Biodiversité
État de la biodiversité au Québec
Le Québec est composé d’un vaste territoire de près de 1,7 million de kilomètres carrés. Il abrite une diversité de milieux naturels et de climats, allant de l’érablière au fleuve en passant par le golfe du Saint-Laurent et la toundra. On y recense environ 850 espèces de vertébrés, 6 300 espèces végétales et près de 30 000 espèces d’invertébrés.
Voici les principaux constats entourant l’état de la biodiversité au Québec.
Dans cette page :
Flore indigène
- 59 espèces désignées menacées.
- 18 espèces désignées vulnérables.
- 433 espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables.
- Plantes des milieux humides et hydriques : environ 20 % en situation précaire.
Consultez la page Espèces floristiques menacées ou vulnérables pour en savoir plus.
Faune indigène
- 37 espèces désignées menacées.
- 28 espèces désignées vulnérables.
- 115 espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables Lire le contenu de la note numéro 1 .
- Mammifères : populations généralement stables, mais déclin de certaines espèces comme les chauves-souris, le caribou forestier et le béluga du Saint-Laurent.
- Oiseaux : tendance stable, mais déclin des oiseaux champêtres (qui dépendent principalement des milieux agricoles pour leur survie) et des oiseaux insectivores aériens (qui mangent principalement des insectes qu'ils attrapent en vol).
- Poissons : tendance stable, mais certaines espèces sont en situation précaire, dont le chevalier cuivré et la perchaude du lac Saint-Pierre.
- Reptiles, amphibiens et invertébrés : tendance au déclin.
Vous trouverez plus d’information sur la faune dans les pages Découvrir les animaux sauvages du Québec et Gestion des espèces fauniques menacées ou vulnérables.
Espèces exotiques envahissantes (EEE)
- Au Québec comme ailleurs dans le monde, un nombre croissant d’EEE, dont certaines sont préoccupantes pour la biodiversité ou l’environnement, sont introduites et s’établissent dans les écosystèmes. On compte aujourd’hui sur le territoire québécois :
- Environ 60 EEE floristiques établies;
- Environ 40 EEE fauniques établies.
Consultez les pages Gestion des espèces exotiques envahissantes animales et Espèces exotiques envahissantes pour en savoir plus.
Milieux forestiers
- Présence de forêts matures :
- Diminution en terres publiques, surtout en milieu boréal;
- Augmentation sur les terres privées.
- 256 écosystèmes forestiers exceptionnels.
Milieux humides (étangs, marais, marécages et tourbières)
- Dans les basses-terres du Saint-Laurent, la naturalité globale des cours d'eau, c’est-à-dire leur état naturel, est généralement faible, ce qui réduit la capacité des rives à remplir leurs fonctions écologiques.
- De nombreuses pressions agissent sur les milieux humides, entraînant leur déclin en qualité et en nombre et provoquant des effets immédiats et à long terme sur la biodiversité.
- 11 % de la superficie totale du Québec est occupée par des milieux humides (selon une première estimation cartographique des milieux humides potentiels).
Estuaire, golfe et fleuve Saint-Laurent
- Qualité de l’eau du fleuve : d’intermédiaire à bonne.
- Présence de pesticides : intermédiaire, certains dépassent les seuils nuisibles pour la protection de la vie aquatique.
- Présence de microplastiques : concentration inquiétante dans les sédiments.
- Étendue et volume de glace de mer : déclin continu.
- Durée de la saison des glaces : diminution constante depuis 1990.
- Processus océanographiques : la saturation en oxygène et le pH de l’eau des couches profondes continuent de diminuer, tandis que la température de l’eau augmente.
- Érosion des côtes : plus de 60 % sont érodées, et ce, de façon particulièrement importante en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.
Rivières
- Qualité des eaux des principaux affluents du fleuve Saint-Laurent : près de la moitié présentent une qualité mauvaise ou très mauvaise, principalement en raison de la turbidité, des concentrations élevées de nutriments (phosphore et azote total), de matières en suspension et de coliformes fécaux.
- Cours d’eau en milieu agricole :
- Mauvaise ou très mauvaise qualité de l’eau pour la majorité d’entre eux, principalement en raison de la turbidité et des concentrations de nutriments et de pesticides qui dépassent régulièrement les seuils nuisibles pour la protection de la vie aquatique.
- Mauvais état des communautés de macroinvertébrés et de diatomées (algues microscopiques) benthiques, en lien avec l’occupation du sol agricole et les concentrations élevées en nutriments qui y sont associées.
Autres milieux
- Perte d’habitats champêtres (milieux naturels caractérisés par la présence de champs cultivés, de prairies, de haies, de boisés de ferme) utiles à la faune.
- Surfaces artificielles aménagées (urbanisation) dans les basses-terres du Saint-Laurent entre 1997 et 2004 : hausse de 9 %, dont 75 % au détriment des milieux naturels et 25 % au détriment des milieux agricoles.
À consulter aussi
-
Note de bas de page numéro 1La liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables est en cours de révision. Pour cette raison, certaines espèces y figurant sont aussi inscrites dans les listes des espèces menacées ou vulnérables.
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Dernière mise à jour : 6 mars 2025