Virus H5N1 signalé au Québec
Pour en savoir plus sur la situation actuelle, les interventions en cours ou pour connaître les instructions pour vous débarrasser des carcasses d’oiseaux sauvages de façon sécuritaire, consultez la page Surveillance et contrôle de la grippe aviaire. Vous pouvez signaler les oiseaux sauvages malades ou morts : 1 877 346‑6763.
Avis aux propriétaires d’oiseaux d’élevage
Surveillez attentivement l’état de santé de vos oiseaux. En cas de mortalité inhabituelle ou d’autres signes de la maladie, consultez un médecin vétérinaire. Si c’est impossible, composez le 450 768-6763 afin de joindre la ligne d’urgence de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour l’influenza aviaire pour signaler des oiseaux malades ou encore composez le 1 844 ANIMAUX (264-6289) pour communiquer avec la centrale de signalement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.
Consultez l’avis aux propriétaires d’oiseaux d’élevage (PDF 232 Ko) pour en savoir plus. Appliquez rigoureusement les mesures de prévention et de biosécurité qui y sont recommandées. Partagez l’avis et affichez-le au poulailler.
Rassemblements d’oiseaux
Actuellement, il est recommandé de ne pas organiser de rassemblements d’oiseaux (ex. : foires, expositions, concours, encans) afin de diminuer le risque de contamination.
En tant que propriétaire d’un petit élevage d’oiseaux (élevage de basse-cour, élevage non commercial ou poulailler urbain), vous devez veiller à la santé et au bien-être de vos oiseaux.
Que vos oiseaux soient gardés à l’intérieur ou qu’ils aient accès à un enclos extérieur, il est important de connaître la réglementation et les recommandations à suivre pour prévenir et contrôler les maladies aviaires.
Vous êtes concerné par la réglementation et les recommandations à suivre même si vous possédez seulement quelques volailles ou oiseaux domestiques, comme des poules pondeuses, des canards, des poulets à chair, des dindons, des oies, des cailles ou des faisans.
Dans cette page :
Bien-être et sécurité des oiseaux
Le propriétaire ou le gardien d’oiseaux domestiques et d’élevage est responsable d’assurer leur bien-être et leur sécurité. Il doit leur offrir les soins propres à leurs impératifs biologiques (besoins essentiels d’ordre physique, physiologique et comportemental). Il s’agit notamment de leur fournir de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante et de qualité convenable, un logement adéquat et des soins médicaux appropriés.
Pour en savoir plus, consultez le Guide d’application de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal (PDF 887 Ko).
Si les oiseaux doivent être déplacés, les personnes responsables de leur embarquement, de leur transport et de leur débarquement doivent connaître et respecter le règlement canadien sur le transport des animaux.
À savoir avant de faire l’achat d’oiseaux
Plusieurs points sont à considérer avant d’acheter des oiseaux. Le Guide de l’acheteur et du vendeur de volailles de basse-cour (PDF 2,13 Mo) contient des recommandations à ce sujet.
Réglementation municipale
Avant d’entreprendre des démarches pour vous procurer des oiseaux, assurez-vous que votre municipalité vous permet d’en posséder. Renseignez-vous sur les restrictions et les obligations qui s’appliquent dans votre milieu.
Confinement des oiseaux
Vous devez confiner les oiseaux sauvages gardés en captivité qui sont destinés à la consommation humaine (ou dont les produits le sont) ainsi que les oiseaux domestiques. Les conditions de garde sont encadrées par règlement en vertu de la Loi sur la protection sanitaire des animaux.
Pour connaître les conditions de garde à respecter, consultez la page Confinement des oiseaux captifs.
Conditions d’élevage
De bonnes conditions d’élevage sont essentielles pour assurer la santé, le bien-être et la sécurité de vos oiseaux.
Consultez le Guide de l’agriculture urbaine (PDF 5,26 Mo) et la page Élevage de poules en ville, où vous trouverez de nombreuses recommandations sur les conditions d’élevage.
Logement
En ce qui concerne le logement des oiseaux, informez-vous auprès de votre municipalité, car certaines offrent des renseignements utiles à ce sujet.
Consultez aussi la page Bonnes pratiques de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles.
Soins des oiseaux
Il importe de pouvoir recourir à un médecin vétérinaire, qui sera en mesure de vous conseiller pour prévenir certaines maladies. Si vous n’en connaissez pas, vous pouvez consulter la liste de médecins vétérinaires offrant des services pour les petits élevages d’oiseaux (PDF 334 Ko). Visitez aussi le site Web de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec.
En cas de maladies dans votre élevage
Surveillez l’apparition de signes de maladie chez vos oiseaux, par exemple :
- oiseaux inactifs et plumes ébouriffées;
- détresse respiratoire, toux, râles et éternuements;
- diarrhée liquide verdâtre;
- diminution de la consommation de nourriture et d’eau;
- diminution de la production d’œufs ou production anormale d’œufs;
- enflure de la tête et des yeux ou excroissances (caroncules ou crêtes);
- yeux rouges ou sécrétions oculaires;
- démarche anormale, tremblements, torticolis.
En présence de ces signes cliniques, il importe de consulter un médecin vétérinaire. Si la situation l’exige, votre médecin vétérinaire pourra prescrire un traitement approprié. L’usage de médicaments chez les animaux, dont les antibiotiques, est réglementé au Québec et nécessite une ordonnance d’un médecin vétérinaire. Pour en savoir plus, consultez la section Usage des antibiotiques chez les animaux.
En attendant l’arrivée du médecin vétérinaire, donnez à vos oiseaux isolés ou malades des soins particuliers. Assurez-vous qu’ils ont accès à de l’eau et à des aliments et qu’ils en reçoivent suffisamment, car ils ne se déplacent pas ou le font peu. Vous devez utiliser des vêtements, des couvre-chaussures et du matériel distincts pour vous occuper de ces oiseaux. Si cela est impossible, nettoyez et désinfectez le tout avant de donner des soins à ces individus et après avoir terminé. Veillez à bien laver vos mains avant de passer d’un groupe d’oiseaux à un autre.
Certaines maladies contagieuses chez les oiseaux de petits élevages sont une source de préoccupation particulière au Québec et au Canada.
- Grippe aviaire (influenza aviaire)
- Maladie de Newcastle
- Laryngotrachéite infectieuse (PDF 220 Ko)
- Mycoplasmose aviaire (Mycoplasma gallisepticum) (PDF 216 Ko)
Le Règlement sur la désignation des maladies contagieuses ou parasitaires, des agents infectieux et des syndromes permet au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation d’être informé rapidement d’une suspicion ou d’un diagnostic concernant ces maladies. Il contribue à améliorer la rapidité d’intervention lorsque cela est nécessaire pour protéger la santé des animaux et la santé publique.
Les propriétaires ou gardiens d'oiseaux ont des obligations légales à cet égard. Pour plus de précisions, consultez la page Maladies animales qui doivent être déclarées.
Mesures de biosécurité et de prévention
Pour éviter que des maladies et d’autres agents infectieux ne s’introduisent ou ne se propagent dans votre élevage, certaines mesures de biosécurité doivent être mises en place et respectées en tout temps.
Avant d’entrer dans le lieu où sont hébergés les oiseaux, vous devez :
- nettoyer et désinfecter le matériel que vous introduisez dans le site d’élevage;
- laver vos mains avec du savon et de l’eau, sinon utiliser un gel désinfectant;
- enfiler des vêtements propres;
- mettre des bottes propres ou utiliser des bottes réservées à cet usage qui resteront sur le lieu d’élevage.
Les oiseaux sauvages peuvent être porteurs d’influenza aviaire hautement pathogène. Le simple fait de marcher dans des déjections d’oiseaux sauvages contaminées puis d’entrer dans le lieu où sont hébergés vos oiseaux est suffisant pour les contaminer. Le port de bottes propres est donc primordial avant d’entrer sur le lieu de garde.
À la sortie du lieu d’élevage, vous devez :
- laver vos mains avec du savon et de l’eau, sinon utiliser un gel désinfectant;
- s’il y a lieu, nettoyer et désinfecter le matériel que vous souhaitez sortir du site;
- changer de vêtements;
- laver ou changer vos bottes.
En cas de signe de maladie, occupez-vous des oiseaux malades en dernier.
Introduction de nouveaux oiseaux dans l’élevage
Dans votre élevage, introduisez seulement des oiseaux dont vous connaissez l’état sanitaire et la provenance. Idéalement, ils doivent provenir d’un couvoir commercial soumis à la supervision sanitaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ou, à tout le moins, d’un élevage sous supervision vétérinaire. Si vous possédez déjà des oiseaux et que vous souhaitez en acquérir d’autres, isolez les nouveaux arrivants pour une période minimale de 14 jours.
Soins quotidiens
L’équipement servant à abreuver et à alimenter les oiseaux doit être propre, accessible et à l’abri des oiseaux sauvages. Il faut aussi s’assurer de disposer d’une source d’eau saine (l’utilisation d’eau de surface est interdite).
Il importe de respecter un ordre déterminé pour prodiguer les soins aux animaux : des plus jeunes aux plus vieux, des animaux sains à ceux qui sont malades ou des résidents de longue date aux nouveaux arrivants en quarantaine.
Si possible, conduisez l’élevage en bande unique : une seule entrée d’animaux en début d’élevage et la sortie de tous les oiseaux en une seule fois pour le transport vers l’abattoir. Il est aussi important d’éliminer sans délai les animaux morts conformément aux règles municipales ou agricoles en vigueur, selon le cas. Pour en savoir plus, consultez la page Gestion des animaux morts à la ferme.
Visiteurs
Assurez-vous que les visiteurs qui entrent en contact avec les oiseaux respectent les mêmes consignes que vous.
Contrôlez la circulation humaine sur le site de l’élevage en y interdisant l’accès aux personnes non autorisées au moyen de portes verrouillables et d’affiches. Portez une attention particulière aux visiteurs qui pourraient avoir été en contact avec d’autres oiseaux (sauvages ou domestiques).
Conservez un registre des visiteurs. En cas de maladie importante, il permettra d’établir un lien avec d’autres élevages et de contrôler la maladie rapidement, ce qui limitera les conséquences.
Nettoyage et désinfection
Lavez et désinfectez périodiquement l’équipement et le matériel utilisés (pelles, abreuvoirs, mangeoires) de même que les surfaces du bâtiment. Utilisez d’abord un détergent moussant pour décoller les matières organiques, puis un désinfectant à large spectre (pouvant éliminer plusieurs types d’agents pathogènes). Une période de séchage doit être respectée entre la désinfection et l’entrée des animaux.
Pour plus d’information, consultez le document Bases du nettoyage et de la désinfection dans les exploitations agricoles (PDF 464 Ko).
La propreté de votre véhicule, de vos vêtements et de vos chaussures durant vos déplacements (vers une meunerie, un abattoir, une coopérative, etc.) est aussi essentielle pour éviter la propagation de maladies. Assurez-vous de nettoyer et de désinfecter les véhicules ayant servi au transport des oiseaux.
Autres animaux
La vermine, les oiseaux sauvages et les animaux domestiques ne doivent pas avoir accès à votre élevage ni au lieu où est entreposée la nourriture, car ils peuvent transmettre des maladies à vos oiseaux. Des mesures de contrôle doivent être mises en place à cet égard.
Contacts avec d’autres élevages
Il est important d’éviter les contacts avec des élevages commerciaux (visite, prêt de matériel, partage d’employés).
Les échanges d’équipement, de matériel, de moulée, de litière ou de tout autre objet servant à l’élevage avec un autre propriétaire d’oiseaux ne sont pas recommandés en raison des risques de contamination. Si un prêt d’équipement ou de matériel est inévitable, assurez-vous qu’il est nettoyé et désinfecté avant et après l’emprunt.
Risques de contamination des humains
Le contact avec des oiseaux comporte certains risques pour la santé humaine. Consultez la page Maladies transmissibles entre les animaux et les humains pour connaître les mesures à appliquer pour éviter la transmission de maladies aux humains.
Certains risques de contamination sont liés au nettoyage des enclos. Utilisez du matériel et portez des vêtements et des bottes prévus à cette fin. Les animaux, le matériel (seau, pelle, etc.), les vêtements et les bottes doivent rester à l’extérieur de la maison (et à l’abri des animaux sauvages) ou être placés dans un endroit qui leur est réservé et qui est hors de la portée des enfants.
Comme les enfants sont plus susceptibles de contracter une maladie que les adultes, ils doivent être supervisés au poulailler. Veillez à ce qu’ils gardent leurs mains hors de leur bouche. Apprenez-leur aussi à ne pas câliner ni embrasser les oiseaux. Il est primordial que l’aire d’élevage soit séparée des aires de jeux ou de repas des enfants et des autres personnes vulnérables. Il faut disposer de suffisamment d’espace sur le terrain pour que les zones soient bien délimitées.
Il est essentiel de bien se laver les mains après avoir manipulé des oiseaux ou de l’équipement.
Évitez tout contact entre vos animaux de compagnie et vos oiseaux ou leurs déjections. Certaines maladies peuvent se transmettre à d’autres animaux, comme les chiens et les chats, qui risquent ensuite de les introduire dans la maison.
Abattage
Lorsqu’un oiseau d’élevage doit être tué, il est obligatoire de le faire dans un abattoir quand :
- sa chair est destinée à la vente pour la consommation humaine (commercialisation);
- il est prévu que sa chair serve à l’alimentation d’une personne autre que celle faisant l’abattage pour ses besoins personnels.
Vous pouvez consulter la liste des abattoirs provinciaux.
Les circonstances entourant la mort de l’animal et la méthode utilisée pour l’abattre ne doivent en aucun cas être cruelles et doivent viser à minimiser la douleur et l’anxiété chez celui-ci. Lors de l’abattage ou de l’euthanasie d’un oiseau, vous devez respecter la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal (article 12). Consultez aussi le Guide sur l’insensibilisation et l’euthanasie à la ferme pour la volaille de spécialité et de basse-cour (PDF 5,44 Mo).
Consommation de la viande de volaille et d’œufs
La viande provenant d’oiseaux malades ne doit pas être consommée, sauf en cas d’avis contraire d’un médecin vétérinaire.
Il est important de prendre les précautions habituelles concernant l’entreposage sécuritaire, la manipulation et la préparation des aliments :
- bien cuire la viande de volaille (température interne de 74 °C);
- pour les personnes vulnérables, consommer les œufs bien cuits (jaunes et blancs fermes).
Consultez les tableaux de températures de cuisson sécuritaires.
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Cette infolettre est destinée aux propriétaires de basses-cours, de fermettes et de petits élevages d’animaux. En vous y abonnant, vous demeurerez informé sur les maladies animales et les exigences réglementaires applicables. Vous recevrez aussi des conseils d’élevage et de biosécurité. Divers articles d’intérêt (balados, documents, vidéos) vous seront également proposés.
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Dernière mise à jour : 5 février 2025