Coyote

Déplacement d’animaux interdit en Estrie et en Montérégie

Jusqu’au 4 février 2026, il est interdit de déplacer ou relocaliser les ratons laveurs, mouffettes rayées, renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités (PDF 201 Ko) situées autour des cas connus de rage du raton laveur. 

Si vous capturez un animal importun (raton laveur, mouffette rayée, renard gris, renard roux ou coyote) et qu’il n’a pas été possible au préalable de l’effaroucher ou de l’empêcher de causer des dommages sur votre propriété, deux options s’offrent à vous :

  • Relâcher l’animal sur place (à l’extérieur d’un bâtiment);
  • Abattre l’animal (en dernier recours). Aucun permis n’est requis dans ce contexte, et cela peut être fait en dehors des périodes de chasse et de piégeage.
Un coyote.

Nom français
Coyote

Nom anglais
Coyote

Nom scientifique
Canis latrans

Grand groupe
Mammifères

Sous-groupe
Mammifères terrestres

Espèces d'intérêt
Canidés

Description

Le coyote est un canidé sauvage commun au Québec. Il s’adapte habilement aux milieux urbains et naturels. Le coyote peut être mis en valeur autant par la chasse que par le piégeage.

Identification

Taille

Longueur totale : de 114 à 141 cm; hauteur à l’épaule : de 58 à 66 cm.

Poids

De 9 à 23 kg. Le mâle est légèrement plus gros que la femelle.

Coloration

Le pelage du coyote est gris jaunâtre avec une rayure noire sur le dos. Son museau, le revers de ses oreilles et ses pattes avant sont fauves. Le bout de sa queue est noir. Il peut exister des variations dans la coloration du pelage de l’espèce.

Traits caractéristiques

Le coyote a un museau effilé, des oreilles grandes et pointues et des pattes longues et élancées. Il a une queue très touffue.

Distinction

Le coyote se distingue du loup par sa taille plus petite, ses oreilles plus pointues, son museau plus étroit et les coussinets plantaires de ses pattes arrière plus petits que ceux du loup. Sa queue est plutôt basse lorsqu’il court.

Le coyote et le loup peuvent s’hybrider, ce qui signifie qu’ils peuvent se reproduire ensemble et avoir des descendants capables de survivre et de se reproduire. Ces hybrides présentent des caractéristiques intermédiaires en termes de taille et de coloration du pelage par rapport à leurs parents. Il est impossible de différencier, de manière certaine, un hybride d’un coyote ou d’un loup, même à l’aide de mesures précises.

Des analyses génétiques montrent que les grands canidés sauvages du Québec se répartissent en quatre regroupements génétiques : le loup gris, le loup boréal, le loup de l’Est et le coyote de l’Est, auxquels s’ajoutent de nombreux hybrides. Ces regroupements se côtoient et se reproduisent entre eux. Leur aire de répartition géographique se chevauche sur une grande partie du territoire. En 2017, le Ministère a publié une étude sur l’identité génétique et la répartition des grands canidés au Québec (PDF 2,76 Mo). Selon cette étude, le groupe génétique du coyote est particulièrement présent sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent et s’étend de plus en plus vers le nord, même au-delà du 50e parallèle.  

Espèces similaires

Loup gris

Chien domestique

Empreintes

Patron de déplacement

Le coyote se déplace à la marche, c’est-à-dire qu’il place ses pattes l’une devant l’autre.

Répartition

Au Québec, le coyote est à la limite nord de son aire de répartition. La capacité d’adaptation du coyote, l’urbanisation et les changements climatiques qui influencent l’habitat et la répartition de ses proies, telles que le cerf de Virginie, contribuent à l’expansion du coyote sur le territoire québécois. 

Présence au Québec

Origine

Indigène

Statut de résidence des populations

Cette espèce vit au Québec toute l’année.

État de la situation

Dans le cadre du Plan de gestion des animaux à fourrure, un bilan de l’exploitation est produit périodiquement pour s’assurer que les populations sont en bonne santé. L’état des populations de coyotes est suivi grâce à des indicateurs liés au piégeage, comme la vente de fourrures et les données des piégeurs. Les populations de coyotes sont en croissance au Québec.

Rang de précarité

Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S5.

Habitat

Le coyote vit dans différents habitats : toundra alpine, jeunes forêts boréales et feuillues, champs, milieux humides, régions broussailleuses et rocailleuses. On le trouve souvent dans les régions rurales, les zones agroforestières et même en milieu urbain.

Il est particulièrement actif au lever et au coucher du soleil, mais il peut aussi être observé la nuit et en plein jour. Il se repose sur le sol ou dans la neige, souvent à l’abri de souches, d’arbres ou de grosses pierres.

Domaine vital

Le domaine vital est la zone qu’un animal sauvage utilise pour effectuer l’ensemble de ses activités, comme se nourrir, se reposer et se reproduire. Pour le coyote, cette zone varie de 7 à 80 km2. Elle change selon la saison, l’abondance et la diversité des sources de nourriture, le type d’habitat et le rang social de l’individu.

Alimentation

Le coyote se nourrit principalement de mammifères comme les campagnols, les souris, les marmottes, les porcs-épics, les lièvres, les lapins, les ratons laveurs et les cerfs. Il mange parfois des oiseaux, des poissons, des amphibiens, des crustacés, des insectes, des fruits et de la charogne. Il s’attaque à l’occasion aux animaux d’élevage comme les bovins, les moutons et les volailles. Il mange habituellement ses proies en entier et il les enterre rarement pour les consommer plus tard.

Reproduction

La reproduction du coyote a lieu de février à avril. Les jeunes atteignent leur taille adulte à un an, mais la maturité sexuelle arrive vers deux ans. Un mâle et une femelle forment un couple pendant plusieurs années, mais pas nécessairement pour toute la vie.

La gestation dure de 60 à 66 jours. La femelle met bas en avril ou mai dans un terrier qu’elle creuse avec ses pattes avant dans une pente broussailleuse, un fourré, ou dans le terrier abandonné d’un autre mammifère.

Cette tanière, dont l’entrée est souvent cachée par un arbre, une souche ou un buisson, a un tunnel de 30 cm de diamètre, mesurant de 1,5 à 7,5 m de long. Elle contient une chambre de 1 m de diamètre, parfois recouverte d’une litière très sommaire. Ne servant qu’à l’élevage des petits, le site de tanière peut être utilisé pendant plusieurs années.

Les portées comptent en moyenne de cinq à six petits. Ceux-ci naissent aveugles et sans défense, et ils ouvrent les yeux vers 12 à 16 jours. À partir de trois semaines, ils mangent la nourriture régurgitée par leurs parents, et ils sont sevrés vers cinq à sept semaines. Ils commencent à accompagner leurs parents dans de courtes excursions vers l’âge de deux mois. À l’automne, les jeunes sont mobiles et se déplacent comme les adultes.

Pour en savoir plus, consultez le cycle de vie du coyote (PDF 393 Ko).

Comportement

Le coyote est un animal solitaire, mais on le voit aussi en paires ou en petits groupes familiaux composés de plus de trois individus. Il est néanmoins possible d’observer des groupes plus nombreux, notamment en milieu agroforestier.

Menaces pour l’espèce

Les populations de coyotes ne sont pas menacées au Québec.

Les causes de mortalité comprennent les maladies et les parasites, la famine, les collisions routières, le piégeage et la chasse.

Maladies

Le coyote peut être porteur de nombreux parasites et maladies, tels que la rage, la gale sarcoptique, le distemper canin ou l’échinococcose.

Un coyote d’apparence malade peut être observé à proximité des humains.

En cas de contact

Évitez d’approcher, de toucher, de caresser ou de nourrir un coyote, même s’il a l’air inoffensif. Il pourrait vous blesser, vous transmettre des maladies ou des parasites. Si vous avez été en contact avec un coyote (par exemple, en cas de morsures ou de griffures), prenez les mesures nécessaires.

Ne manipulez jamais une carcasse de coyote à mains nues et suivez les consignes pour vous en débarrasser de façon sécuritaire.

En cas de présence importune

Si la présence de coyotes est jugée importune, il est important de mettre en œuvre des actions de manière progressive. En premier lieu, avant même que des dommages n’apparaissent, plusieurs actions de prévention peuvent être réalisées. De plus, de manière complémentaire, on peut réduire les risques de conflits en pratiquant la chasse ou le piégeage afin de réduire le nombre de coyotes présents en périphérie tout en assurant la mise en valeur de l’espèce. Finalement, en dernier recours, si ces approches n’ont pas les résultats escomptés et que des dommages sont toujours présents, un propriétaire peut adopter des méthodes de contrôle ciblées visant les coyotes importuns.

Méthodes de prévention

Différentes mesures préventives peuvent aider à limiter les conflits avec les coyotes, avant même qu’ils ne se produisent.

Gestion des animaux de la ferme

Plusieurs méthodes peuvent être adoptées. En général, elles visent à protéger les animaux vulnérables.

On peut mettre les animaux de ferme à l’abri dans l’étable pour la nuit. C’est un des moyens les plus efficaces, comme les garder dans des enclos éclairés. Les mises bas doivent se dérouler dans des enclos et les jeunes animaux doivent y être gardés.

On peut changer les périodes d’accouplement ou d’insémination pour que les mises bas se déroulent quand les attaques sont les moins fréquentes, de septembre à la fin du printemps. Les éleveurs sont encouragés à raccourcir et à synchroniser la période de reproduction du troupeau pour réduire la durée d’exposition des animaux.

Il est recommandé d’éviter d’utiliser les pâturages situés près de la forêt pendant les périodes critiques. On peut aussi réduire une partie du couvert végétal près des enclos.

Un autre bon moyen de protéger les animaux de ferme est d’utiliser des chiens de berger. Certains éleveurs emploient des ânes, des lamas ou des alpagas, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de cette mesure.

Il est important d’éliminer les carcasses d’animaux morts pour ne pas attirer les coyotes et éviter qu’ils s’habituent à venir près des fermes.

Les animaux domestiques (chats, chiens, etc.) devraient être vaccinés et gardés à l’intérieur lorsque des coyotes sont présents dans le secteur.

L’utilisation de colliers de protection pour le bétail peut être utile.

Utilisation de clôtures

L’installation de clôtures est une mesure préventive que les éleveurs peuvent adopter. La clôture électrique est souvent essentielle contre les prédateurs et elle s’avère très efficace pour protéger le bétail. Il est important que la clôture soit bien construite et que l’électrification soit puissante. Il faut également couper les herbes qui pourraient réduire son efficacité, surtout entre juillet et septembre. 

Utilisation de répulsifs sonores et visuels

Un système d’effarouchement sonore ou visuel, comme des sons électroniques ou un gyrophare, peut donner de bons résultats. D’autres méthodes, comme laisser une radio allumée en continu, utiliser des canons au propane et assurer une présence humaine, peuvent contribuer à éloigner les coyotes. Cependant, peu de recherches ont été réalisées pour évaluer l’efficacité de ces techniques.

Utilisation de répulsifs gustatifs et odorants

Aucun répulsif n’a montré une efficacité suffisante pour être homologué.

Chasse sportive et piégeage

En complément aux méthodes de prévention, la chasse et le piégeage durant les périodes légales sont de bonnes options pour limiter les inconvénients liés à la présence de coyotes et réduire les risques de conflits. Ces activités permettent la mise en valeur de l’animal, par exemple, en favorisant la commercialisation de la fourrure.  

Le coyote est à la fois un animal à fourrure et un petit gibier. Il peut donc être chassé et piégé. Le piégeage est toutefois plus efficace que la chasse. Ces activités peuvent être pratiquées durant l’automne et l’hiver, sans aucune limite de capture.

Si vous ne pratiquez pas ces activités, vous pouvez autoriser des chasseurs ou des piégeurs à accéder à votre terrain pour chasser ou capturer l’animal. Dans tous les cas, informez-vous sur la réglementation en vigueur pour la chasse sportive ou le piégeage.

Méthodes de contrôle

En dernier recours, vous pouvez éliminer un coyote avec des pièges mortels ou encore l’abattre. Malheureusement, cette opération doit souvent être répétée si plusieurs coyotes sont impliqués.

Pour recourir légalement à ces approches, il faut qu’un coyote cause des dommages à vos biens ou à votre propriété. De plus, il faut d’abord avoir mis en place des mesures pour prévenir les dommages. Si et seulement si ces méthodes de prévention ne permettent pas de régler le problème, vous pouvez tenter d’abattre ou de capturer l’animal responsable des dommages.

Si vous souhaitez agir en l’absence de dommages ou pour éliminer un groupe de coyotes sans être en mesure de prouver leur lien avec les dommages observés, vous devez obtenir une autorisation du Ministère en faisant une demande de permis pour la capture d’animaux sauvages à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune (permis SEG).

De plus, le coyote est un animal à déclaration obligatoire. Si vous blessez ou éliminez un coyote, vous devez communiquer avec un agent de protection de la faune pour le déclarer.

Capture à l’aide d’un piège mortel

La capture à l’aide de collets mortels est une méthode efficace et pratique, mais leur installation demande de l’expérience et de la minutie. Les techniques de piégeage efficaces sont décrites dans les documents produits par la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec. Toutefois, il est fortement recommandé de faire appel à un piégeur certifié et expérimenté. L’utilisation de ses services permettra d’empêcher les coyotes de se familiariser avec les méthodes de piégeage.

Consultez la liste des pièges autorisés pour la capture vivante et mortelle des coyotes.

Abattage à l’aide d’une arme à feu

Cette méthode est généralement peu efficace et demande beaucoup de temps. L’utilisation de l’appel de détresse d’un lièvre peut aider à attirer le coyote à découvert et peut l’inciter à s’approcher. Assurez-vous d’avoir le bon poste d’affût et d’éliminer les odeurs qui pourraient indiquer votre présence.

Les calibres intermédiaires (ex. : .204, .222, .223 et .22-250) permettant un tir à longue distance sont recommandés.

Dernière mise à jour : 20 février 2026

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