Animaux de compagnie
Bien s'informer avant d'adopter un animal
Adopter un animal de compagnie vient avec plusieurs responsabilités et certaines obligations légales. Il est important d’estimer l’ensemble des coûts immédiats et futurs avant l’adoption. Il faut aussi s’assurer d’avoir du temps pour bien s’occuper de l’animal. De plus, choisir un lieu d’adoption adéquat permet d’éviter de mauvaises surprises.
Ainsi, vous devriez évaluer l’ensemble de la situation avant de prendre votre décision. Votre style de vie, votre disponibilité, les coûts éventuels pour faire soigner votre animal et le faire garder sont à prendre en considération, entre autres. De cette façon, vous diminuerez le risque de devoir vous départir de votre animal après l’avoir adopté et vous serez en mesure d’assurer son bien-être à long terme.
Dans cette page :
S'engager à long terme
L’adoption d’un animal de compagnie est un engagement pour plusieurs années. L’espérance de vie atteint généralement :
- 12 ans pour un chien;
- 15 ans pour un chat;
- 10 ans pour un lapin;
- 8 ans pour un cochon d’Inde;
- 7 ans pour un furet;
- 15 ans pour un cochon de compagnie.
Certains animaux exotiques ont une longévité encore plus grande. Par exemple, les tortues à oreilles rouges peuvent vivre plus de 20 ans et les perroquets peuvent dépasser 60 ans.
Subvenir aux besoins d’un animal
Les animaux de compagnie occasionnent des dépenses qui vont bien au-delà du coût d’acquisition initial.
L’adoption d’un animal de compagnie exotique entraîne des coûts souvent élevés, par exemple pour l’achat d’une cage ou d’un vivarium. Il faut aussi acheter des accessoires pour lui offrir un espace adapté à ses besoins, comme des lampes chauffantes pour certains lézards.
En ce qui concerne les espèces domestiques telles que le chat, le chien et le lapin, il est nécessaire de débourser pour l’achat de nourriture, de gâteries, de litière, de jouets et d’autres accessoires, par exemple des griffoirs.
Un chien entraîne habituellement des dépenses supplémentaires liées au toilettage et aux cours d’éducation canine. De plus, l’enregistrement annuel des chiens auprès des municipalités est obligatoire partout au Québec. En général, pour les chiens et les chats, des interventions vétérinaires comme la vaccination, la vermifugation, la stérilisation et la pose d’une micropuce sont à prévoir.
Il est possible d’acquérir une assurance pour les chiens et les chats. Puisque vous devez faire soigner votre animal s’il se blesse, l’assurance peut être utile pour faire face à un imprévu. Dans le cas d’une fracture chez un chien ou d’une maladie chronique, par exemple, les frais peuvent rapidement atteindre quelques milliers de dollars. Les coûts d’une assurance varient selon les fournisseurs et peuvent devenir élevés selon les options souhaitées. Réfléchissez avant l’adoption à la manière dont vous souhaiteriez gérer les risques en lien avec la santé de votre animal.
Vous trouverez des fiches d’évaluation des coûts pour les chats et les chiens, en fonction de leur âge, sur le site de l’Association des médecins vétérinaires du Québec.
Avoir du temps pour s’en occuper
Il faut du temps pour assurer le bien-être et la sécurité d’un animal.
Selon l’espèce, vous devrez consacrer du temps à :
- son exercice;
- son toilettage;
- son alimentation, comme la préparation de légumes pour un lapin;
- des tâches de nettoyage et d’entretien (litière, cage, enclos, vivarium, bassin d’eau, etc.).
Les rendez-vous chez le médecin vétérinaire prendront aussi de votre temps. Si votre animal se blesse ou s’il est malade, vous devrez être disponible pour le faire soigner et vous en occuper.
Avant d’adopter un animal, évaluez votre mode de vie actuel et futur pour choisir une espèce qui s’y intégrera bien.
Stimulation, socialisation et exercices
En adoptant un chat, un chien, un lapin, un furet, un cochon domestique ou un cochon d’Inde, vous aurez des obligations légales à respecter, entre autres en lien avec la stimulation, la socialisation et l’exercice. Consultez la page S’occuper adéquatement d’un animal et assurer son bien-être pour tous les détails concernant ces espèces.
Si vous pensez à adopter un cheval ou un autre équidé domestique, consultez la page Chevaux et autres équidés pour bien comprendre vos obligations légales et l’ensemble des implications avant de prendre votre décision.
Plusieurs autres espèces gardées comme animaux de compagnie vont également demander des interactions et des contacts fréquents avec l’humain, comme les perroquets et les perruches. Vous pouvez également choisir parmi des espèces exotiques au caractère solitaire et qui ne souffrent généralement pas de l’absence d’interactions, telles que les reptiles, les amphibiens et les poissons.
Informez-vous pour savoir si l’espèce choisie préfère être gardée seule, en duo ou en groupe. Prenez toutefois les précautions nécessaires pour éviter leur reproduction. Chez certaines espèces, les mâles ont tendance à se battre s’ils sont gardés ensemble.
Si vous voyagez ou êtes souvent en déplacement, vous devrez prévoir des frais de pension ou vous assurer qu’une personne de votre entourage pourra s’occuper adéquatement de votre animal à l’occasion d’absences prolongées.
Penser à la stérilisation
Faire stériliser un animal de compagnie comporte plusieurs avantages.
Pour les animaux domestiques, la stérilisation est un geste responsable en vue de freiner la surpopulation animale dans les refuges et les gestations non désirées.
De plus, ces procédures limitent certains comportements indésirables, comme le marquage de territoire chez les chiens, les chats et les lapins mâles.
En faisant stériliser votre animal de compagnie, vous agissez également à titre préventif. Ces interventions permettent de diminuer divers problèmes de santé et même d’éliminer complètement le risque de développer certaines maladies. C’est la raison pour laquelle il est obligatoire de stériliser les furettes avant l’âge de 8 mois, sauf si elles sont destinées à la reproduction.
Les animaux les plus souvent stérilisés sont les chats, les chiens, les lapins et les furets. Plusieurs autres animaux peuvent aussi subir cette intervention.
Pour éviter des dépenses imprévues, il est judicieux de discuter de la stérilisation avec un médecin vétérinaire, et ce, même avant l’adoption. Les coûts liés à cette intervention sont variables. Ils dépendent entre autres de l’espèce animale, mais aussi de son sexe, de sa taille et de la méthode utilisée.
Choisir le lieu d’adoption
Choisir un lieu d’adoption adéquat permet d’éviter de mauvaises surprises liées à la santé et au comportement de l’animal.
Voici des critères pour vous guider dans le choix d’un refuge ou d’un éleveur.
Adopter un animal dans un refuge
L’adoption dans un refuge est un geste responsable, considérant le grand nombre d’animaux qui s’y trouvent dans l’attente d’un nouveau foyer. Cela contribue également à diminuer la demande pour la reproduction d’espèces déjà en surpopulation.
Le coût d’adoption permet de soutenir les activités du refuge. Quelques interventions vétérinaires ont habituellement déjà été effectuées, telles qu’un examen de santé, la pose d’une micropuce, la vermifugation et la stérilisation. Certains refuges font une évaluation comportementale pour mieux identifier le milieu de vie souhaitable (sans jeunes enfants, unique animal de la maisonnée, etc.).
Privilégiez un refuge où vous pourrez visiter les installations. Le lieu doit être propre, aéré et conçu de manière à limiter le stress des animaux.
Dans le cas des refuges pour chiens et chats, assurez-vous que l’établissement possède un permis de lieu de recueil du gouvernement du Québec.
Certains refuges exercent leurs activités en ligne. Assurez-vous d’obtenir suffisamment d’information sur ces organisations si vous adoptez votre animal de cette façon. Faites preuve de vigilance pour l’adoption d’un chien nordique ou provenant d’une autre région où la rage est présente en permanence.
Adopter un animal chez un éleveur
Si vous adoptez un animal chez un éleveur, prenez le temps de bien évaluer le milieu de vie et les soins apportés aux animaux afin de choisir un éleveur éthique.
Un élevage éthique fonctionne habituellement avec une liste d’attente. Vous pourrez voir les parents et visiter l’intérieur des lieux de garde. Peu importe la raison évoquée, méfiez-vous si l’on vous interdit de faire une visite des lieux en personne ou si un rendez-vous est fixé ailleurs, comme dans le stationnement d’un centre commercial.
Les éleveurs éthiques cherchent à éviter les risques de maladies héréditaires. Ils vous informeront sur les tests qu’ils ont fait passer à leurs animaux reproducteurs pour certaines maladies génétiques ou fréquentes selon la race. L’éleveur devrait pouvoir vous remettre un certificat de vaccination ou de bonne santé qui contient la date de naissance de l’animal.
L’éleveur pourra vous renseigner sur la façon dont les petits sont socialisés et stimulés avant leur adoption. Il pourra aussi vous guider dans votre choix en fonction des différentes personnalités des petits et de votre style de vie. Le comportement des parents peut aussi être un indicateur du comportement que votre compagnon aura à l’âge adulte.
Assurez-vous que l’élevage est certifié par un organisme reconnu en matière de bien-être animal, par exemple par ANIMA-Québec, ou que l’éleveur est membre d’une organisation dotée d’un code de déontologie.
Vérifiez bien le contrat de vente et, au besoin, consultez l’Office de la protection du consommateur. Certains éleveurs ajoutent des conditions à respecter pour l’application de la garantie. Ne vous liez pas par contrat à un éleveur qui impose des clauses avec lesquelles vous ne vous sentez pas à l’aise. Certaines de ces conditions peuvent être abusives d’un point de vue juridique. Elles pourraient aussi être en contradiction avec les recommandations de votre médecin vétérinaire, par exemple si l’éleveur interdit un vaccin particulier, s’il exige un régime alimentaire précis (comme l’alimentation crue) ou encore s’il impose l’âge de la stérilisation (entre autres dans le cas d’un chien de grande race).
Il est interdit par règlement de séparer un chaton ou un chiot de sa mère avant l’âge de 8 semaines. L’éleveur qui ne respecte pas cette exigence contrevient au bien-être animal. Vous ne devriez pas le soutenir financièrement. Les petits vendus trop tôt pourraient présenter des problèmes de santé ou de comportement dans l’avenir. Ils n’auront pas reçu les soins nécessaires de leur mère ni fait tous les apprentissages de base auprès d’elle et des autres petits.
N’achetez pas un animal dans un lieu qui vous semble inadéquat, par exemple parce qu’il est insalubre ou qu’il n’assure pas le bien-être des animaux présents. Vous éviterez ainsi de contribuer à financer des pratiques irrespectueuses des animaux et potentiellement illégales. De plus, les animaux provenant d’un tel lieu ont plus de risques de développer des problèmes de santé ou de comportement.
Vous pouvez signaler toute situation inacceptable en visitant la page Signalement concernant la sécurité et le bien-être des animaux.
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Dernière mise à jour : 28 novembre 2025