Caribou des bois, écotype forestier

Avis général

Consultation publique

Projets pilotes pour la population de caribous forestiers de Charlevoix et la population de caribous montagnards de la Gaspésie

Vous avez jusqu’au 30 juillet 2024 pour participer à la consultation publique Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Caribou des bois, écotype forestier. © Joëlle Taillon

Nom français
Caribou des bois, écotype forestier

Autre(s) nom(s) français
Caribou forestier; caribou boréal; caribou des bois, population boréale

Nom anglais
Woodland Caribou, boreal Population

Autre(s) nom(s) anglais
Boreal caribou, Forest-dwelling caribou

Nom scientifique
Rangifer tarandus caribou

Grand groupe
Mammifères

Sous-groupe
Mammifères terrestres

Espèces d'intérêt
Cervidés

Espèce à statut
Vulnérable

Description

Le caribou des bois, écotype forestier, aussi appelé caribou forestier, est une espèce désignée comme vulnérable. 

Le caribou forestier est un animal à déclaration obligatoire. En tout temps, si vous trouvez un caribou blessé ou mort, contactez SOS Braconnage – Urgence faune sauvage au 1 800 4632191.

Identification

Taille

Longueur : 1,70 à 2,30 m. Hauteur à l’épaule : 1,04 à 1,40 m.

Poids

Le mâle pèse de 120 à 200 kg alors que la femelle pèse de 80 à 140 kg.

Coloration

Le caribou des bois possède un pelage présentant des nuances de blanc crème à brun foncé. Le patron de coloration varie grandement d’un animal à l’autre. Le pelage est habituellement plus foncé sur la face, les pattes et le dessus de la queue. Son cou, sa crinière, son ventre, sa croupe et le dessous de sa queue sont blanc crème.

Le faon a un pelage ondulé brun pâle ou brun rougeâtre. Son ventre est crème tandis que son museau et le tour de ses yeux sont habituellement noirs.

Traits caractéristiques

Le caribou des bois a un corps trapu couvert d’un pelage composé de deux couches de poils : un duvet fin et crépu qui est recouvert de poils de garde creux qui emprisonnent l’air, agissant ainsi comme un isolant naturel.

Ses pattes possèdent des ergots proéminents placés très bas et des sabots très larges en forme de croissant. Les larges sabots servent, en hiver, de raquettes et de pelles pour creuser les cratères d’alimentation et, en été, de pagaies pour traverser les cours d’eau.

Son museau est très velu, large et tronqué. Le caribou est le seul cervidé dont le museau est complètement couvert de poils. Sa queue est courte.

Croissance du panache

Contrairement aux autres cervidés, autant le caribou femelle que le caribou mâle possèdent des bois. Toutefois, ceux des mâles sont beaucoup plus imposants que ceux des femelles. De plus, seul le panache du mâle est caractérisé par des palettes frontales qui sont soit pointues soit palmées.

Le cycle de développement annuel des bois varie selon le sexe, le statut reproducteur et l’âge du caribou. Chez les mâles, la croissance des bois débute vers la mimars et s’accélère de mai à août. La peau qui recouvre le panache, appelée velours, permet l’apport du sang et des minéraux nécessaires à son développement. En septembre, le velours tombe laissant place aux bois durs qui sont utilisés pendant le rut pour défier les compétiteurs et accéder aux femelles. Les bois des mâles matures sont perdus après le rut, entre novembre et décembre. Ceux des jeunes mâles sont perdus entre janvier et mars. Chez les femelles, la croissance des bois débute vers la mijuillet. Les bois durs sont conservés pendant tout l’hiver et servent à la défense des cratères d’alimentation. Les bois des femelles tombent pendant, ou peu de temps après, la période de mise bas, soit entre la mimai et la fin de juin. Il faut noter qu’un certain nombre de femelles adultes ne développeront jamais de bois. Chez les faons, les bois apparaissent généralement au cours du premier été, peu après la naissance.

Distinction

Le caribou des bois est un cervidé de taille intermédiaire entre le cerf de Virginie et l’orignal. Le caribou est le seul cervidé chez qui tant le mâle que la femelle portent des bois Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Le caribou des bois peut parfois être confondu avec l’orignal. Apprenez comment distinguer ces deux espèces.

Espèces similaires

Caribou des bois, écotype migrateur

Caribou des bois, écotype montagnard, population de la Gaspésie

Cerf de Virginie

Orignal

Empreintes

Répartition

Au Canada, le caribou forestier est établi de la ColombieBritannique jusqu’à TerreNeuveetLabrador, ainsi qu’au Yukon et dans les Territoires du NordOuest. Au Québec, le caribou forestier occupe une bande continue de forêts boréales d’environ 500 km située entre le 49e et le 55e parallèle de latitude nord. De plus, deux populations isolées demeurent au sud du 49e parallèle, celle de Vald’Or et celle de Charlevoix. 

Au cours des dernières décennies, le suivi télémétrique Lire le contenu de la note numéro 1 des caribous forestiers au Québec a permis d’acquérir des données précises sur la localisation des caribous et sur la façon dont ils se regroupent et utilisent le territoire. Ces données ont permis de distinguer les différentes populations présentes entre le 49e et le 55e parallèle et de délimiter géographiquement leurs aires de répartition. En 2021, 11 populations locales ont été identifiées dans cette zone et deux secteurs d’acquisition de connaissances sur les caribous forestiers ont été définis.

Pour des informations supplémentaires, consultez la page Aires de répartition des populations locales de caribous des bois, écotype forestier, au Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Présence au Québec

Origine

Indigène

Statut de résidence des populations

Cette espèce vit au Québec toute l’année.

État de la situation

La limite sud de l’aire de répartition du caribou forestier au Québec remonte vers le nord depuis le milieu du 19e siècle. Le suivi récent montre l’état précaire de l’ensemble des populations. Le taux de survie des caribous femelles ou le taux de survie des faons est faible pour plusieurs populations, ce qui ne permet pas à celles-ci de se maintenir. En 2023, on estimait qu’entre 6 162 et 7 445 caribous forestiers étaient répartis dans l’aire de répartition.

Consultez la page La situation sur le caribou pour des informations supplémentaires.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S2S3.

Suivi 

Le suivi des populations des caribous forestiers à l’échelle de la province a été bonifié en 20172018. Ce suivi permet d’obtenir des données sur plusieurs indicateurs biologiques, dont l’abondance et la santé des populations de caribous forestiers. Les informations collectées servent à décrire l’état de situation des populations. Elles permettent aussi d’évaluer les effets des mesures mises en place pour la restauration et la conservation de l’habitat du caribou forestier. Toutes ces données aident le gouvernement à mettre en place une gestion adaptative des populations de caribous et de l’habitat. Ce type de gestion permet de s’adapter aux conditions changeantes et de procéder à des ajustements selon l’efficacité des mesures déployées.

Observation

Vous pouvez transmettre vos observations du caribou forestier au Saguenay-Lac-Saint-Jean ou sur la Côte-Nord en remplissant le formulaire d’observation Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Les données récoltées serviront à améliorer nos connaissances et à orienter nos interventions.

Habitat

Le caribou forestier vit dans la forêt boréale. Les types de milieux utilisés dans l’habitat varient en fonction des saisons, de la disponibilité de la nourriture, des risques de prédation et de la tranquillité du milieu. Le caribou a besoin de vastes étendues de milieux peu ou pas perturbés par les activités humaines et, dans une moindre mesure, par les perturbations naturelles, telles que les feux ou les épidémies d’insectes. Il montre une préférence marquée pour les forêts de conifères matures et les forêts anciennes. L’hiver, les caribous se concentrent principalement dans les forêts matures de résineux constituées en grande partie d’épinettes noires et de sapins baumiers, avec ou sans lichens, les landes à lichens ainsi que les tourbières. Durant la mise bas, les femelles tendent à s’isoler et peuvent utiliser des peuplements jeunes et ouverts ainsi que les tourbières en fonction de leur disponibilité. En été, les caribous utilisent une grande variété de milieux dans l’habitat, dont les forêts de conifères matures, et dans une moindre mesure, des milieux plus ouverts offrant des ressources alimentaires diversifiées.

L’habitat du caribou forestier, population de Charlevoix, est protégé légalement.

Domaine vital

Le domaine vital est la zone utilisée par un animal sauvage. Pour le caribou, il varie beaucoup en fonction de son écotype, de son sexe, de son âge et de la qualité de son habitat. De façon générale, le domaine vital du caribou forestier est d’une superficie variant de quelques centaines à quelques milliers de kilomètres carrés.

Alimentation

Le caribou forestier s’alimente de plantes herbacées et de feuilles d’arbustes au printemps et en été. En hiver, son régime alimentaire est constitué principalement de lichens qui poussent au sol (terricoles) et, dans une moindre mesure, de lichens qui poussent sur les arbres (arboricoles). Les lichens sont une source d’énergie hautement digestible et riche en sucres, mais faible en protéines et en potassium.

Pendant l’hiver, le caribou creuse des cratères d’alimentation lui donnant accès aux lichens. Les conditions d’enneigement, principalement la profondeur et la dureté de la neige, influencent l’énergie dépensée par le caribou pour se déplacer et creuser les cratères d’alimentation.

Reproduction

La période de rut et d’accouplement du caribou forestier a lieu à l’automne, de septembre à novembre.

La maturité sexuelle est atteinte entre 18 et 30 mois. Toutefois, seuls les mâles présentant un fort gabarit et des bois développés accèdent habituellement aux femelles.

Les mâles sont polygynes, c’est-à-dire qu’un même mâle peut s’accoupler avec plusieurs femelles au cours d’une même saison de reproduction. Afin de signaler son statut de reproducteur, le mâle brame, secoue les arbustes avec ses bois et affronte ses rivaux dans des rituels (entrecroisement des bois) généralement sans blessure. Pendant le rut, le mâle se nourrit peu. Il garde son énergie pour les affrontements entre mâles et l’accouplement avec les femelles.

La gestation dure de 225 à 235 jours et la mise bas a généralement lieu entre le 20 mai et le 10 juin. La plupart des femelles s’accouplent pour la première fois à l’âge de 2,5 ans et donnent naissance à un seul faon par année. La présence de jumeaux est très rare, voire anecdotique chez le caribou. Les femelles s’isolent dans des milieux difficiles d’accès et loin de l’activité humaine comme les réseaux routiers. Cette stratégie d’espacement des femelles dans l’habitat permet de réduire les risques de prédation sur ellesmêmes et leurs faons durant cette période de grande vulnérabilité.

Quelques heures après sa naissance, le faon se dresse sur ses pattes et suit sa mère dans ses déplacements. Dès l’âge de trois jours, il parcourt des distances semblables à celles des adultes, et il commence à brouter après deux semaines de vie. À un an, il accompagne parfois encore la femelle dans les aires de mise bas.

Le caribou a une longévité typique pour un cervidé, soit entre 8 et 15 ans.

Les caribous femelles sont moins productifs que les femelles du cerf de Virginie ou de l’orignal. Les femelles ne produisent qu’un seul faon par année, contrairement aux femelles des cerfs de Virginie et des orignaux, qui ont de un à trois faons par année. Les caribous femelles se reproduisent également à un âge plus tardif que les femelles des autres espèces de cervidés. Ces particularités font en sorte que le potentiel de croissance annuelle et la capacité de renouvellement d’une population de caribous sont plus faibles que ceux des autres espèces de cervidés vivant au Québec.

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur le caribou forestier au Québec sont :

  • la destruction, la dégradation et la fragmentation de son habitat, notamment par les coupes forestières et les routes et par des perturbations naturelles comme les feux et les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette;
  • la prédation accrue sur le caribou qui découle des perturbations de l’habitat. Les changements dans l’habitat favorisent la présence de plus de proies, telles que l’orignal, ce qui permet de soutenir de plus grandes populations de prédateurs, tels que les loups, les ours noirs ou les coyotes;
  • la construction de routes et de chemins multiusages qui fragmentent l’habitat et qui facilitent les déplacements des prédateurs et leur accès au caribou;
  • les activités récréotouristiques et industrielles, qui peuvent déranger les caribous ou les amener à abandonner certains secteurs de leur habitat;
  • le braconnage et, dans certaines régions, la récolte à des fins alimentaires, rituelles ou sociales par des membres de certaines communautés autochtones.

Maladies

Le caribou forestier peut être affecté par différents parasites et maladies. Actuellement, les infections par les pathogènes ne sont pas une menace pour les populations de caribous forestiers au Québec.

Le caribou forestier peut être l’hôte de plusieurs parasites. Selon l’espèce de parasite, il est possible de les retrouver principalement dans le foie, les muscles, le système respiratoire et sous la peau.

Désignation et rétablissement

Le caribou des bois, écotype forestier, possède les statuts suivants selon :

  • la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (Québec) : espèce désignée vulnérable;
  • la Loi sur les espèces en péril (Canada) : Consultez le Registre public des espèces en péril Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. pour en savoir plus.

Le caribou des bois, écotype forestier, est associé à l’Équipe de rétablissement du caribou forestier du Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Cette équipe a été mandatée par le gouvernement du Québec pour cibler les mesures de protection du caribou forestier et de conservation de son habitat. Consultez les mesures qui ont été entreprises pour protéger les caribous forestiers.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces fauniques au Québec.

Pour en savoir plus

Plan de rétablissement du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) au Québec — 2013-2023 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Bilan du rétablissement du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) au Québec pour la période 2013-2023 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Revue de littérature sur les facteurs impliqués dans le déclin des populations de caribous au Québec (PDF 10.05 Mo)

Rapports d’inventaires sur les caribous Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Références scientifiques et documentation sur le caribou au Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Procédure normalisée de fonctionnement – Caribou des bois Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Liste de la faune vertébrée Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Travaux d'acquisition de connaissances

Système de suivi des populations de caribous forestiers du Québec et de caribous montagnards de la Gaspésie 2020-2031 – document synthèse Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Système de suivi des populations : les caribous forestiers du Québec et les caribous montagnards de la Gaspésie – fiche synthèse Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Analyse des impacts des niveaux de perturbations de l’habitat sur la démographie des populations de caribous forestiers au Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Évaluation des impacts des vieux chemins forestiers et des modalités de fermeture dans un contexte de restauration de l’habitat du caribou forestier au Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Changements de comportement du caribou de Charlevoix entre 1978 et 2001 en fonction des modifications de l'habitat Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Changement d'abondance et adaptations du caribou dans un paysage sous aménagement Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Flux génique entre les troupeaux de caribous migrateurs, montagnards et sédentaires du Nord-du-Québec et du Labrador Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Rapport sur la situation du caribou forestier au Québec – 2003 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Effet de la fragmentation du milieu sur l'utilisation de l'espace et la dynamique de population chez le caribou forestier Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Changements historiques et répartition actuelle du caribou au Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

BRADLEY, R. D., L. K. AMMERMAN, R. J. BAKER, L. C. BRADLEY, J. A. COOK, R. C. DOWLER, C. JONES, D. J. SCHMIDLY, F. B. STANGL JR., R. A. VAN DEN BUSSCHE et B. WÜRSIG (2014). “Revised Checklist of North American Mammals North of Mexico”, Museum of Texas Tech University Occasional Papers, 327: 27 p. 

ÉQUIPE DE RÉTABLISSEMENT DU CARIBOU FORESTIER DU QUÉBEC (2013). Plan de rétablissement du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) au Québec 2013-2023, produit pour le compte du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec, Faune Québec, 110 p.

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Dernière mise à jour : 13 mai 2024

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