Usage des antibiotiques chez les animaux
Antibiosurveillance
La surveillance de l’utilisation des antibiotiques et de la résistance des bactéries aux antibiotiques est essentielle en santé animale. Elle fournit des données probantes, notamment pour appuyer la prise de décisions et surveiller les répercussions des interventions mises en place.
La surveillance des résidus antibiotiques dans les produits destinés à la consommation est également primordiale en vue d’assurer la salubrité et la qualité des aliments.
Dans cette page :
Système de monitorage
La surveillance de l’utilisation des antibiotiques chez les animaux est réalisée grâce aux données relatives à la distribution, à la prescription, à la vente ou à l’administration des antibiotiques. Elle permet de suivre l’évolution de leur usage dans le temps et d’identifier des pratiques à améliorer en vue de limiter le développement de la résistance des bactéries aux antibiotiques.
Le gouvernement du Québec soutient divers projets qui contribuent à parfaire les connaissances sur les quantités d’antibiotiques utilisées au Québec. Il travaille à implanter un système provincial de monitorage de l’utilisation des antibiotiques en santé animale. Ce système repose notamment sur la collecte de données de ventes d’antibiotiques et d’antiparasitaires destinés aux animaux. Les données de monitorage sont centralisées et hébergées dans la plateforme AntibiotiQC, développée et gérée par Attestra.
Vous pouvez visionner la conférence Mise à jour des travaux concernant le système de monitorage de l’utilisation des antibiotiques au Québec offerte à l’occasion de la Journée annuelle sur l’antibiosurveillance 2025.
La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal collabore à la mise en œuvre de ce système de monitorage des antibiotiques. Elle réalise aussi plusieurs projets portant sur l’usage judicieux des antibiotiques, comme Firstline. Cette application francophone gratuite fournit des recommandations actualisées sur l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire, facilitant ainsi le choix des traitements. Vous pouvez visionner la conférence Firstline : un outil pratique dans la poche! offerte lors de la Journée annuelle sur l’antibiosurveillance 2024.
Pour en apprendre davantage sur le système de monitorage, consultez les capsules vidéo et les documents destinées aux éleveurs d’animaux de consommation.
Capsule 1
Vidéo - Pourquoi un système de monitorage?
Aide-mémoire de la capsule 1 (PDF 325 Ko)
Capsule 2
Vidéo - Survol du système de monitorage
Aide-mémoire de la capsule 2 (PDF 363 Ko)
Capsule 3
Vidéo - Les données ciblées et les méthodes de collecte
Aide-mémoire de la capsule 3 (PDF 665 Ko)
Capsule 4
Vidéo - Le traitement des données et l’accès à celles-ci
Aide-mémoire de la capsule 4 (PDF 378 Ko)
Capsule 5
Vidéo - Le rôle du producteur
Aide-mémoire de la capsule 5 (PDF 442 Ko)
Le système de monitorage nécessite l’implication de plusieurs intervenants en santé animale. Il vise à offrir une rétroaction aux utilisateurs ou aux prescripteurs d’antibiotiques afin de les appuyer dans l’amélioration de leurs pratiques.
Les détenteurs de permis de fabricant et de distributeur d’aliments et de prémélanges médicamenteux contribuent au système de monitorage en transmettant leurs registres de ventes et de fournitures de médicaments dans l’alimentation des animaux de consommation, en vertu du Règlement sur les prémélanges médicamenteux et les aliments médicamenteux destinés aux animaux.
Ces détenteurs de permis peuvent se créer un compte AntibiotiQC ou accéder à leur compte existant afin de transmettre leur registre et de se conformer au règlement.
Au fédéral, Santé Canada collecte chaque année des données relatives aux ventes d’antimicrobiens d’importance en santé humaine effectuées par les compagnies pharmaceutiques et les importateurs. Pour en savoir plus, consultez la page Rapports sur les ventes de médicaments vétérinaires antimicrobiens.
Pour en apprendre davantage sur les initiatives du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) en lien avec l’usage des antibiotiques et la lutte contre la résistance aux antibiotiques, consultez le document Initiatives du MAPAQ en matière de lutte contre l’antibiorésistance (PDF 140 Ko).
Résistance bactérienne
Au Québec, la surveillance de la résistance des bactéries aux antibiotiques est réalisée au moyen du Programme québécois d’antibiosurveillance vétérinaire. Les analyses liées à ce programme s’effectuent dans le Laboratoire de santé animale (LSA) du MAPAQ, en collaboration avec le Centre de diagnostic vétérinaire de l’Université de Montréal (CDVUM) et l’Agence de la santé publique du Canada.
Les objectifs du programme sont de suivre les variations temporelles de la sensibilité et de la multirésistance de certaines bactéries pathogènes à des antimicrobiens d’importance en médecine vétérinaire au Québec, et de diffuser les résultats en temps opportun. Les résultats de cette surveillance servent principalement à orienter des stratégies de traitement, à décider si des mesures visant à réduire la résistance aux antimicrobiens doivent être mises en place et à suivre l’efficacité de ces mesures, le cas échéant.
Dans le cadre de cette surveillance, les échantillons proviennent d’animaux généralement malades qui peuvent avoir été traités aux antimicrobiens et pour lesquels les services diagnostiques du LSA ou du CDVUM ont été sollicités. Les résultats de la surveillance ne peuvent donc pas être extrapolés à l’ensemble de la population animale.
Le rapport interactif Surveillance de l’antibiorésistance présente les indicateurs annuels suivants :
- Les pourcentages d’isolats sensibles;
- Les pourcentages d’isolats multirésistants;
- Le nombre d’isolats analysés;
- Le nombre d’isolats panrésistants.
Donnez-nous votre avis
Avez-vous consulté le rapport interactif du Programme québécois d’antibiosurveillance vétérinaire (PQAV)? Nous vous invitons à remplir un court sondage (moins de 5 minutes) sur son utilisation.
Merci pour votre participation. Vos commentaires nous aideront à mieux répondre à vos besoins en matière d’information, de clarté et d’utilisabilité.
Pour obtenir plus de détails sur les méthodes de laboratoire employées dans le cadre de cette surveillance, consulter les notes méthodologiques (PDF 179 Ko).
Vous pouvez visionner la conférence Programme québécois d’antibiosurveillance vétérinaire : présentation des données 2024 offerte à l’occasion de la Journée annuelle sur l’antibiosurveillance 2025.
À l’échelle nationale, des données sont aussi collectées dans le cadre du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens de l’Agence de la santé publique du Canada.
Vous pouvez visionner la conférence Données du PICRA 2024 (faits saillants) offerte lors de la Journée annuelle sur l’antibiosurveillance 2025.
Vous pouvez également visionner la conférence Réduire la résistance aux antibiotiques en pisciculture : notre stratégie contre la furonculose, présentée par Steve Charette, professeur titulaire au Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique de l’Université Laval, offerte lors de la Journée annuelle sur l’antibiosurveillance 2025.
Résidus dans les produits destinés à l’alimentation
Quand un animal destiné à la consommation doit recevoir un antibiotique, le médecin vétérinaire prescrit un délai entre l’arrêt du traitement et l’abattage de cet animal (pour la viande) ou la récolte du produit animal comme les œufs, le lait ou le miel.
Une période de retrait doit alors être respectée entre l’administration de l’antibiotique et l’envoi de l’animal traité à l’abattoir ou la récolte du produit. Les abattoirs effectuent une surveillance pour détecter les résidus d’antibiotiques présents dans la viande. Une surveillance est également exercée pour d’autres produits de consommation après leur collecte.
Le Laboratoire d’expertises et d’analyses alimentaires (LEAA) est responsable de cette surveillance pour l’ensemble de la chaîne bioalimentaire.
Dernière mise à jour : 10 décembre 2025