À propos du Virus du Nil occidental (VNO) – professionnels de la santé

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) s’attrape par la piqûre de moustique. En Amérique du Nord, le premier cas humain d’infection par le VNO a été déclaré en 1999 dans l’État de New York.

Actuellement, il peut être contracté au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs autres régions du monde. Le virus a été identifié pour la première fois au Québec en 2002.

Au Québec, les infections causées par le VNO sont saisonnières. Elles surviennent au cours de l’été et se poursuivent jusqu’à l’automne avant les premières gelées.

Les moustiques porteurs du VNO sont présents dans plusieurs types de milieux urbains ou ruraux. La présence du VNO a surtout été recensée dans le sud du Québec au cours des dernières années, mais des cas ont aussi acquis leur infection dans plusieurs autres régions. Pour plus d’information, consultez le Bulletin Flash Vigie de juin 2019.

Présentation clinique

La majorité des personnes infectées (80 %) ne développent aucun symptôme. Environ 20 % des personnes infectées présentent des symptômes tels que de la fièvre, des céphalées, des myalgies et parfois des éruptions cutanées. Ce portrait clinique est connu sous la dénomination de fièvre du Nil.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, moins de 1 % des personnes infectées développent une forme grave de la maladie avec atteinte neurologique telle qu'une encéphalite, une méningite ou une méningo-encéphalite qui se manifeste généralement par les symptômes suivants :

  • de la fièvre;
  • la modification de l'état mental;
  • des crises d'épilepsie;
  • des déficits neurologiques focalisés;
  • des troubles de mouvements, comme des tremblements ou du parkinsonisme.

La paralysie flasque aiguë liée au VNO est cliniquement et pathologiquement identique à celle associée au poliovirus, avec :

  • des dommages aux cellules des cornes antérieures;
  • de la progression possible vers la paralysie respiratoire nécessitant une ventilation artificielle.

La myélite liée au VNO se manifeste souvent par une paralysie ou une parésie d'un membre isolé. Elle peut survenir sans fièvre ou prodrome viral apparent.

Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été rapportés chez des patients ayant une infection causée par le VNO :

  • des dysrythmies cardiaques;
  • de la myocardite;
  • de la rhabdomyolyse;
  • de la névrite optique;
  • de l’uvéite;
  • de la choriorétinite;
  • de l’hyalite.

Personnes à risques

Ce sont les personnes de 50 ans et plus ainsi que celles atteintes de maladies chroniques ou dont le système immunitaire est affaibli qui sont plus susceptibles de développer la forme grave de la maladie, à la suite d’une infection par le VNO.

Considérations à prendre pour le diagnostic

Le VNO devrait être considéré chez les personnes présentant une fièvre ou une maladie neurologique aigüe avec une exposition récente à des moustiques dans un endroit où le VNO est présent.

De plus d’autres arboviroses présentes au Québec devraient être considérées en présence d’un tableau clinique d’encéphalite ou de méningite virale, telles que celles causées par les virus du sérogroupe de Californie et l’encéphalite équine de l’Est.

Interventions de prévention et contrôle

Depuis 2015, aucune activité d’épandage de larvicides au Québec n’est effectuée par le gouvernement du Québec pour contrôler les moustiques vecteurs du VNO. Cette décision s’appuie sur le fait qu’il n’existe pas de preuve formelle de l’efficacité des larvicides utilisés seuls pour prévenir les infections humaines par le VNO. L’étude réalisée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) en 2014 sur l’efficacité des larvicides n’a pas été concluante. L’application des mesures de prévention et de contrôle recommandées pour éviter les piqûres de moustiques demeure la meilleure façon de se protéger du VNO.

Conseils à la population

Différents moyens sont déployés pour sensibiliser la population à la présence du VNO sur le territoire québécois. Des efforts spécifiques ciblent les personnes les plus susceptibles de développer la forme grave de la maladie, soit les personnes de 50 ans et plus ainsi que celles qui ont une maladie chronique ou un système immunitaire affaibli. L’objectif est de les informer des mesures à adopter pour prévenir les piqûres de moustiques et pour réduire le nombre de moustiques dans l’environnement. Pour plus d’information, consultez les pages Virus du Nil occidental, Se protéger et protéger ses animaux des piqûres de moustiques et de tiques et Conseils d'utilisation d'un chasse-moustiques.

Documents de référence sur le virus du Nil occidental

Dernière mise à jour : 15 juillet 2024

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