Programme de vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH)
Programme de vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH)
La vaccination gratuite contre le VPH pour les personnes âgées de 21 à 45 ans se terminera sous peu. Des rendez-vous demeurent disponibles jusqu’à épuisement des inventaires régionaux.
Dans cette page :
Description
L’objectif du programme de vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH) est de prévenir les lésions causées par les VPH, comme les cancers :
du col de l’utérus;
du vagin;
de la vulve;
du pénis;
de l’anus;
de la gorge.
Le programme vise aussi à prévenir les condylomes causés les VPH.
Le calendrier de vaccination régulier prévoyait une dose de vaccin nonavalent (VPH-9) en 4e année du primaire suivie, 60 mois plus tard, d’une dose de vaccin bivalent (VPH-2) en 3e année du secondaire. Se basant sur des études de bonne qualité et la prise de position de l’Organisation mondiale de la santé, les experts québécois recommandent maintenant un calendrier comportant une seule dose de vaccin VPH-9 en 4e année du primaire à partir de l’année scolaire 2024-2025. La deuxième dose, donnée en 3e année du secondaire, ne sera plus requise pour les jeunes immunocompétents.
Les élèves qui ont un système immunitaire affaibli auront besoin de doses additionnelles, selon un calendrier spécial. Si c’est le cas de votre enfant, l’infirmière scolaire pourra vous donner plus d’informations.
En plus d’adopter le calendrier à une seule dose de vaccin contre le VPH, le programme prévoit la gratuité de la vaccination jusqu’à l’âge de 20 ans.
Le test de Pap est un prélèvement de cellules du col de l’utérus réalisé lors d’un examen gynécologique. Ce test peut révéler des anomalies liées aux VPH.
Chaque année, environ 53 000 femmes doivent consulter un spécialiste pour des examens complémentaires après avoir reçu un résultat anormal à un test de Pap.
Au Québec, quelques centaines de femmes reçoivent chaque année un diagnostic de cancer du col de l’utérus et sont traitées pour ce cancer. Près du quart de ces femmes en meurent.
Toutefois, un nombre encore plus important de femmes sont touchées par les infections liées aux VPH et par leurs conséquences. En effet, le test de Pap n’est pas parfait car il ne détecte les anomalies dues aux VPH qu’une fois sur deux. De plus, toutes les femmes ne passent pas nécessairement régulièrement les tests de dépistage du cancer du col de l’utérus recommandés, comme le test de Pap.
Les examens complémentaires à la suite d’un résultat de test de Pap anormal peuvent être répétitifs, désagréables et stressants. Certains de ces examens, comme la biopsie ou la colposcopie, peuvent aussi être douloureux. D’autres interventions, comme le retrait d’une partie de l’utérus, peuvent avoir des conséquences sur la fertilité de la femme.
Chez les hommes
Les hommes ont aussi des risques d’avoir une infection à VPH. Toutefois, les hommes produisent moins d’anticorps que les femmes après une infection par 1 ou plusieurs VPH. Le risque d’être infecté par le même VPH pourrait donc être plus grand pour les hommes. Par ailleurs, certaines données démontrent que le risque d’avoir une infection à VPH chez les hommes ne diminue pas avec l’âge et augmente selon le nombre de partenaires. Quant au risque d’avoir un cancer de l’anus, du pénis ou de la gorge, il augmente avec l’âge.
Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
Comparativement aux hommes qui ont des relations sexuelles avec des femmes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes :
ont plus de risques d’avoir des condylomes (ils en ont de deux à trois fois plus souvent que les hommes hétérosexuels);
risquent beaucoup plus d’avoir un cancer causé par les VPH, en particulier un cancer de l’anus.
Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ne bénéficient habituellement pas de la protection indirecte que procure la vaccination des femmes. Les femmes vaccinées protègent indirectement les hommes avec qui elles ont des relations sexuelles parce qu’elles sont protégées contre les VPH inclus dans le vaccin. Elles ne peuvent donc pas les transmettre à leurs partenaires sexuels.
Admissibilité
Le Programme québécois d’immunisation permet aux personnes suivantes de se faire vacciner gratuitement contre les infections par les VPH :
les hommes de 26 ans et moins qui ont ou qui prévoient avoir des relations sexuelles avec des hommes.
Plusieurs raisons expliquent le choix de vacciner les élèves de la 4e année du primaire contre les VPH :
Le système immunitaire des enfants entre 9 et 11 ans répond mieux aux vaccins contre les VPH. Les enfants de cet âge sont habituellement en 4e année.
Comme les infections par les VPH surviennent habituellement au cours des premières années d’activité sexuelle, les jeunes doivent idéalement recevoir le vaccin avant leurs premières relations sexuelles.
Le vaccin contre l’hépatite A est déjà offert à l'école aux élèves de 4e année. Le fait de donner au même moment le vaccin contre les VPH évite aux parents de se déplacer pour faire vacciner leurs enfants.
La vaccination est offerte aux filles et aux garçons afin de procurer une protection directe et équitable à tous les jeunes.
À partir d’octobre 2024, une mesure temporaire permettra d’offrir gratuitement la vaccination contre le VPH aux personnes âgées de 21 à 45 ans, selon la disponibilité des stocks. Bien que les bénéfices de la vaccination contre les VPH soient maximaux lorsque le vaccin est administré avant le début de l’activité sexuelle, les avantages de la vaccination sont bien présents pour les adultes.
Coût
La vaccination contre les infections par les VPH est gratuite pour les personnes admissibles.
Il n'est pas possible de se faire rembourser dans le cadre du programme de vaccination contre les infections par les VPH. Ce qui signifie que si une personne admissible au programme reçoit le vaccin dans une clinique santé-voyage et qu’elle paie pour ce vaccin, le programme ne remboursera pas le coût du vaccin.
Les autres personnes doivent payer pour recevoir le vaccin. Comme les frais peuvent varier, vous pouvez communiquer avec le lieu de vaccination de votre choix (CLSC, clinique ou pharmacie) pour en connaître le coût.
Prendre rendez-vous
Pour prendre rendez-vous pour recevoir le vaccin contre le VPH, consultez Clic Santé.
Vous pouvez aussi appeler au 1 877 644-4545 du lundi au vendredi entre 8 h et 18 h, ou de fin de semaine entre 8 h 30 et 16 h 30.
Les élèves de la 4e année du primaire et de la 3e année du secondaire peuvent recevoir la vaccination contre les VPH à l’école dans le cadre de la Vaccination en milieu scolaire.