Le Plan de gestion de l’orignal vise à maintenir les populations de cette espèce en santé et à offrir un produit de chasse attrayant et durable dans les régions du Québec.
Depuis la mise en place du premier plan de gestion en 1994, les populations d’orignaux ont connu une importante croissance et elles ont atteint des niveaux sans précédent dans la majorité des zones de chasse du Québec. La récolte a ainsi doublé pour atteindre des sommets entre 2011 et 2015. À l’échelle provinciale, le cheptel s’est depuis stabilisé, bien que la situation varie d’une région à l’autre.
Les populations sont particulièrement abondantes en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, où l’absence du loup, le principal prédateur de l’orignal, un habitat de qualité et une saine gestion de l’espèce ont permis une augmentation importante des populations durant les années 2000.
Le Plan de gestion de l’orignal a été élaboré pour répondre à cinq grands enjeux.
Des populations d’orignaux exploitées de façon durable, dans le respect des objectifs de gestion
Une gestion de l’orignal qui favorise sa conservation et optimise les possibilités de chasse doit en premier lieu s’appuyer sur un système de suivi scientifique robuste. Il faut également que les modalités d’exploitation soient adaptables en fonction des régions, pour optimiser les possibilités de récolte dans le respect des contraintes biologiques, environnementales et sociales, et en considérant les besoins des communautés autochtones. Il demeure pertinent de poursuivre les projets d’acquisition de connaissances en ce qui concerne, notamment, les paramètres démographiques, les interactions entre les diverses espèces de cervidés et l’impact des changements climatiques.
Des populations d’orignaux gérées de manière à limiter l’incidence des maladies et parasites
Il demeure pertinent de poursuivre et coordonner les travaux d’acquisition de connaissances sur l’impact des parasites et maladies de l’orignal et de les intégrer à la gestion de l’espèce avec la collaboration des partenaires et des chasseurs. Des mesures et pratiques adaptatives doivent également être adoptées, au besoin, pour réduire les risques de transmission de parasites et maladies entre les orignaux et les autres cervidés indigènes.
Une activité riche en retombées économiques, sociales et culturelles pour le Québec
Il est nécessaire d’assurer la pérennité de l’activité de chasse à l’orignal, tout en favorisant un accès équitable à la ressource et en instaurant des conditions encourageant la relève. Le maintien de l’activité des entreprises concernées et de leurs retombées économiques est également important. En ce sens, les modalités d’exploitation doivent, dans la mesure du possible, être stables, et les méthodes d’évaluation et d’attribution des contingents doivent être normalisées et équitables.
Un habitat disponible et de qualité
L’évaluation de la disponibilité et de la qualité des habitats pour l’orignal doit être davantage intégrée dans la gestion des populations d’orignaux, notamment à l’aide d’outils géomatiques performants et modernes.
Du contenu scientifique vulgarisé disponible pour la clientèle et les utilisateurs
Une information claire, vulgarisée et accessible concernant, notamment, les activités du Ministère, les modalités de chasse, les interactions entre différentes espèces et l’effet des maladies et parasites, est pertinente pour les utilisateurs.
Bilans régionaux de l’état des populations d’orignaux
Des bilan régionaux produits périodiquement présentent une synthèse de l’état de situation des populations d’orignaux dans les différentes zones de chasse, à partir des tendances des indicateurs du système de suivi du gouvernement. Chaque bilan comprend des données sur la récolte et le succès de chasse, ainsi que diverses informations liées à la gestion de l’orignal.
Consultez les bilans disponibles par région administrative :