlevoix.

Le territoire comprend trois secteurs :

Secteur Côtier

Ce secteur longe l’estuaire moyen Lire le contenu de la note numéro 1 du SaintLaurent, entre le cap de la Tête au Chien et l’anse du Chafaud aux Basques. Il inclut le territoire situé de part et d’autre de la baie des Rochers, laquelle est reconnue pour la richesse de son paysage et de sa biodiversité. On y trouve une grande variété d’oiseaux et d’animaux marins, dont certaines espèces en situation précaire. Des vestiges d’un four basque témoignent de la fréquentation du site par des pêcheurs au 16e siècle.

On peut y observer des escarpements côtiers, des courants marins, une faune diversifiée, ainsi que les forêts et les vallées du plateau du Bouclier canadien.

Secteur des Palissades

Ce secteur est marqué par une paroi rocheuse d’environ 400 mètres de hauteur qui s’étend sur près de 4 kilomètres le long de la vallée de la rivière Noire. Les méandres de la rivière, façonnés par les glaciers, agrémentent le paysage.

Le secteur abrite plusieurs espèces floristiques rares pour la région, dont deux sont vulnérables à la récolte au Québec (sanguinaire du Canada et matteucie fougère-à-l’autruche d’Amérique). Il présente également une grande diversité d’essences forestières.

Des points de vue permettent d’observer la rivière Noire, la paroi rocheuse, les paysages environnants et, à certains endroits, le fleuve.

Secteur de la PointeauxAlouettes

Situé au confluent du SaintLaurent et de la rivière Saguenay, ce secteur a une grande valeur historique. C’est près de ce lieu qu’aurait été conclue la « Grande Alliance » entre les Français et trois nations algonquiennes : les Innus, les Anishinaabeg et les Wolastoqiyik.

On y trouve aussi des bâtiments de l’ancien village de SaintFirmin, reconnu comme site patrimonial. Le secteur abrite des espèces floristiques et fauniques d’intérêt, dont certaines à statut particulier, comme le botryche pâle et l’hirondelle de rivage.

Le secteur offre des vues sur les battures, l’estuaire moyen, l’entrée du fjord du Saguenay et les terrasses marines de Tadoussac. On peut y observer les courants marins, la navigation et les migrations d’oiseaux.

Pour plus d’informations sur le projet, consultez les documents suivants :

Projet de parc national des Dunes-de-Tadoussac

Le projet de parc national des Dunes de Tadoussac est réalisé sur le territoire de la municipalité du village de Tadoussac, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Haute Côte Nord. Plus précisément, il vise les secteurs des Dunes, en bordure du fleuve Saint Laurent. Le territoire du parc aurait une superficie de 6,8 km2.

En 2024, le ministre a confié au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le mandat de tenir une audience publique dans le cadre de la création du parc national des Dunes-de-Tadoussac. La documentation relative à cette audience publique est disponible sur le site du BAPE.

Pour plus d’informations sur le projet, consultez les documents suivants :

Projet de parc national Iluiliq

Le projet de parc national Iluiliq découle de l’entente Sanarrutik de 2002. Cette entente de partenariat entre le gouvernement du Québec, la Société Makivik et l’Administration régionale Kativik vise le développement économique et communautaire au Nunavik, y compris le développement des parcs nationaux dans la région. Les communautés inuites d’Ivujivik et de Salluit participent au processus de création du parc national Iluiliq. Ce toponyme inuktitut a été choisi par les Inuit.

Le territoire visé par ce projet se trouve à l’extrémité nord du Québec. Sa création permettra de protéger les paysages uniques de la côte du détroit d’Hudson. Cette côte se caractérise par des fjords dont les parois rocheuses atteignent de 300 à 400 mètres de hauteur et dont la couleur tire parfois sur l’orange.

Ce projet se distingue par la grande quantité de sites archéologiques présents. Il est possible de voir les vestiges de campements des Inuit et de leurs ancêtres et d’y observer l’écotype toundrique du caribou des bois. Le territoire abrite aussi une grande variété de plantes rares. Plusieurs n’ont été recensées nulle part ailleurs au Québec.

Pour plus d’informations sur le projet, consultez l'état des connaissances (PDF 365 Mo).

Dernière mise à jour : 27 avril 2026

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