Contrôle des espèces exotiques envahissantes

La lutte contre les espèces exotiques envahissantes implique parfois d’utiliser des stratégies de contrôle par des interventions pour éliminer ou gérer ces espèces sur un territoire donné, afin de réduire leurs impacts négatifs et de limiter leur propagation.

Agir rapidement pour éviter l’établissement

Lorsqu’une espèce exotique envahissante est bien établie dans un milieu, elle devient presque impossible à éradiquer. Cependant, l’établissement de certaines espèces peut parfois être évité si des actions sont rapidement posées pour éliminer les premiers individus ou spécimens détectés sur un territoire.

Avant d’intervenir, il est nécessaire d’évaluer les risques liés à la présence de l’espèce et aux actions de contrôle elles-mêmes, pour déterminer si leur mise en œuvre est pertinente.

Pour lutter contre les espèces floristiques, il est recommandé de faire appel à des experts et à des professionnels afin de mettre au point une stratégie basée sur les connaissances actuelles et des méthodes éprouvées. Cette stratégie devrait notamment établir des objectifs réalistes en fonction des ressources disponibles (main-d’œuvre, budget, etc.).

Actions de contrôle en place

Le gouvernement a élaboré, en collaboration avec des partenaires, des protocoles adaptés au Québec pour contrôler certaines espèces exotiques envahissantes. Un travail important a notamment été réalisé pour élaborer des protocoles de capture ou de confinement des sangliers et des carpes envahissantes. Le gouvernement peut intervenir, par exemple, lorsqu’il y a signalement d’une espèce exotique envahissante faunique échappée d’un lieu de garde en captivité, afin de la retirer du milieu naturel.

Certaines espèces floristiques font l’objet d’un contrôle par des gestionnaires de territoire, des organismes ou des citoyens. Le gouvernement travaille à les outiller. Il finance de nombreuses initiatives qui visent à réduire les impacts de ces espèces sur des milieux naturels de haute valeur écologique grâce au Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes.

Certaines situations exigent de mettre en place des plans d’urgence et des stratégies de contrôle à long terme, dont certaines en collaboration avec plusieurs intervenants. Par exemple, l’Agence canadienne d’inspection des aliments dirige certaines initiatives de contrôle et d’éradication visant les espèces qu’elle réglemente, en collaboration avec les provinces concernées.

Encadrement de certaines activités de contrôle

Certains travaux de contrôle d’espèces exotiques envahissantes sont encadrés par une réglementation et nécessitent l’obtention de permis ou d’autorisations.

Pour réaliser des travaux d’aménagement forestier dans la forêt publique, notamment des travaux de lutte contre des espèces exotiques envahissantes, vous devez obtenir un permis d’intervention. Pour ce faire, il faut remplir le formulaire de demande et l’envoyer à l’unité de gestion de la région concernée.

Contrôle d’une espèce faunique

Une activité visant le contrôle d’une espèce faunique, même si elle est exotique et envahissante, peut nécessiter l’obtention d’un permis de gestion de la faune (permis SEG).

Consultez également les solutions pour se départir d’un animal de compagnie.

Travaux de lutte dans les milieux humides ou hydriques et les habitats fauniques

Comme pour tout type de projet ou d’activité en milieu naturel, les travaux de lutte contre les espèces exotiques envahissantes sont encadrés en fonction des risques qu’ils présentent.

Risques pour l’environnement

L’encadrement de ce type de travaux est détaillé dans le Règlement sur l’encadrement d’activités en fonction de leur impact sur l’environnement (REAFIE).

Pour des travaux dans les milieux humides ou hydriques, une autorisation ministérielle peut être nécessaire. C’est notamment le cas lors de travaux de lutte contre des espèces floristiques où il y a l’usage :

  • de machinerie (comme une excavatrice ou une faucardeuse);
  • du bâchage;
  • de certains pesticides pour les milieux aquatiques.

Certains travaux ayant moins d’impacts sur le milieu nécessitent plutôt une déclaration de conformité ou, sous certaines conditions, ne nécessitent aucune autorisation. Il s’agit, par exemple, de travaux d’arrachage ou de coupe d’espèces floristiques effectués manuellement ainsi que du bâchage sur une petite superficie (articles 316 et 320).

Risques pour les habitats fauniques

L’encadrement de ce type de travaux est détaillé dans la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (LCMVF) et le Règlement sur les habitats fauniques (RHF).

Une activité susceptible de modifier un habitat faunique peut nécessiter des autorisations. Par exemple, des travaux réalisés dans un cours d’eau, tels que le contrôle du myriophylle à épis, sont susceptibles de modifier l’habitat du poisson (PDF 399 Ko). Une autorisation peut donc être requise. Avant d’entreprendre un projet dans un habitat faunique, informez-vous auprès de la Direction de la gestion de la faune de votre région. Consultez la page Autorisation pour réaliser une activité susceptible de modifier un habitat pour plus de détails.

Dernière mise à jour : 19 décembre 2025

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