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Fiches des espèces floristiques
Aubépine dilatée. © Étienne Lacroix-Carignan
Nom français
Aubépine dilatée
Nom anglais
Kansas hawthorn
Crataegus coccinioides Ashe
Groupe de plantes
- Arbustes,
- Arbres
Situation au Québec
Espèce susceptible
Famille
Rosaceae
Description
L’aubépine dilatée est un arbuste ou un petit arbre épineux qui peut atteindre une hauteur de 6 à 7 m. Ses fleurs ressemblent à celles du pommier.
Identification
Tige/Tronc
Les rameaux de l’aubépine dilatée sont sinueux et portent de rares épines de 2,5 à 5 cm de long.
Feuilles
Les feuilles de l’aubépine dilatée mesurent de 5 à 6,5 cm de long. Leur forme varie entre celle d’un ovale et d’un triangle. Elles sont vert foncé, dentelées, et leur base peut être droite, arrondie ou en forme de cœur. Leur pétiole Lire le contenu de la note numéro 1 est mince avec une base rouge foncé.

Feuille de l’aubépine dilatée. © Étienne Lacroix-Carignan
Fleurs
Les fleurs de l’aubépine dilatée poussent en groupes de quatre à sept à l’extrémité des rameaux. Elles sont grandes, mesurant de 22 à 28 mm de diamètre. Chaque fleur se compose de cinq pétales blancs et de cinq sépales Lire le contenu de la note numéro 2 larges, verts et bordés de glandes et de petites dents. Les 20 étamines Lire le contenu de la note numéro 3 qui émergent du centre de la fleur sont coiffées d’une anthère Lire le contenu de la note numéro 4 rose vif.

Fleurs de l’aubépine dilatée. © Frédéric Coursol
Fruits
Les fruits de l’aubépine dilatée, appelés « cenelles », ressemblent à de minuscules pommes. Ils sont écarlates, leur pulpe est épaisse et sucrée, et ils ont un diamètre de 14 à 20 mm. Chaque cenelle contient cinq noyaux.
Espèces similaires
Distinctions
L'aubépine suborbiculaire se distingue par ses feuilles plus petites (de 3 à 6,5 cm de long et de 2,5 à 5,5 cm de large), peu lobées, et par l’absence de glandes sur les sépales.
Observation
L’aubépine dilatée peut être observée toute l’année, mais elle est plus facile à identifier au printemps, lors de sa floraison.
Répartition
L’aire de répartition de l’aubépine dilatée couvre une partie du nord-est des États-Unis, du Massachussetts jusqu’au Kansas. Au Canada, l’espèce est présente dans le sud de l’Ontario et du Québec. Au Québec, elle a été répertoriée en Montérégie et dans la région de Montréal.
Présence au Québec
Origine
Indigène
État de la situation
Au Québec, l’aubépine dilatée a été recensée dans près d’une vingtaine de sites abritant chacun moins de 10 arbres. Sa grande rareté rend peu probable sa survie à long terme.
Rang de précarité
Le rang de précarité provincial (rang S) de cette espèce est S1.
Signalement
Si vous repérez une population d’aubépine dilatée, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat afin de favoriser leur conservation.
Habitat
L’aubépine dilatée pousse dans les friches (terrains abandonnés non cultivés), dans les jeunes forêts ouvertes et à la lisière des boisés. Elle préfère les endroits ensoleillés, mais elle tolère l’ombre.
Reproduction et propagation
L’aubépine dilatée se reproduit par ses graines. Chez les aubépines, il est fréquent que des graines se forment sans fécondation par le pollen d’une autre fleur. Ce phénomène, appelé « apomixie », résulte de la duplication du matériel génétique de l’ovule, qui constitue une forme de clonage.
Biologie
Elle fleurit de la fin de mai jusqu’en juin. Les fruits produits restent sur l’arbre en hiver. L’aubépine dilatée a besoin d’être exposée à la lumière pour s’installer et croître.
Menaces pour l’espèce
Les principales menaces qui pèsent sur l’aubépine dilatée sont :
- le développement résidentiel et commercial;
- la succession végétale, c’est-à-dire le changement des espèces végétales à un endroit précis au fil du temps.
Désignation et rétablissement
Au Québec, l’aubépine dilatée est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.
Comme les activités d’aménagement forestier peuvent nuire à cette espèce, les sites en forêt publique où sa présence a été vérifiée bénéficient d’une protection administrative grâce à une entente de collaboration gouvernementale. Le nombre de sites protégés par cette entente évolue en fonction des nouvelles connaissances.
Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.
Informations complémentaires
Le nom du genre, Crataegus, vient du mot grec krataigos, qui signifie « arbre épine ». Ce genre comprend plus d’une centaine d’espèces en Amérique du Nord, qui sont souvent difficiles à distinguer les unes des autres.
Comme toutes les autres aubépines, cette espèce est très appréciée des oiseaux, qui y trouvent abri et nourriture.
Le bois très dur des aubépines convient bien à la sculpture ainsi qu’à la confection de manches d’outils et de maillets. Les fleurs, les fruits et les bourgeons contiennent des substances utilisées pour traiter certains problèmes cardiaques.
Pour en savoir plus
Références
BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [
CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.
COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993+). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol., New York et Oxford, [En ligne]. [
COMITÉ FLORE QUÉBÉCOISE DE FLORAQUEBECA (2009). Plantes rares du Québec méridional, guide d’identification produit en collaboration avec le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), Les Publications de Québec, Québec, 406 p.
MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne, 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S. G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Gaëtan Morin éditeur, membre de Chenelière Éducation, Montréal, 1 093 p.
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DE LA FAUNE ET DES PARCS (2024). Liste des espèces floristiques menacées ou vulnérables au Québec, [En ligne]. [https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/flore/especes-floristiques-menacees-ou-vulnerables/liste-especes].
NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [
TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [
À consulter aussi
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Note de bas de page numéro 1Le pétiole est la petite tige qui relie la feuille au rameau ou à la tige principale d’une plante. Retour à la référence de la note numéro 1
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Note de bas de page numéro 2Les sépales sont les pièces, souvent vertes, de l’enveloppe protectrice de la fleur appelée « calice ». Retour à la référence de la note numéro 2
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Note de bas de page numéro 3L’étamine est l’organe mâle d’une fleur formé d’un filet et d’une anthère. Retour à la référence de la note numéro 3
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Note de bas de page numéro 4L’anthère est la partie de l’étamine qui produit et renferme le pollen. Elle a généralement la forme d’un sac ou d’une capsule au sommet d’un filament. Retour à la référence de la note numéro 4
Dernière mise à jour : 14 septembre 2026
