1. Accueil  
  2. Gouvernement  
  3. Reconnaissance et prix  
  4. Sécurité et situations d'urgence  
  5. Journée nationale de reconnaissance des pompiers et pompières  
  6. Lauréats 2026 de la Journée nationale de reconnaissance des pompiers et pompières  
  7. Citation de reconnaissance

Citation de reconnaissance

CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal/Hôpital en santé mentale Albert-Prévost

  • Agent de sécurité Pascal Hébert

Un peu après minuit, le 24 décembre 2025, un individu masqué se présente à l’entrée A de l’Hôpital en santé mentale Albert-Prévost. Se filmant et faisant jouer de la musique à un volume élevé, il s’introduit dans le portique et fracasse la porte vitrée menant aux bureaux administratifs. Il décroche ensuite un cadre du mur, puis le projette violemment sur le plancher.

Alerté par le bruit, l’agent de sécurité Pascal Hébert, qui commence son quart de nuit, se rend immédiatement sur les lieux. Il y découvre un individu agité et menaçant, qu’il tente aussitôt de désamorcer. Le constatant de plus en plus agressif, il se replie alors vers l’urgence, où il contacte le 9-1-1.

Sur les images des caméras de surveillance, on aperçoit l’individu revenir à son véhicule pour y récupérer un bidon d’essence et du carton, qu’il ramène à l’intérieur du portique. Il imbibe le carton de carburant, puis le dépose sur les débris du cadre fracassé avant d’y mettre le feu. Des flammes s’élèvent instantanément, et une épaisse fumée commence à se répandre dans le bâtiment.

À quelques pas de l’incident se trouvent des patients et des membres du personnel soignant. L’air du corridor se contamine progressivement, puis la fumée atteint le sous-sol et la zone d’observation de l’urgence. Malgré la chaleur qui s’intensifie et l’individu imprévisible toujours sur place, M. Hébert décide d’intervenir pour protéger les occupants et limiter les dégâts.

Il utilise d’abord un extincteur portatif, mais constate que ce sera insuffisant pour lutter contre le brasier. Il s’empare alors d’un second extincteur, avec lequel il n’arrive toujours pas à venir à bout des flammes.

Conservant son sang-froid, il saisit le boyau d’incendie installé dans la salle d’attente de l’urgence. Malgré la visibilité réduite par la fumée et l’absence d’équipement de protection spécialisé, il le transporte jusqu’à l’entrée. Avant l’arrivée des pompiers, il parvient finalement à éteindre l’incendie, empêchant sa propagation à l’intérieur du bâtiment.

Par ses interventions successives, M. Hébert a joué un rôle déterminant dans la gestion de cet événement critique. Sans paniquer, il a tout mis en œuvre afin de limiter les conséquences de l’incident. En tentant de calmer l’individu impliqué, en communiquant avec les services d’urgence et en s’efforçant de maîtriser l’incendie par tous les moyens à sa disposition, il a fait preuve d’un jugement et d’un professionnalisme exemplaires.

En agissant avec courage et efficacité dans des circonstances exigeantes, le citoyen Pascal Hébert a largement contribué à faciliter le travail des pompiers en éteignant un incendie avant leur arrivée. Ses actions ont directement contribué à protéger les patients, le personnel et les infrastructures de l’hôpital. Pour son sens de l’initiative et sa lucidité dans un contexte risqué et imprévisible, il se voit remettre une Citation de reconnaissance.

Garde côtière auxiliaire canadienne

  • Citoyen John Ted Savage

Dans la nuit du 15 au 16 novembre 2024, le Service de sécurité incendie de la Ville de Matane est appelé en urgence pour l’évacuation médicale d’un marin en hémorragie interne à bord du navire NACC QUEBEC, au large de Matane.

La Garde côtière canadienne basée à Tadoussac se trouve trop loin pour intervenir, et aucun bateau de pêcheur n’est disponible. L’hélicoptère de recherche et sauvetage de l’Aviation royale canadienne ne peut être utilisé en raison de la tempête qui sévit alors.

Après discussion avec le Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec, le directeur du service de sécurité incendie, M. Johnatan Brunet, suggère une opération conjointe avec la Garde côtière auxiliaire canadienne, seule à détenir une embarcation adaptée pour ces conditions. Rapidement, l’équipe d’intervention est désignée.

Dans une brume épaisse rendant la visibilité presque nulle, un bateau de sauvetage semi-rigide est mis à l’eau, après le déglaçage de la rampe. Deux cents mètres de glace doivent être brisés et franchis avant d’atteindre le large, où des vagues s’élevant jusqu’à cinq mètres menacent de le faire chavirer. M. John Ted Savage, de la Garde côtière auxiliaire canadienne, assure néanmoins une navigation précise. Il faudra 1 heure 15 minutes à l’équipe de sauvetage avant de tenter une première approche du NACC QUEBEC, où la civière du marin à secourir est suspendue à une grue. Deux approches se soldent par des dommages au toit de la console de l’embarcation de sauvetage et la perte d’antennes en raison d’impacts contre la coque du cargo. Le directeur Brunet doit alors coordonner les communications avec un radio portatif depuis le pont, à genoux pour s’abriter du vent.

Malgré les obstacles, l’équipe de sauvetage persiste, et la troisième tentative d’approche s’avère la bonne. Vingt-cinq minutes de manœuvres sont nécessaires pour récupérer le marin. D’abord, le treuil utilisé pour descendre la victime demeure coincé en raison d’un frein de sûreté engagé, ce qu’ignorent les sauveteurs et qui limite leur accès à la civière. De plus, la houle puissante les oblige à adapter leur intervention. À un moment, le directeur Brunet et le pompier Bélanger doivent assister le pompier Kevin Isabelle, qui s’accroche à la civière pour la stabiliser. Ce dernier pose alors un geste clé, celui de couper les sangles d’attache de la civière qui la retiennent au câble du treuil pour la libérer. Au terme d’efforts considérables, l’équipage récupère enfin le marin, qui est transporté vers le port, où les services préhospitaliers l’attendent.

Tout au long de l’opération, les intervenants ont déployé des efforts sans relâche, manifestant une ténacité, une vivacité d’esprit et des compétences hors du commun. Dans des conditions extrêmes et totalement inhabituelles pour des pompiers municipaux, tous les membres ont démontré des aptitudes remarquables pour assurer le succès de cette mission. Pour leur intervention exceptionnelle, le directeur Johnatan Brunet, les pompiers Kevin Isabelle et Francis Bélanger se voient remettre la Croix de courage, et le citoyen Ted John Savage se voit décerner une Citation de reconnaissance.

Dernière mise à jour : 6 octobre 2026