Informations sur le cancer colorectal (côlon et rectum)
Informations sur le cancer colorectal (côlon et rectum)
Dans cette page :
Description
Au Québec, le cancer colorectal, aussi appelé cancer du côlon et rectum, est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes et la troisième chez les femmes. Ce cancer se forme dans le gros intestin (côlon) ou à son extrémité (rectum).
Le cancer colorectal se développe lentement, sans aucun symptôme apparent, et habituellement à partir de polypes. Les polypes sont de petites masses de chair bénignes (non cancéreuses) qui grossissent progressivement sur les parois internes du côlon ou du rectum. La plupart des polypes vont demeurer bénins, sans conséquences, mais certains peuvent se transformer en cancer. Le développement d’un polype en cancer peut prendre plusieurs années. Une personne peut ainsi avoir un polype précancéreux ou même un cancer colorectal pendant des années avant d’avoir des symptômes.
Représentation d'une partie du système digestif. Des polypes ou un cancer colorectal (en rouge) peuvent se développer dans le gros intestin.
Personnes à risque
Facteurs de risque
Certains facteurs augmentent le risque de développer un cancer colorectal. Le fait de présenter un facteur de risque associé à ce type de cancer ne signifie pas que vous aurez la maladie. Certaines personnes pourront aussi développer ce type de cancer sans avoir aucun facteur de risque.
L’âge, surtout après 50 ans, est l’un des principaux facteurs de risque de développer un cancer colorectal. Quel que soit leur âge, certaines personnes, par leur histoire personnelle (p. ex. : histoire de cancer colorectal ou de polypes, de maladie inflammatoire intestinale comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, syndrome génétique) ou leur histoire familiale (p. ex. : cas de cancer colorectal ou de polypes dans la famille, syndrome génétique familial), ont un risque plus élevé de développer un cancer colorectal.
Les personnes à risque peuvent discuter avec un professionnel ou une professionnelle de la santé sur le test de dépistage le plus approprié à leur situation personnelle. Certaines personnes pourront être orientées au besoin vers une consultation et un suivi en spécialité.
Symptômes
Le cancer colorectal peut se développer lentement, sans aucun symptôme apparent. Si vous observez un changement récent et persistant dans vos habitudes intestinales (p. ex. : diarrhée, constipation, selles noires ou rouge vif ou saignement après les selles), consultez rapidement un ou une médecin ou une infirmière praticienne spécialisée pour obtenir un diagnostic.
Quand consulter un professionnel ou une professionnelle de la santé ?
Appelez Info-Santé 811 ou consultez un ou une médecin ou une infirmière praticienne spécialisée si vous avez l’un des symptômes décrits précédemment. Prenez note que ces symptômes ne sont pas nécessairement causés par un cancer. Ils peuvent l’être par un autre problème de santé.
Protection et prévention
Saines habitudes de vie
Le meilleur moyen de réduire votre risque de cancer colorectal est d’adopter de saines habitudes de vie :
limiter votre temps de sédentarité (p. ex. : temps d’écran);
augmenter votre consommation de fruits, de légumes, de grains entiers, de légumineuses et de produits laitiers;
limiter votre consommation de viande transformée (p. ex. : charcuteries) et de viandes rouges;
éviter de consommer de l’alcool ou diminuer votre consommation.
Dépistage
Le dépistage du cancer colorectal est un autre moyen efficace de réduire le risque de développer cette maladie et sa mortalité. Un professionnel ou une professionnelle de la santé pourrait recommander, si vous êtes admissible, un test RSOSi ou une coloscopie, selon votre niveau de risque. Le test RSOSi permet de détecter la présence ou non de sang invisible à l’œil nu dans les selles et d’orienter la personne vers la coloscopie si le test est positif. La coloscopie permet de visualiser l’intérieur du gros intestin et de détecter des polypes ou un cancer à un stade peu avancé, et ce, avant que les signes et les symptômes de la maladie apparaissent.
Le dépistage d’un cancer comporte des avantages, des inconvénients et des limites. Les personnes admissibles ont le choix d’y participer ou non, selon leurs valeurs et leurs préférences. Le dépistage constitue une option, mais jamais une obligation. Consultez la page sur le dépistage du cancer colorectal pour en apprendre davantage.
Traitements
Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de cancer colorectal, une équipe spécialisée en oncologie établit un plan de traitement personnalisé avec elle. Ce plan peut varier selon différents éléments, comme le type de cancer, son stade et l’état de santé de la personne. Le plan de traitement tient aussi compte des désirs et des préoccupations de la personne atteinte et de ceux de sa famille.
Lorsque le cancer atteint le gros intestin, les principaux traitements offerts sont la chirurgie et la chimiothérapie. La radiothérapie peut aussi parfois être indiquée. Le ou la médecin peut prescrire un seul de ces traitements ou une combinaison.
Dernière mise à jour :
19 août 2024
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