Virus du Nil occidental (VNO) – Information pour les professionnelles et professionnels de la santé
Surveillance de cas de virus du Nil occidental
Dans cette page :
Surveillance de cas humains de VNO
Au Québec
Au Québec, le VNO est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2003. Les premiers cas au Québec ont toutefois été rapportés en 2002 dans le cadre d’une vigilance accrue de cette maladie en émergence.
Depuis le début de la surveillance du VNO, deux importantes augmentations du nombre de cas de VNO ont été observées au Québec, soit en 2012 et 2018 avec respectivement 134 et 201 cas de VNO déclarés. Outre ces deux années d’importance, le nombre de cas a fluctué de 1 à 63 cas par année. Pour plus de détails, consultez le Tableau des cas humains - Archives 2002-2024 (PDF 417 Ko).
Parmi l’ensemble des cas déclarés au Québec depuis 2003, 70 % des cas déclarés ont eu une atteinte neurologique et 5 % des personnes atteintes sont décédées. Les cas se répartissent dans 14 régions du Québec, mais ils sont concentrés principalement dans les régions de la Montérégie, Laval, Montréal, Laurentides et Lanaudière. Le lieu probable d’acquisition de l’infection était, pour la grande majorité des cas, la région de résidence des cas.
Pour plus d’informations sur les résultats de la surveillance du VNO en 2018, consultez le Flash vigie (Vol. 14, No. 5).
Ailleurs au Canada et aux États-Unis
L’Agence de la santé publique du Canada met régulièrement à jour les données de surveillance du VNO pour l’ensemble du territoire canadien. L’information sur la surveillance du VNO chez les humains est disponible sur le site de l'Agence de santé publique du Canada.
Aux États-Unis, les données de surveillance des cas humains du VNO sont disponibles sur le site des Centers for Disease Control and Prevention (anglais seulement).
Tableau des cas humains – Bilan 2025
| Région de résidence | Cas probables | Cas confirmés | Total |
|---|---|---|---|
| 01 - Bas-Saint-Laurent | 0 | 0 | 0 |
| 02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean | 0 | 0 | 0 |
| 03 - Capitale-Nationale | 0 | 2 | 2 |
| 04 - Mauricie et Centre-du-Québec | 0 | 2 | 2 |
| 05 - Estrie | 0 | 3 | 3 |
| 06 - Montréal | 0 | 36 | 36 |
| 07 - Outaouais | 0 | 0 | 0 |
| 08 - Abitibi-Témiscamingue | 0 | 0 | 0 |
| 09 - Côte-Nord | 0 | 0 | 0 |
| 10 - Nord-du-Québec | 0 | 0 | 0 |
| 11 - Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine | 0 | 0 | 0 |
| 12 - Chaudière-Appalaches | 0 | 1 | 1 |
| 13 - Laval | 0 | 11 | 11 |
| 14 - Lanaudière | 1 | 9 | 10 |
| 15 - Laurentides | 0 | 6 | 6 |
| 16 - Montérégie | 0 | 48 | 48 |
| 17 - Nunavik | 0 | 0 | 0 |
| 18 - Terres-Cries-de-la-Baie-James | 0 | 0 | 0 |
| 19 - Hors Québec | 0 | 0 | 0 |
| Nombre total de cas | 1 | 118 | 119 |
Source : Direction de la vigie et des maladies infectieuses, MSSS. Données extraites du SI-GMI le 3 novembre 2025.
Surveillance entomologique
Le ministère de la Santé et des Services sociaux a réalisé de la surveillance des moustiques, appelée surveillance entomologique, entre 2003 et 2021. Une collecte hebdomadaire de moustiques permettait d'identifier, trier et envoyer les moustiques au Laboratoire de santé publique du Québec pour chercher la présence du VNO.
À travers les années, la surveillance entomologique a grandement contribué à accroitre les connaissances de l’histoire naturelle de la maladie.
Toutefois, cette stratégie de surveillance entomologique ne permettait pas de prédire l’intensité de la saison afin de moduler l’intervention de santé publique et prévenir des cas humains.
Par conséquent, depuis 2022, la surveillance entomologique a été mise en pause, afin de permettre au Groupe scientifique sur les maladies transmises par les moustiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de proposer une stratégie de surveillance entomologique qui réponde davantage aux besoins.
Surveillance animale
Certains animaux peuvent aussi être infectés par le VNO et développer des symptômes. Ces animaux font l’objet d’une surveillance passive de la part des autorités de la santé animale.
La présence d’animaux infectés au Québec indique qu’il peut y avoir des cas humains. Très souvent, des cas d’oiseaux sauvages infectés précèdent les cas humains. Les oiseaux participent au cycle de transmission du VNO, toutefois, comme les oiseaux peuvent parcourir de longues distances, le lieu d’exposition de l’oiseau au VNO peut être différent du lieu où il est retrouvé.
L’information sur les oiseaux sauvages et les autres animaux sauvages infectés par le VNO est recueillie par le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages. Ces informations sont compilées et partagées aux autorités de santé publique.
Pour plus d’informations sur cette maladie chez les animaux, consultez la page Virus du Nil occidental chez les animaux.
Dernière mise à jour : 3 novembre 2025