Description

Le virus du Nil occidental (VNO) a été découvert en 1937 en Ouganda (Afrique), dans la région du Nil occidental. Depuis, le virus s’est répandu et peut être contracté dans divers pays du monde, comme aux États-Unis et au Canada.

Au Québec, le virus a été identifié pour la première fois en 2002. Il est maintenant présent dans plusieurs régions, en particulier dans les régions du sud de la province.

Les moustiques sont la principale voie d’introduction du virus chez l’humain. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, les infections causées par le VNO sont saisonnières. Elles surviennent au cours de l'été et se poursuivent durant l'automne, jusqu’aux premières gelées.

Symptômes

Dans la majorité des cas (80 %), les personnes infectées par le VNO ne présentent aucun symptôme.

Certaines personnes peuvent toutefois développer des symptômes. Ceux-ci apparaissent de 2 à 14 jours après la piqûre d’un moustique porteur du virus. La gravité des infections au VNO varie. Les symptômes bénins les plus fréquents sont :

  • maux de tête;
  • fièvre;
  • douleurs musculaires;
  •  troubles gastro-intestinaux;
  • rougeurs sur la peau avec boutons;
  • gonflement des ganglions lymphatiques.

Moins de 1 % des personnes infectées par le VNO vont développer une forme grave de la maladie entraînant des troubles neurologiques. La méningite (infection des enveloppes du cerveau) et l’encéphalite (inflammation du cerveau) en sont des exemples et peuvent se manifester par les symptômes suivants :

  • maux de tête intenses ou inhabituels;
  • forte fièvre;
  • raideur de la nuque;
  • nausées ou vomissements;
  • somnolence;
  • confusion ou désorientation;
  • pertes de conscience et convulsions;
  • troubles de coordination;
  • faiblesse musculaire;
  • paralysie.

Quand consulter

Si vous ressentez l’un des symptômes associés à la forme grave de l’infection par le VNO, consultez rapidement un médecin.

Traitements

Aucun traitement spécifique ni aucun vaccin n’existe contre le VNO chez l’humain. Cependant, la plupart des personnes infectées guérissent sans traitement.

La capacité de lutter contre le virus dépend de l'état de santé de la personne et de son âge. Cette capacité diminue en vieillissant.

Les personnes gravement malades peuvent devoir être hospitalisées. Elles reçoivent alors des soins pour stabiliser et améliorer leur état de santé.

Complications et séquelles

À la suite d’une infection entraînant une atteinte neurologique, des déficits neurologiques parfois permanents ont été rapportés.

Dans de rares cas, le VNO peut causer la mort.

Transmission

Le VNO se transmet à l'humain principalement par la piqûre d’un moustique porteur du virus. Les moustiques deviennent généralement porteurs du virus en piquant un oiseau infecté. Le VNO infecte surtout les oiseaux, mais parfois aussi les humains ou d'autres espèces animales, comme les chevaux.

Le VNO ne se transmet pas lorsqu’une personne entre en contact avec un oiseau ou avec un animal infecté, ni lors d'un contact entre deux personnes.

Le VNO peut se transmettre lors d’une transfusion de sang ou d'une transplantation d'organes, mais le risque est faible. Pour réduire ce risque au Québec, Héma-Québec exerce un contrôle rigoureux sur la qualité des dons de sang.

Tout le monde peut être infecté par le VNO. Les personnes qui travaillent ou qui pratiquent des loisirs à l’extérieur ont plus de risques d’être infectées, surtout si elles y passent de longues heures. Le risque d’infection par le VNO est autant présent en ville qu’en campagne.

Protection et prévention

Éviter les piqûres de moustiques est la meilleure façon de prévenir une infection par le VNO. Des mesures simples peuvent être prises pour se protéger des piqûres de moustiques et de tiques.

Personnes à risque

Les personnes âgées de 50 ans et plus, celles ayant un système immunitaire affaibli et celles atteintes de maladies chroniques, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires, risquent davantage de développer la forme grave de la maladie.

Particularités

Au Québec, l'infection au virus du Nil occidental est une maladie à déclaration obligatoire (MADO). Les dirigeants des laboratoires et les médecins qui détectent un cas d'infection au VNO ont donc l'obligation d'en informer les autorités de santé publique.