Les propriétaires d’abeilles doivent s’assurer de la santé de leurs ruchers. Ils ont la responsabilité de prévenir et de traiter les principaux problèmes sanitaires affectant les abeilles ainsi que d’assurer le bien-être et la sécurité de la colonie.
Votre exploitation apicole est touchée par un problème sanitaire?
Communiquez avec la centrale de signalement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour consulter un vétérinaire ou un inspecteur.
Plusieurs agents pathogènes, comme des bactéries, des virus, des champignons, des parasites et même des insectes, peuvent s’attaquer aux abeilles et affaiblir les colonies. Ces agents pathogènes et ces ravageurs peuvent causer une mortalité élevée dans les ruchers et des pertes économiques pour les apiculteurs.
Certaines maladies doivent obligatoirement être déclarées aux autorités compétentes. Renseignez-vous sur les maladies à déclarer et sur la façon de faire un signalement.
Consultez aussi ces liens utiles sur les bonnes pratiques à mettre en place pour la gestion du varroa :
Atelier de sensibilisation à la varroase (vidéo YouTube) Enregistrement de la portion théorique d’un atelier de sensibilisation à la varroase offert par le Dr Pascal Dubreuil de la Faculté de médecine de vétérinaire de l’Université de Montréal
Le petit coléoptère des ruches est un insecte ravageur. Il peut entraîner la détérioration du pollen, du miel, de la cire et du couvain. Les infestations graves peuvent causer l'abandon de la ruche les colonies. Plusieurs cas ont été détectés au Québec dans les dernières années.
Pour connaître la meilleure stratégie à adopter et prévenir le risque d’introduction de cet insecte, consultez la page Petit coléoptère des ruches.
Loque américaine
La loque américaine est causée par une bactérie qui s’attaque aux jeunes larves et provoque leur mort. La maladie est très contagieuse. Elle est répandue au Québec et au Canada.
Les apiculteurs doivent faire preuve de vigilance pour prévenir l’introduction de la loque américaine dans leur exploitation apicole et la contrôler lorsqu’elle est présente.
Nosémose de l’abeille domestique
La nosémose (PDF 1,27 Mo) est une maladie de l’abeille domestique adulte. Elle est causée par un champignon microscopique. Elle frappe les ouvrières et la reine, de même que les faux bourdons. La maladie peut affaiblir considérablement la colonie et occasionner un taux élevé de mortalité.
Phoridé
Apocephalus borealis, une mouche de la famille des phoridés, parasite habituellement certaines espèces de bourdons, de frelons et de guêpes sauvages. On a aussi confirmé sa capacité à infester l’abeille domestique.
Au Québec, ce phoridé n’est pas une cause majeure de mortalité chez les abeilles. Il reste cependant important de surveiller l’évolution de ce nouveau parasite.
Frelon géant du nord
Le frelon géant du nord (Vespa mandarinia), anciennement nommé frelon géant asiatique, est un ravageur dangereux pour l’abeille domestique. Il est susceptible de poser des problèmes aux apiculteurs en attaquant les ruchers.
Pour l’instant, sa présence au Canada se limite à la Colombie-Britannique.
Empoisonnement par les pesticides
Les signes de l’empoisonnement par les pesticides chez les abeilles peuvent prendre diverses formes selon le produit en cause, le mode et le degré d’exposition.
Les indices suivants peuvent indiquer un empoisonnement :
accumulation d’abeilles mortes devant les ruches;
abeilles rampantes, tremblantes, désorientées, léthargiques ou paralysées devant la ruche;
agressivité ou hyperactivité des abeilles;
grand nombre de larves ou de pupes sur la planche d’envol;
dépopulation des butineuses, qui peuvent mourir au champ ou durant le retour à la ruche;
baisse du pollen et du nectar entreposés qui découle de la perte des butineuses;
anéantissement ou affaiblissement de la colonie à la suite d’un déséquilibre de la population comprenant les butineuses, les nourrices et le couvain, et supersédure anormalement importante;
couvain négligé par les nourrices affectées qui entraîne la mort d’abeilles immatures dans leur cellule.
Si vous constatez ces signes, communiquez rapidement avec la centrale de signalement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Un médecin vétérinaire planifiera une visite du rucher affecté et discutera avec vous d’un plan d’intervention. Suivez les consignes pour bien documenter le problème et prélever des échantillons en vue de cette visite.
Services-conseils
Le réseau apicole est formé d’intervenants du milieu. Il est à même de vous fournir des conseils en matière de prévention, de diagnostic et de traitement.