Surveillance de l’utilisation des antibiotiques chez les animaux

La surveillance de l’utilisation des antibiotiques est essentielle. Elle est réalisée grâce aux données relatives à la distribution, à la prescription, à la vente ou à l’administration des antibiotiques. Elle permet de suivre l’évolution de leur usage dans le temps. Elle aide à déterminer les pratiques à améliorer pour limiter le développement de la résistance bactérienne aux antibiotiques.

Le gouvernement du Québec soutient divers projets qui contribuent à parfaire les connaissances sur les quantités d’antibiotiques utilisées au Québec. Dans le cadre de la Politique gouvernementale de prévention en santé Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal effectue une étude de faisabilité. Celle-ci vise à mettre en place un système de surveillance continue de l’utilisation des antibiotiques chez les animaux au Québec.​

Au fédéral, Santé Canada collecte chaque année des données relatives aux ventes d’antimicrobiens d’importance en santé humaine effectuées par les compagnies pharmaceutiques et les importateurs. Pour en savoir plus, consultez la page Rapports sur les ventes de médicaments vétérinaires antimicrobiens Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.​.​

Résistance bactérienne

Au Québec, la surveillance de la résistance des bactéries aux antibiotiques est réalisée au moyen du Programme québécois d’antibiosurveillance vétérinaire. Les activités liées à ce programme s’effectuent dans les laboratoires du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en collaboration avec la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et l’Agence de la santé publique du Canada.

Les données recueillies permettent :

  • ​de mieux connaître l’état de la situation au Québec concernant la résistance de certaines bactéries pathogènes (avicole, bovine, porcine) à des antibiotiques d’importance en médecine vétérinaire;
  • de suivre les tendances quant à la résistance des bactéries aux médicaments de très haute importance en médecine humaine (catégorie 1 selon Santé Canada);
  • de suivre les variations temporelles de l’antibiorésistance au Québec;
  • de diffuser les résultats en temps opportun.

Les résultats de cette surveillance passive se rapportent à une population d’animaux malades et ne sont pas représentatifs de la population animale générale.

Pour plus de détails, consultez le document Résultat de la surveillance passive de l’antibiorésistance – Rapport 2020 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

À l’échelle nationale, des données sont aussi collectées dans le cadre du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. de l’Agence de la san​té publique du Canada.

Résidus dans les produits destinés à l’alimentation

Quand un animal destiné à la consommation doit recevoir un antibiotique, le médecin vétérinaire prescrit un délai entre l’arrêt du traitement et l’abattage de cet animal (pour la viande) ou la récolte du produit animal ​comme les œufs, le lait ou le miel.

Une période de retrait doit alors être respectée entre l’administration de l’antibiotique et l’envoi de l’animal traité à l’abattoir ou la récolte du produit. Les abattoirs effectuent une surveillance pour détecter les résidus d’antibiotiques présents dans la viande. Une surveillance est également exercée pour d’autres produits de consommation après leur collecte.​​​

Dernière mise à jour : 28 septembre 2022

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