Aubépine suborbiculaire

Aubépine suborbiculaire. © Étienne Lacroix-Carignan

Nom français
Aubépine suborbiculaire

Nom anglais
Caughnawaga hawthorn

Nom scientifique

Crataegus suborbiculata Sargent

Groupe de plantes

  • Arbustes,
  • Arbres

Situation au Québec

Espèce susceptible

Famille
Rosaceae

Description

L’aubépine suborbiculaire est un arbuste ou un petit arbre qui atteint de 5 à 7 m de haut. Il ressemble à un pommier. Comme chez les autres espèces d’aubépine, ses rameaux sont épineux.

Identification

Tige/Tronc

Les rameaux de l’aubépine suborbiculaire sont gris clair. Ils portent des épines droites, noirâtres et luisantes de 2,5 à 5 cm de long.

Feuilles

Les feuilles de l’aubépine suborbiculaire mesurent de 3 à 5 cm de long et de large. Elles sont vert foncé sur le dessus et plus pâles en dessous, leur forme est arrondie et leur base est légèrement rétrécie. Elles se terminent en pointe et leurs bords sont doublement dentés. Pendant la floraison, les feuilles sont couvertes de petits poils qui disparaissent ensuite.

Fleurs

Les fleurs de l’aubépine suborbiculaire poussent en groupes de 5 à 12 à l’extrémité des rameaux. Leur diamètre varie de 20 à 28 mm. Chaque fleur se compose de cinq pétales blancs et de cinq sépales Lire le contenu de la note numéro 1 verdâtres dépourvus de glandes. Les 20  étamines Lire le contenu de la note numéro 2 qui sortent du centre de la fleur sont coiffées d’une anthère Lire le contenu de la note numéro 3 rose qui devient pourpre par la suite.

Fruits

Les fruits de l’aubépine suborbiculaire, appelés « cenelles », ressemblent à de petites pommes. Ils sont rouges, garnis de petits points, et ils ont un diamètre de 10 à 15 mm. Chaque cenelle contient cinq noyaux.

Distinctions

L’aubépine de Brainerd se distingue de l’aubépine suborbiculaire par ses fleurs plus petites (de 15 à 18 mm de diamètre), ses sépales garnis de glandes et ses fruits plus petits (de 8 à 9 mm de diamètre) contenant en moyenne trois noyaux. L’aubépine dilatée, pour sa part, a des feuilles plus grandes (de 5 à 9 cm de long), sans rétrécissement à la base, avec de deux à cinq lobes peu profonds.

Observation

L’aubépine suborbiculaire peut être observée toute l’année, mais c’est au printemps, au moment de la floraison, que cet arbre est le plus facile à identifier.

Répartition

L’aire de répartition de l’aubépine suborbiculaire se concentre autour des Grands Lacs. On trouve l’espèce dans les États du Michigan, de l’Ohio, de New York et du Connecticut, ainsi que dans le sud de l’Ontario et du Québec. Au Québec, elle a été répertoriée en Montérégie, à Montréal, à Laval et dans le sud des Laurentides.

Présence au Québec

Origine

Indigène

État de la situation

Au Québec, l’aubépine suborbiculaire a été recensée dans près d’une vingtaine de sites. À l’exception d’un site abritant plus de 200 arbres, la plupart des sites en comptent moins de dix. Sa rareté rend incertaine sa survie à long terme.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) de cette espèce est S2.

Signalement

Si vous repérez une population d’aubépine suborbiculaire, signalez sa présence au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations permettront d’acquérir des connaissances sur cette espèce et son habitat afin de favoriser leur conservation.

Habitat

L’aubépine suborbiculaire pousse dans des haies, des friches (terrains abandonnés non cultivés), des arbustaies, de jeunes boisés ou sur le bord des clôtures ou des fossés, généralement sur des roches calcaires.

Reproduction et propagation

L’aubépine suborbiculaire se reproduit par ses graines. Chez les aubépines, il est fréquent que des graines se forment sans fécondation par le pollen d’une autre fleur. Ce phénomène, appelé « apomixie », résulte de la duplication du matériel génétique de l’ovule, qui constitue une forme de clonage.

Biologie

L’aubépine suborbiculaire fleurit de la fin de mai à juin et produit ensuite des fruits qui persistent sur l’arbre en hiver. Pour s’installer et pousser, elle a besoin de lumière. Comme les autres espèces d’aubépine, elle a profité du défrichement des forêts dans le sud du Québec pour se propager.

Menaces pour l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur l’aubépine suborbiculaire sont :

  • le développement résidentiel et commercial;
  • la succession végétale, c’est-à-dire le changement des espèces végétales à un endroit précis au fil du temps.

Désignation et rétablissement

Au Québec, l’aubépine suborbiculaire est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Comme les activités d’aménagement forestier peuvent nuire à cette espèce, les sites en forêt publique où sa présence a été vérifiée bénéficient d’une protection administrative grâce à une entente de collaboration gouvernementale. Le nombre de sites protégés par cette entente évolue en fonction des nouvelles connaissances.

Apprenez-en plus sur le processus de désignation des espèces floristiques au Québec.

Informations complémentaires

Le nom du genre, Crataegus, vient du mot grec krataigos, qui signifie « arbre épine ». Ce genre compte plus d’une centaine d’espèces en Amérique du Nord, qui sont généralement très difficiles à distinguer les unes des autres.

Comme toutes les autres aubépines, cette espèce est très appréciée des oiseaux, qui y trouvent abri et nourriture.

Le bois très dur des aubépines convient bien à la sculpture ainsi qu’à la confection de manches d’outils et de maillets. Les fleurs, les fruits et les bourgeons contiennent des substances utilisées pour traiter certains problèmes cardiaques.

BROUILLET, L., F. COURSOL, S.J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN), [En ligne]. [http://data.canadensys.net/vascan].

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (2024). Extractions du système de données pour le territoire de la province de Québec, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Québec.

COMITÉ ÉDITORIAL DE FLORA OF NORTH AMERICA, éd. (1993+). Flora of North America North of Mexico, 25+ vol., New York et Oxford, [En ligne]. [http://beta.floranorthamerica.org].

COMITÉ FLORE QUÉBÉCOISE DE FLORAQUEBECA (2009). Plantes rares du Québec méridional, guide d’identification produit en collaboration avec le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), Les Publications de Québec, Québec, 406 p.

COUILLARD L., N. DIGNARD, P. PETITCLERC, D. BASTIEN, A. SABOURIN et J. LABRECQUE (2012). Guide de reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables : Outaouais, Laurentides et Lanaudière, ministère des Ressources naturelles et de la Faune et ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Québec, 434 p. [En ligne]. [https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/forets/documents/mesures-protection/GM_plantes-menacees-Outaouais-Laurentides-Lanaudiere.pdf].

MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne, 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S. G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque, Gaëtan Morin éditeur, membre de Chenelière Éducation, Montréal, 1 093 p.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DE LA FAUNE ET DES PARCS (2024). Liste des espèces floristiques menacées ou vulnérables au Québec, [En ligne]. [https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/flore/especes-floristiques-menacees-ou-vulnerables/liste-especes].

NATURESERVE (2024). NatureServe Network Biodiversity Location Data, NatureServe, Arlington, Virginia, [En ligne]. [http://www.natureserve.org/explorer].

TARDIF, B., B. TREMBLAY, G. JOLICOEUR et J. LABRECQUE (2016). Les plantes vasculaires en situation précaire au Québec, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de l’expertise en biodiversité, Québec, 420 p. [En ligne]. [https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-designees-susceptibles/plantes-vasculaires-situation-precaire.pdf].

Dernière mise à jour : 28 janvier 2026

Évaluation de la page
Veuillez compléter la vérification reCAPTCHA.

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Pourquoi l’information n’a pas été utile?

Vous devez sélectionner une option

Quel est le problème?

Vous devez sélectionner une option

Pourquoi l’information a été utile?

Veuillez préciser la nature du problème