Sous-volet 2.1 : Intervention visant un bien meuble

Le présent sous-volet vise exclusivement les projets de remplacement ou la réparation d’un mobilier ou d’un équipement non intégré nécessaire à la poursuite de la mission et au maintien du niveau des services de l’organisme culturel admissible. Aucune dépense relative à une intervention sur un immeuble n’est admissible dans le cadre du présent volet.

Objectif spécifique

Permettre aux organismes culturels, dans l’ensemble des régions administratives du Québec, de détenir des biens meubles permettant le maintien de leur niveau de service et la poursuite de leur mission.

Admissibilité

Les clientèles suivantes sont admissibles au volet 2.1 du programme :

  • organisme à but non lucratif légalement constitué;
  • coopérative légalement constituée;
  • entité municipale;
  • communauté ou nation autochtone reconnue par l’Assemblée nationale. 

Pour être admissible en vertu du volet 2.1, le demandeur doit : 

  • détenir un droit de propriété sur le ou les biens meubles visés par le projet;
  • être un organisme culturel admissible, soit :
    • un centre régional de services aux bibliothèques publiques (CRSBP),
    • une bibliothèque publique autonome, affiliée à un CRSBP ou qui relève d’une municipalité ou d’un organisme à but non lucratif mandaté par la Municipalité pour administrer une bibliothèque publique sur son territoire,
    • un service d’archives privées agréé ou ayant amorcé le processus* pour obtenir l’agrément de Bibliothèque et Archives nationales du Québec,

*Service d’archives ayant amorcé le processus d’agrément : est admissible un service d’archives privées ayant déposé une demande et respectant toutes les conditions d’admissibilité à l’exception des conditions de conservation, lesquelles pourront être satisfaites dans le cadre du projet d’immobilisation déposé.

  • un musée, un centre d’exposition ou un lieu d’interprétation ayant obtenu l’agrément du Ministère,
  • un centre de formation, de production ou de diffusion spécialisé ou pluridisciplinaire en arts visuels, en arts numériques, en cinéma et/ou en vidéo, en arts de la scène ou en arts littéraires, dans la mesure où il répond à l’un des critères suivants :
    • il reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
    • il est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec en vertu de l’un des programmes suivants : Soutien à la mission ou Programmation spécifique,
  • un centre de formation, de production ou de diffusion en métiers d’art, dans la mesure où il reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
  • un média communautaire ou un média autochtone qui est admissible ou qui reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
  • un centre culturel d’action communautaire dont les activités principales s’inscrivent dans l’un des secteurs d’intervention du Ministère et qui reçoit de ce dernier une aide pour son fonctionnement,
  • un centre d’interprétation, de formation, de production ou de diffusion des cultures autochtones pour les communautés autochtones et les villages nordiques. 

Clientèle non admissible 

Ne sont pas admissibles les organismes suivants :

  • organisme autre que budgétaire mentionné dans l’annexe 2 de la Loi sur l’administration financière (RLRQ, chapitre A-6.001);
  • Musée des beaux-arts de Montréal;
  • festival;
  • personne physique;
  • personne morale à but lucratif. 

La demandeuse ou le demandeur qui se trouve dans l’une ou l’autre des situations suivantes n’est pas admissible :

  • est inscrit au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics, incluant ses sous-traitants, inscrits à ce registre;
  • a fait défaut de respecter ses obligations après avoir été dûment mis en demeure en lien avec l’octroi d’une aide financière antérieure par un ministère ou un organisme du gouvernement du Québec;
  • est insolvable, en faillite, a déposé une proposition concordataire ou a retiré un avantage d’une loi concernant la faillite ou l’insolvabilité;
  • n’a pas satisfait aux exigences élevées d’intégrité auxquelles le public est en droit de s’attendre d’un bénéficiaire d’une aide financière versée à même des fonds publics.

L’aide financière ne peut pas servir à effectuer un paiement au bénéfice d’une entité se trouvant dans l’une ou l’autre des situations indiquées dans les paragraphes précédents. 

Interventions admissibles 

Pour être admissible, l’intervention doit concerner le remplacement, la réparation et l’installation d’un mobilier ou d’un équipement non intégré en place et inhérent à la mission de l’organisme culturel et à sa vocation culturelle. 

Interventions non admissibles 

Toutes les interventions sur un immeuble et un équipement intégré sont non admissibles.

Dépenses admissibles

Les dépenses constituées d’un ensemble de coûts engagés en vertu d’un contrat octroyé après l’annonce de l’aide financière et directement liées au remplacement d’un bien mobilier ou d’un équipement non intégré nécessaire à la poursuite de la mission de l’organisme culturel sont admissibles :

  • l’achat d’un bien mobilier permettant le remplacement d’un bien désuet ou défectueux, incluant les frais de livraison;
  • les pièces et la main-d’œuvre permettant la réparation et l’installation d’un bien mobilier ou d’un équipement;
  • les honoraires professionnels directement liés au projet, incluant les frais de déplacement;
  • les taxes nettes (à l’exclusion de la partie remboursée) afférentes aux dépenses admissibles.

Dépenses non admissibles 

Ne sont pas admissibles les dépenses :

  • engagées avant la signature de la lettre d’annonce;
  • liées à un projet financé dans le cadre d’un autre programme du Ministère;
  • découlant de l’achat de biens ou de la prestation de services en provenance d’une entreprise inscrite au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics;
  • couvertes par le versement d’un dédommagement par un assureur;
  • non directement liées à la réalisation du projet;
  • récurrentes et associées au fonctionnement, à l’exploitation ou à l’entretien;
  • représentant la partie de la taxe de vente du Québec et celle de la taxe sur les produits et services ainsi que les autres coûts pour lesquels le demandeur (ou une tierce partie) a droit à un remboursement;
  • en dons ou en contributions en nature (bénévolat, biens et services);
  • en frais de financement;
  • en coûts d’équipement et de matériel administratif;
  • en coûts d’équipement et de matériel pour un local de commerce de détail. 

Présentation d’une demande d’aide financière

La demande d’aide financière est produite en ligne, sur un formulaire accessible dans di@pason, lequel, une fois qu’il a été rempli, est automatiquement acheminé à la direction du Ministère responsable de son traitement.

La demande d’aide financière peut être transmise pendant la période d’ouverture du volet 2.1 du programme indiqué dans le calendrier des programmes (PDF 0,93 Mo).

Le demandeur doit fournir, avec le formulaire de demande d’aide financière ou 
les documents joints, les renseignements suivants :

Pour être soumis à l’analyse, le dossier doit être complet, compréhensible et fondé sur des données exactes. Une demande d’aide financière est refusée lorsqu’elle ne satisfait pas aux critères du programme.

Sélection des projets

L’évaluation des demandes est réalisée par le Ministère, par l’entremise d’un comité consultatif interne du Ministère et de ses sociétés d’État.

Le Ministère limitera au besoin le nombre de projets sélectionnés afin de respecter l’enveloppe budgétaire disponible.

L’admissibilité d’un demandeur n’accorde aucune garantie ni obligation de financement du projet.

Critères de sélection des projets

La demande admissible est évaluée en fonction des critères suivants :

  • la pertinence du projet :
    • le bien-fondé des besoins au regard de l’atteinte des normes sectorielles et réglementaires,
    • l’urgence de l’intervention projetée pour le maintien des activités et la poursuite de la mission de l’organisme culturel,
    • le maintien de l’intégrité du bien et de la sécurité des usagères et usagers,
    • sa concordance avec les orientations et les objectifs ministériels ainsi qu’avec les enjeux liés au territoire ou au secteur concerné;
  • la qualité du projet:
    • le réalisme de son budget, incluant la confirmation des partenaires financiers et l’estimation des coûts,
    • la capacité organisationnelle et financière du demandeur à réaliser le projet,
    • la prise en compte des principes directeurs de la qualité architecturale,
    • son adéquation aux déficiences et problèmes soulevés;
  • les retombées prévisibles du projet:
    • l’accessibilité du bien, incluant l’accessibilité universelle,
    • les services offerts aux usagères et usagers.

Réalisation du projet

Période de réalisation 

À compter de la date de la lettre d’annonce, la phase de réalisation du projet peut être amorcée.

La phase de réalisation du projet doit être terminée dans les 18 mois suivant cette date, à moins d’une situation exceptionnelle pour laquelle le Ministère peut autoriser un délai autre.

Règles d’adjudication des contrats

Sous réserve des règles applicables dans un régime équivalent, les conditions du Guide de gestion des contrats  s’appliquent à tous les contrats d’approvisionnement, de services de nature technique, de services professionnels et de travaux de construction conclus par un bénéficiaire.

Obligations du bénéficiaire

Le bénéficiaire doit:

  • obtenir l’autorisation du ministre avant d’apporter toute modification au projet, à la suite de l’annonce de l’aide financière;
  • demeurer propriétaire des biens meubles acquis avec l’aide financière, et ce, pour une durée minimale de 3 ans suivant la date de l’annonce de l’aide financière;
  • rembourser l’aide financière reçue advenant une aliénation des biens meubles avant la durée prescrite de 3 ans selon les paramètres suivants :

Tableau II – Paramètre de remboursement de l’aide financière en cas d’aliénation

Temps écoulé après la date d’annoncePourcentage de l’aide financière devant être remboursée
Moins de 1 an75 %
Entre 1 an et 2 ans50 %
Entre 2 ans et 3 ans25 %
  • utiliser et entretenir le bien meuble visé par la demande.

Attribution de l’aide financière

Modalités générales 

Tout engagement financier du gouvernement du Québec n’est valide que s’il existe, sur un crédit, un solde disponible suffisant pour imputer la dépense découlant de cet engagement, conformément aux dispositions de l’article 21 de la Loi sur l’administration financière (RLRQ, chapitre A-6.001). 

Calcul de l’aide financière 

En vertu du volet 2.1 du programme, l’aide financière maximale octroyée pour un projet peut atteindre, selon le pourcentage qui s’applique en fonction du type de clientèle, un maximum de 90 % du total des dépenses admissibles, sans excéder un maximum de 3 M$. 

L’aide financière accordée au bénéficiaire peut atteindre, en fonction du type de clientèle, une aide maximale établie dans le tableau suivant :

Tableau III – Taux de contribution maximale en fonction du type de clientèle

Type de clientèlePourcentage d’aide financière appliqué aux dépenses admissibles
Clientèle générale (incluant municipalité et autorité publique)50 %
Municipalité locale avec un indice de richesse foncière uniformisée de 75 et moins (propriétaire d’une infrastructure culturelle)80 %
-Organisme et coopérative à but non lucratif80 %

Village nordique

Communauté autochtone

90 %

Règle de cumul des aides financières publiques 

Le calcul du cumul des aides financières directes ou indirectes reçues des ministères, organismes et sociétés d’État des gouvernements du Québec et du Canada, incluant les crédits d’impôt, ainsi que des entités municipales qui ne sont pas directement bénéficiaires du programme, ne doit pas dépasser 100 % des dépenses admissibles. 

Aux fins du calcul du taux de cumul des aides financières publiques, le terme « entités municipales » réfère aux organismes municipaux compris à l’article 5 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (RLRQ, chapitre A-2.1). 

L’actif visé au paragraphe 1 du premier alinéa de l’article 89 de la Loi instituant le gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James (RLRQ, chapitre G-1.04) n’est pas considéré dans la règle de cumul de la présente norme. 

Aux fins du calcul du taux de cumul, toutes les formes d’aide financière accordées par un organisme public doivent être calculées à 100 % de leur valeur, qu’elles soient remboursables ou non. 

Par ailleurs, les aides financières provenant de la Banque de développement du Canada, de Financement agricole Canada et de la Financière agricole du Québec sont à considérer comme des contributions privées si elles n’offrent aucun avantage conféré, soit qu’elles sont convenues aux conditions du marché. 

Versement de l’aide financière 

L’aide financière est versée comme suit :

  • 75 % après la signature de la lettre d’annonce par le ministre;
  • le solde de l’aide financière, après la transmission et l’acceptation de la reddition de comptes.

Mesures de contrôle

Le bénéficiaire rédige lui-même un rapport de reddition de comptes final qui doit être produit au plus tard 3 mois après la fin du projet.

Le rapport final est rédigé à l’aide du formulaire de reddition de comptes fourni par le Ministère, auquel sont joints :

  • le rapport d’utilisation de l’aide financière permettant de vérifier que les sommes accordées ont été affectées aux fins auxquelles elles étaient destinées (le Ministère se réserve le droit de demander les pièces justificatives relatives aux dépenses faites dans le cadre du projet);
  • le budget final du projet;
  • tout autre renseignement ou document demandé par le Ministère.

Le Ministère se réserve le droit de visiter les lieux où se déroule le projet et de vérifier l’utilisation de l’aide financière accordée, et ce, à toute heure raisonnable.

Le Ministère se réserve le droit de demander un remboursement en cas de non-respect des conditions déterminées dans l’autorisation d’actes ou de travaux ou de non-respect des conditions d’octroi de l’aide financière.

Sous-volet 2.2 : Intervention visant un bien immeuble

Le présent sous-volet vise les interventions permettant de maintenir ou de rétablir l’état d’une infrastructure culturelle existante pour conserver l’offre culturelle actuelle et son accessibilité. Il peut inclure des interventions sur de l’équipement non intégré uniquement si des interventions sur un immeuble sont prévues.

Objectifs spécifiques

Permettre aux organismes culturels, dans l’ensemble des régions administratives du Québec, de bénéficier d’immeubles leur permettant de maintenir leur offre de service et de poursuivre leur mission.

Admissibilité

Clientèle admissible 

Les clientèles suivantes sont admissibles au volet 2.2 du programme :

  • organisme à but non lucratif légalement constitué;
  • coopérative légalement constituée;
  • entité municipale;
  • organisme scolaire, propriétaire d’une infrastructure culturelle louée, en tout ou en partie, à un organisme culturel admissible;
  • communauté ou nation autochtone reconnue par l’Assemblée nationale. 

Pour être admissible en vertu du volet 2.2, la demandeuse ou le demandeur doit : 

  • détenir un droit de propriété, de copropriété ou une emphytéose, au sens du Code civil du Québec, sur l’immeuble visé par le projet;
  • être un organisme culturel admissible ou louer l’immeuble à un organisme culturel admissible :
    • un centre régional de services aux bibliothèques publiques (CRSBP),
    • une bibliothèque publique autonome, affiliée à un CRSBP ou qui relève d’une municipalité ou d’un organisme à but non lucratif mandaté par la Municipalité pour administrer une bibliothèque publique sur son territoire,
    • un service d’archives privées agréé ou ayant amorcé le processus* pour obtenir l’agrément de Bibliothèque et Archives nationales du Québec,
      • *Service d’archives ayant amorcé le processus d’agrément : est admissible un service d’archives privées ayant déposé une demande et respectant toutes les conditions d’admissibilité à l’exception des conditions de conservation, lesquelles pourront être satisfaites dans le cadre du projet d’immobilisation déposé.
    • un musée, un centre d’exposition ou un lieu d’interprétation ayant obtenu l’agrément du Ministère,
    • un centre de formation, de production ou de diffusion spécialisé ou pluridisciplinaire en arts visuels, en arts numériques, en cinéma et/ou en vidéo, en arts de la scène ou en arts littéraires, dans la mesure où il répond à l’un des critères suivants :
      • il reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
      • il est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec en vertu de l’un des programmes suivants : Soutien à la mission ou Programmation spécifique,
      • lorsque le diffuseur est locataire, une entente de gestion de la programmation doit être conclue entre le propriétaire de l’immeuble et le diffuseur admissible,
    • un centre de formation, de production ou de diffusion en métiers d’art, dans la mesure où il reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
    • un média communautaire ou un média autochtone qui est admissible ou qui reçoit du Ministère une aide pour son fonctionnement,
    • un centre culturel d’action communautaire dont les activités principales s’inscrivent dans l’un des secteurs d’intervention du Ministère et qui reçoit de ce dernier une aide pour son fonctionnement,
    • un centre d’interprétation, de formation, de production ou de diffusion des cultures autochtones pour les communautés autochtones et les villages nordiques.

Clientèle non admissible 

Ne sont pas admissibles :

  • un organisme autre que budgétaire mentionné dans l’annexe 2 de la Loi sur l’administration financière (RLRQ, chapitre A-6.001);
  • le Musée des beaux-arts de Montréal;
  • un festival;
  • une personne physique;
  • une personne morale à but lucratif. 

Les demandeurs qui se trouvent dans l’une ou l’autre des situations suivantes ne sont pas admissibles :

  • est inscrit au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics, incluant ses sous-traitants inscrits à ce registre;
  • a fait défaut de respecter ses obligations après avoir été dûment mis en demeure en lien avec l’octroi d’une aide financière antérieure par un ministère ou un organisme du gouvernement du Québec;
  • est insolvable, en faillite, a déposé une proposition concordataire ou a retiré un avantage d’une loi concernant la faillite ou l’insolvabilité;
  • n’a pas satisfait pas aux exigences élevées d’intégrité auxquelles le public est en droit de s’attendre d’un bénéficiaire d’une aide financière versée à même des fonds publics.

L’aide financière ne peut pas servir à effectuer un paiement au bénéfice d’une entité se trouvant dans l’une ou l’autre des situations indiquées dans les paragraphes précédents. 

Interventions admissibles 

Pour être admissible, l’intervention doit concerner :

  • les travaux de rénovation, de réaménagement, de mise aux normes ou d’aménagement d’une infrastructure culturelle;
  • les travaux de restauration, dans le cas d’une infrastructure culturelle située dans un immeuble patrimonial, sous réserve d’une autorisation d’actes ou de travaux du ministre en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, le cas échéant;
  • le remplacement, la réparation et l’installation d’un équipement intégré ou non intégré (uniquement si des interventions sur un immeuble sont prévues au projet), incluant un système de protection contre les incendies et d’extinction ou un équipement visant l’accessibilité universelle. 

Interventions non admissibles 

Des interventions de construction, de reconstruction d’un immeuble et de déménagement d’une infrastructure culturelle ne sont pas admissibles.

Dépenses admissibles

Les honoraires professionnels pour produire les études permettant la réalisation du projet, et datant d’au plus 5 ans au moment le dépôt de la demande d’aide financière, sont admissibles. 

Les frais liés à un avis professionnel sur le potentiel archéologique de la ou des zones ciblées pour les travaux sont admissibles. 

Les dépenses suivantes, constituées d’un ensemble de coûts engagés en vertu d’un contrat octroyé après l’annonce de l’aide financière, sont admissibles : 

  • les honoraires professionnels et techniques liés aux interventions admissibles, incluant les frais de déplacement;
  • les travaux de construction (rénovation, réaménagement, mise aux normes, aménagement) ainsi que la restauration et la préservation d’un immeuble patrimonial. Pour être admissibles, les travaux de construction et de restauration doivent être exécutés, en fonction de l’expertise requise par le type d’intervention, par soit un entrepreneur détenant la licence appropriée de la Régie du bâtiment du Québec, soit une artisane ou un artisan membre du Conseil des métiers d’art du Québec, soit une restauratrice ou un restaurateur professionnel*;
    • * Il doit s’agir d’une restauratrice ou un restaurateur du Centre de conservation du Québec ou d’une restauratrice ou un restaurateur accrédité par l’Association canadienne des restaurateurs professionnels
  • le remplacement, la réparation et l’installation d’un équipement intégré ou non intégré;
  • l’acquisition, la réparation et l’installation d’un système de protection contre les incendies et d’extinction;
  • la fabrication et l’installation d’une plaque d’identification;
  • l’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement;
  • une intervention archéologique (inventaire, supervision, fouilles), sous réserve de l’obtention d’un permis de recherche archéologique  en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, et dans la mesure où l’intervention remplie au moins l’une des 3 conditions suivantes :
    • est associée aux travaux d’excavation requis dans le cadre des travaux de restauration, de maintien ou de rétablissement de l’infrastructure culturelle,
    • est associée à des travaux d’excavation ou de maintien de l’intégrité du patrimoine archéologique sur l’un des biens suivants :
      • un site archéologique, lorsque ce dernier est classé comme immeuble ou site pour son intérêt patrimonial,
      • un immeuble patrimonial classé (incluant son terrain s’il est protégé),
      • un site patrimonial classé ou déclaré,
    • découle d’une exigence du Ministère dans le cadre de la délivrance d’une autorisation d’actes ou de travaux en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.
  • Les taxes nettes (à l’exclusion de la partie remboursée) afférentes aux dépenses admissibles sont admissibles.

Dépenses non admissibles

Ne sont pas admissibles les dépenses :

  • engagées avant la signature de la lettre d’annonce, à l’exception des études permettant la réalisation du projet, datant d’au plus 5 ans avant le dépôt de la demande d’aide financière;
  • non liées à la réalisation du projet;
  • liées à un projet financé dans le cadre d’un autre programme du Ministère ou d’une entente de développement culturel;
  • liées à un projet financé dans le cadre des programmes administrés par le Conseil du patrimoine religieux du Québec :
    • Programme visant la protection, la transmission et la mise en valeur du patrimoine culturel à caractère religieux,
    • Programme visant la requalification des lieux de culte excédentaires patrimoniaux;
  • découlant de l’achat de biens ou de la prestation de services en provenance d’une entreprise inscrite au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics;
  • couvertes par le versement d’un dédommagement par un assureur;
  • récurrentes et associées au fonctionnement, à l’exploitation ou à l’entretien;
  • liées aux travaux réalisés par :
    • le demandeur ou son personnel,
    • par une personne liée ou ayant un lien de dépendance avec le propriétaire;
  • représentant la partie de la taxe de vente du Québec et celle de la taxe sur les produits et services ainsi que les autres coûts pour lesquels le bénéficiaire (ou une tierce partie) a droit à un remboursement;
  • en dons ou en contributions en nature (bénévolat, biens et services);
  • en frais de financement.

Présentation d’une demande d’aide financière

La demande d’aide financière est produite en ligne, sur un formulaire accessible dans di@pason, lequel, une fois qu’il a été rempli, est automatiquement acheminé à la direction du Ministère responsable de son traitement.

La demande d’aide financière peut être transmise pendant la période d’ouverture du volet 2.2 du programme indiquée dans le calendrier des programmes (PDF 0,93 Mo).

Le demandeur doit fournir, avec le formulaire de demande d’aide financière ou 
les documents joints, les renseignements suivants :

  • Le document de Conditions d’octroi de l’aide financière (PDF 2,04 Mo) signé;
  • la résolution adoptée par ses autorités compétentes confirmant le montant de l’aide financière demandée;
  • les documents afférents au droit de propriété de l’immeuble;
  • une copie du bail de location ou d’occupation avec un organisme culturel admissible ainsi que l’entente de gestion de la programmation, le cas échéant;
  • un audit technique (XLSX 366 Ko), d’au plus 5 ans, attestant l’état général du bâtiment et de ses différentes composantes et déterminant les interventions à réaliser;
  • les états financiers les plus récents du propriétaire ou du locataire si le propriétaire n’est pas un organisme culturel admissible;
  • pour un projet qui comporte des travaux d’excavation :
  • une description des travaux d’excavation prévus qui mentionne la superficie touchée et la profondeur maximale des excavations,
  • un avis professionnel sur le potentiel archéologique de la ou des zones ciblées sur le plan des travaux, le cas échéant;
  • l’échéancier de réalisation du projet (XLSX 53 Ko);
  • le budget de fonctionnement prévisionnel (XLSX 239 Ko), sur 3 ans, de l’organisme culturel;
  • l’estimation des coûts de construction (Uniformat II niveau 3);
  • le budget de projet (XLSX 263 Ko).

Pour être soumis à l’analyse, le dossier doit être complet, compréhensible et fondé sur des données exactes. Une demande d’aide financière est refusée lorsqu’elle ne satisfait pas aux critères du programme.

Le demandeur consent à ce que certains renseignements apparaissant dans sa demande puissent être communiqués à un autre ministère ou organisme, pour :

  • assurer le respect de certaines mesures administratives;
  • obtenir une expertise requise lors de l’analyse de la demande dans le but de permettre au Ministère de rendre une décision juste et éclairée.

Sélection des projets

L’évaluation des demandes est réalisée par le Ministère, par l'entremise d’un comité consultatif interne du Ministère et de ses sociétés d’État.

Le Ministère limitera au besoin le nombre de projets sélectionnés afin de respecter l’enveloppe budgétaire disponible.

L’admissibilité d’un demandeur n’accorde aucune garantie ni obligation de financement du projet.

Critères de sélection des projets 

La demande admissible est évaluée en fonction des critères suivants :

  • la pertinence du projet :
    • le bien-fondé des besoins au regard de l’atteinte des normes sectorielles et réglementaires,
    • l’urgence de l’intervention projetée pour le maintien des activités, la poursuite de la mission de l’organisme culturel et la sécurité des usagères et usagers,
    • le maintien de l’intégrité du bien et de la sécurité des usagères et usagers,
    • sa concordance avec les orientations et les objectifs ministériels ainsi qu’avec les enjeux liés au territoire ou au secteur concerné,
    • sa contribution à la préservation et à la mise en valeur d’un bien patrimonial, le cas échéant;
  • la qualité du projet :
    • le réalisme de son budget, incluant la confirmation des partenaires financiers et l’estimation des coûts,
    • la capacité organisationnelle et financière du demandeur à réaliser le projet,
    • la prise en compte de son incidence sur le budget de fonctionnement de l’organisme culturel,
    • la prise en compte des principes directeurs de la qualité architecturale,
    • son adéquation aux déficiences et problèmes soulevés;
  • les retombées prévisibles du projet :
    • l’accessibilité du bien, incluant l’accessibilité universelle,
    • les services offerts aux usagères et usagers.

Réalisation du projet

Période de réalisation 

À compter de la date de la lettre d’annonce, la phase de réalisation du projet peut être amorcée.

La phase de réalisation du projet doit être terminée dans les 36 mois suivant cette date, à moins d’une situation exceptionnelle pour laquelle le Ministère peut autoriser un délai autre.

Règles d’adjudication des contrats

Sous réserve des règles applicables dans un régime équivalent, les conditions du Guide de gestion des contrats s’appliquent à tous les contrats d’approvisionnement, de services de nature technique, de services professionnels et de travaux de construction conclus par un bénéficiaire.

Obligations du bénéficiaire

Le bénéficiaire doit :

  • obtenir l’autorisation du Ministère avant d’apporter toute modification au projet, à la suite de l’annonce de l’aide financière;
  • reconstruire ou remettre en état, à la suite d’un sinistre de quelque nature que ce soit, et en aviser le Ministère le plus tôt possible;
  • obtenir l’autorisation du Ministère, et ce, pour une durée de 10 ans suivant la date de l’annonce de l’aide financière afin de :
    • modifier l’immeuble visé par le projet ou sa vocation,
    • louer ou sous-louer l’immeuble visé par le projet, en tout ou partie, à temps plein ou à temps partiel, pour une période de plus de 6 mois,
    • confier la gestion de l’immeuble, visé par le projet, à un tiers, et ce, avec les mêmes obligations que celles prévues au programme;
  • demeurer propriétaire de l’immeuble, visé par les travaux, et maintenir le bail ou l’entente d’occupation, le cas échéant, et ce, pour une durée minimale de 10 ans suivant la date de l’annonce de l’aide financière;
  • demeurer propriétaire des biens meubles acquis avec l’aide financière, et ce, pour une durée minimale de 3 ans suivant la date de l’annonce de l’aide financière;
  • rembourser l’aide financière reçue advenant une aliénation de l’immeuble avant la durée prescrite de 10 ans, selon les paramètres suivants 

Tableau IV – Paramètre de remboursement de l’aide financière en cas d’aliénation

Temps écoulé après la date d’annoncePourcentage de l’aide financière devant être remboursée
Moins de 3 ans75 %
Entre 3 ans et 6 ans50 %
Entre 6 ans et 10 ans25 %
  • exploiter, utiliser et entretenir le bien visé par la demande.

Attribution de l’aide financière

Modalités générales

Tout engagement financier du gouvernement du Québec n’est valide que s’il existe, su un crédit, un solde disponible suffisant pour imputer la dépense découlant de cet engagement, conformément aux dispositions de l’article 21 de la Loi sur l’administration financière (RLRQ, chapitre A-6.001).

Calcul de l’aide financière 

En vertu du volet 2.2 du programme, l’aide financière maximale octroyée pour un projet peut atteindre, selon le pourcentage qui s’applique en fonction du type de clientèle et d’immeuble, un maximum de 93 % du total des dépenses admissibles, sans excéder :

  • le seuil maximal de 5 M$ pour un projet de maintien d’actif sans intervention de restauration d’un immeuble patrimonial;
  • Le seuil maximal de 10 M$ pour un projet de maintien d’actif comportant des interventions de restauration d’un immeuble patrimonial.

L’aide financière accordée au bénéficiaire peut atteindre, en fonction du type de clientèle, une aide maximale établie dans le tableau suivant :

Tableau V – Taux de contribution maximale en fonction du type de clientèle

Type de clientèlePourcentage d’aide financière appliqué aux dépenses admissibles
Clientèle générale (incluant municipalité et autorités publiques)50 %
Municipalité propriétaire d’un bâtiment patrimonial dans lequel est située une infrastructure culturelle et dont le projet comporte des interventions de restauration60 %
Municipalité locale avec un indice de richesse foncière uniformisée de 75 et moins (propriétaire d’une infrastructure culturelle)80 %
Organisme et coopérative à but non lucratif80 %

Village nordique

Communauté autochtone

90 %

Le pourcentage d’aide financière, appliqué aux dépenses admissibles, est majoré de 3 % lorsque le projet vise l’obtention d’une certification de bâtiment durable.

Règle de cumul des aides financières publiques 

Le calcul du cumul des aides financières directes ou indirectes reçues des ministères, organismes et sociétés d’État des gouvernements du Québec et du Canada, incluant les crédits d’impôt, ainsi que des entités municipales qui ne sont pas directement bénéficiaires du programme, ne doit pas dépasser 100 % des dépenses admissibles.

Aux fins du calcul du taux de cumul des aides financières publiques, le terme « entités municipales » réfère aux organismes municipaux compris à l’article 5 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (RLRQ, chapitre A-2.1).

L’actif visé au paragraphe 1 du premier alinéa de l’article 89 de la Loi instituant le gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James (RLRQ, chapitre G-1.04) n’est pas considéré dans la règle de cumul de la présente norme.

Aux fins du calcul du taux de cumul, toutes les formes d’aide financière accordées par un organisme public doivent être calculées à 100 % de leur valeur, qu’elles soient remboursables ou non.

Par ailleurs, les aides financières provenant de la Banque de développement du Canada, de Financement agricole Canada et de la Financière agricole du Québec sont à considérer comme des contributions privées si elles n’offrent aucun avantage conféré, soit qu’elles sont convenues aux conditions du marché.

Versement de l’aide financière 

L’aide financière est versée comme suit :

  • 30 % de l’aide financière annoncée après la signature de la lettre d’annonce par le ministre;
  • 30 % après la transmission d’une copie du contrat signé avec l’entrepreneur;
  • 30 % après la transmission du certificat d’achèvement substantiel des travaux;
  • le solde de l’aide financière, après la transmission et l’acceptation de la reddition de comptes.

Le Ministère se réserve le droit de demander le remboursement des sommes déjà versées advenant que le bénéficiaire se désiste ou ne réalise pas le projet, en tout ou en partie.

Mesures de contrôle

Le bénéficiaire est tenu de soumettre au Ministère des rapports d’étape bisannuels permettant de suivre l’avancement du projet et les flux de trésorerie.

Le bénéficiaire rédige lui-même un rapport de reddition de comptes final qui doit être produit au plus tard 3 mois après la fin du projet.

Le rapport final est rédigé à l’aide du formulaire de reddition de comptes fourni par le Ministère, auquel sont joints :

  • le rapport d’utilisation de l’aide financière permettant de vérifier que les sommes accordées ont été affectées aux fins auxquelles elles étaient destinées (le Ministère se réserve le droit de demander les pièces justificatives relatives aux dépenses faites dans le cadre du projet);
  • le budget final du projet;
  • tout autre renseignement ou document demandé par le Ministère.

Le Ministère se réserve le droit de visiter les lieux où se déroule le projet et de vérifier l’utilisation de l’aide financière accordée, et ce, à toute heure raisonnable.

Le Ministère se réserve le droit de demander un remboursement en cas de non-respect des conditions déterminées dans l’autorisation d’actes ou de travaux ou de non-respect des conditions d’octroi de l’aide financière.