1. Accueil  
  2. Famille et soutien aux personnes  
  3. Violence et intimidation  
  4. Intimidation  
  5. Intimidation à l'école

Intimidation à l'école

Qu'elle survienne entre élèves, entre un élève et un adulte ou encore, entre adultes en formation professionnelle ou en formation générale aux adultes, la violence à l'école nuit au climat scolaire. Elle peut notamment entraîner un sentiment de méfiance, de l'insécurité, une baisse du sentiment d'appartenance à l'école, une diminution de l'estime de soi, de l'anxiété et de l'isolement. À cela s’ajoute l'absentéisme, les difficultés scolaires ou un risque accru de décrochage.

Pour les élèves qui en sont victimes, l'intimidation peut rendre difficiles des activités quotidiennes, comme prendre l’autobus, marcher pour aller à l’école ou dîner à la cafétéria. L’intimidation peut affecter la qualité de vie et peut avoir des répercussions sur la santé physique et mentale. L’intimidation ne doit jamais être tolérée et doit être dénoncée. 

Chaque établissement d’enseignement doit avoir un plan de lutte contre l’intimidation et la violence qui prévoit notamment des moyens permettant de signaler toute situation d’intimidation et des mesures de soutien pour les élèves victimes. Vous pouvez également demander l’aide d’un professionnel de l’école (psychologue, psychoéducateur, travailleur social, etc.), du centre de santé et de services sociaux (CSSS) ou encore d’organismes communautaires reconnus pour leurs compétences en la matière.

Votre enfant vit de l'intimidation

Vous craignez que votre enfant soit victime d’intimidation? Afin de l'aider, il est important de rester attentif et à son écoute - pour déterminer si des changements récents observés dans son comportement pourraient être reliés à une situation de violence ou d’intimidation à l’école.

Voici quelques indicateurs pour vous aider à repérer une situation de violence ou d’intimidation vécue par votre enfant :

  • Votre enfant présente-t-il des symptômes d’anxiété et de dépression (il semble triste, malheureux, facilement irritable)? Est-ce récent?
  • Est-ce qu’il a soudainement perdu de l’intérêt pour des activités qu’il aimait?
  • Son estime de soi est-elle faible (il ne se trouve pas bon à l’école ou il trouve les autres meilleurs que lui)?
  • Est-ce qu’il a peur de se rendre à certains endroits comme l’école, le centre commercial ou le terrain de jeu?
  • A-t-il cessé brusquement d’utiliser Internet?
  • Est-ce qu’il a tendance à s’isoler plus qu'avant?
  • Est-ce qu’il semble s’être éloigné de son cercle social, de certains amis?
  • Ses résultats scolaires ont-ils chuté sans que vous puissiez l’expliquer?
  • Est-ce qu’il se sent plus souvent malade, qu’il n’a pas envie d’aller à l’école?
  • A-t-il des pensées suicidaires, des envies de fuir ou de décrocher?

Vous pouvez communiquer avec un membre de l’équipe-école (personnel enseignant, personnel de soutien ou professionnel, direction) afin de discuter de votre ressenti et valider votre inquiétude. S’il s’avère que votre enfant vit de l’intimidation dans son milieu scolaire, une intervention sera menée auprès de lui et des autres parties concernées. Si vous êtes insatisfait du suivi donné à la déclaration de l’événement par l’établissement d’enseignement, vous pouvez contacter votre centre de services scolaire ou votre commission scolaire. Si cette démarche n’a pas répondu à votre besoin, sachez que d’autres recours sont possibles, notamment auprès du Protecteur national de l’élève.  

Si vous jugez que la sécurité de votre enfant est menacée ou si vous croyez qu’il est victime d’un acte criminel (harcèlement, agression sexuelle, menaces, extorsion, etc.), n’hésitez pas à communiquer avec la police. Ce recours vous appartient, peu importe les interventions menées par l’école pour contrer la violence et l’intimidation.

Afin de soutenir votre enfant dans cette épreuve, il est important d’agir rapidement tout en demeurant calme. Voici quelques gestes que vous pouvez faire afin d’aider votre enfant :

Laissez-le s’exprimer sans jugement

  • Restez calme. Votre enfant a besoin de réconfort et de sentir que vous contrôlez la situation. Vous allez servir de modèle;
  • Évitez de banaliser la situation, ou au contraire, de l’aggraver;
  • Prenez le temps de l’écouter sans l’interrompre et sans lui suggérer des réponses;
  • Demandez-lui de vous décrire la situation en détail sans le blâmer et sans commenter; notez des mots clés de la conversation.

Cherchez une solution ensemble

  • Montrez-lui que vous êtes avec lui et que vous allez l’aider à trouver une solution;
  • Explorez avec lui les démarches qu’il a tentées, dans le but de trouver ensemble des solutions;
  • Encouragez-le à dénoncer l’événement à un adulte de confiance à son école.

Conseillez et accompagnez votre enfant

  • Dites-lui d’éviter tout geste de représailles ou de vengeance, car cela pourrait compromettre sa sécurité;
  • Encouragez-le, si c’est possible, à rester avec des amies ou amis sur lesquels il peut compter. En groupe, il risque moins de subir de l’intimidation;
  • Parlez à un enseignant, au personnel de l’école, à son entraîneur ou à toute personne qui peut vous aider à régler cette situation. Vérifiez si ces derniers sont bien au courant de la situation; voyez ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils comptent faire. Demandez d’être tenu au courant de l’évolution de la situation;
  • Demeurez ensuite attentif au comportement de votre enfant. Après quelques jours, communiquez de nouveau avec les intervenants que vous avez joints, si eux ne l’ont pas déjà fait.

Votre enfant est témoin d'intimidation

S’il se confie à vous et vous signale la situation, il est important de lui dire qu’il a un grand rôle à jouer et qu’il peut aider la victime. L’important est qu’il ne reste pas inactif devant l’acte d’intimidation ou de violence et si nécessaire, qu’il s’adresse à un membre du personnel scolaire afin de le signaler.

Écoutez attentivement votre enfant et conseillez-le sur la conduite à adopter :

  • Dites-lui que c’est normal qu’il se sente mal à l’aise dans cette situation et qu’il fait bien de vous en parler;
  • Expliquez-lui que les auteurs d’intimidation sont souvent plus motivés à intimider s'il y a un auditoire. Sans celui-ci, ils peuvent se sentir moins puissants;
  • Dites-lui qu’il a un rôle important à jouer dans cette situation et que ses réactions peuvent encourager ou décourager l’auteur des actes de violence ou d’intimidation;
  • Indiquez-lui qu'il peut intervenir directement s'il se sent en mesure de le faire.  Il peut aussi demander le soutien des autres témoins ou d’un adulte en qui il a confiance (enseignant, psychologue, psychoéducateur, éducateur spécialisé, entraîneur, surveillant, concierge, etc.);
  • Rappelez-lui l’importance de dénoncer la violence et l’intimidation. Expliquez-lui qu’il vient alors en aide à quelqu’un d’autre et qu’il permet que les personnes impliquées, qu’elles soient victimes ou auteurs, reçoivent de l’aide;
  • Rappelez-lui qu’il peut toujours s’adresser à un membre du personnel en qui il a confiance et à la direction de l’école pour signaler la violence et l’intimidation;
  • Demandez-lui s’il souhaite que vous l’accompagniez dans sa démarche;
  • Dites-lui d’éviter tout geste d’encouragement à l’égard de l’auteur;
  • Conseillez-lui de réagir aux propos violents ou intimidants en protestant, s’il est à l’aise de le faire. Il peut aussi s’associer à ses amies ou amis pour agir contre des gestes blessants et ce, sans utiliser la violence;
  • Recommandez-lui de toujours refuser de transférer, d’envoyer ou de « liker » une image, une vidéo ou un message blessant pour quelqu’un;
  • Rappelez-lui l’importance de dénoncer les actes de violence et d’intimidation dont il est témoin, même s’il n’est pas directement impliqué. La personne victime pourrait lui en être très reconnaissante, la personne auteure recevra de l’aide pour corriger ses comportements problématiques et il agira ainsi en citoyen responsable qui veut vivre dans une société sans intimidation.  

Votre enfant est auteur d’intimidation

Des actes de violence ou d’intimidation peuvent se manifester chez des jeunes de tous les milieux et de tous les âges. Quel que soit le motif, tous les élèves peuvent se livrer à des actes de violence ou d’intimidation sans toujours comprendre la gravité des conséquences pour la personne victime. Il est important de reconnaître les signes et de manifester à votre enfant votre désaccord avec ce type de comportement.

Reconnaître les signes

Certains signes peuvent être décelés chez une personne auteure d’actes de violence ou d’intimidation. Les plus fréquents sont les suivants :

  • Éprouver un grand besoin de dominer ou d’obtenir et de maintenir son statut dans un groupe ou dans la famille;
  • Avoir peu d’habiletés relationnelles (ex. : ne pas savoir s’intégrer adéquatement à un groupe);
  • Croire que l’agressivité, la violence ou l’intimidation sont de bonnes façons de s’affirmer ou de régler un conflit;
  • Prêter des intentions hostiles aux autres, alors que ce n’est pas le cas (se sentir toujours victime des autres);
  • Réagir impulsivement à une situation.

Certains jeunes peuvent aussi :

  • Manquer d’empathie et se montrer insensibles à la détresse des autres;
  • Donner une fausse image de confiance en soi et d’assurance;
  • Avoir de la difficulté à s’affirmer et à faire reconnaître leur valeur;
  • Éprouver peu de remords et avoir de la difficulté à faire preuve de compassion.

Si vous apprenez que votre enfant utilise la violence ou intimide d’autres élèves, vous devez lui expliquer la gravité et les conséquences de ses actes ou de ses paroles pour les autres et pour lui. Tout en l’assurant de votre soutien, faites-lui comprendre que ses comportements démontrent qu’il a besoin d’aide pour développer des relations positives avec les autres.

Pour engager la discussion avec lui à ce sujet :

Faites preuve d’ouverture

  • Restez calme même si vous êtes contrarié, vous êtes un modèle pour lui;
  • Expliquez-lui que vous prenez la situation très au sérieux et que vous tenez à entendre ce qu’il a à dire sur la situation.

Discutez des comportements à adopter

  • Amenez-le à reconnaître le contexte et les émotions (peur, colère, jalousie, etc.) qui suscitent ses gestes de violence ou d’intimidation;
  • Voyez avec lui des façons appropriées d’exprimer sa colère (frapper dans un oreiller, un coussin, déchirer du papier, parler, etc.). Au fait, toutes expressions qui n’entrainent pas de blessures à soi et qui ne fera pas de tort aux autres;
  • Discutez avec lui des exemples de violence ou d’intimidation qu’il a vus à la télévision, dans un film, un jeu vidéo ou dans la rue;
  • Rappelez-lui qu’il est important de respecter l’autre dans sa diversité si cela est à propos dans la situation vécue (ex. : orientation sexuelle, force physique, poids);
  • Cherchez à savoir qui sont ses amies et amis et comment ils passent leurs temps libres ensemble;
  • Soyez à l’écoute des personnes qui vous signalent que votre enfant utilise la violence ou l’intimidation auprès des autres, qu’il s’agisse du personnel de l’école, d’un entraîneur, d’un parent ou d’un autre jeune;
  • Expliquez-lui à quoi il s’expose s’il continue à poser des gestes de violence ou d’intimidation (suspension ou expulsion de l’école, plaintes policières, recours à la justice).

Allez chercher de l’aide au besoin

  • Au besoin, demandez de l’aide à un membre de l’équipe-école de votre enfant (enseignant, psychoéducateur, éducateur spécialisé, psychologue, etc.) ou encore, selon vos besoins, au travailleur social du centre de santé et de services sociaux (CSSS);
  • Communiquez avec la direction de l’école si vous croyez que votre enfant utilise la violence ou en intimide d’autres pour recevoir le soutien adéquat.

Pour agir de manière préventive, soyez attentif au modèle que vous représentez pour votre enfant. Des gestes ou des commentaires qui semblent anodins peuvent influencer son ouverture aux autres et son empathie, des qualités que doivent développer les enfants pour prendre conscience des conséquences de l’intimidation et changer leurs comportements, s’il y a lieu. Pour aider votre enfant à développer des outils pour se protéger, vous pouvez renforcer son estime de soi et sa capacité à s’affirmer de manière positive et adéquate.

Les personnes qui intimident les autres le font pour diverses raisons. Quoi qu’il en soit, l’utilisation de la violence et de l’intimidation montre un besoin de soutien pour mieux entrer en relation avec les autres. Il est possible d’apprendre à le faire avec l’aide d’une ressource de l’école (ex. : psychologue, psychoéducateur, travailleur social, éducateur spécialisé).

Sanction

Toute forme de violence ou d’intimidation est inacceptable dans notre société. Des sanctions, établies selon la gravité du geste, sont généralement prévues dans les règles de conduite ou codes de vie des établissements d’enseignement. Ces informations se retrouvent aussi dans le plan de lutte contre l’intimidation et la violence que doivent obligatoirement mettre en place les établissements d’enseignement.

La violence, l’intimidation et la cyberintimidation peuvent aussi constituer une violation du Code criminel, dont notamment :  

  • proférer des menaces de violence avec l’intention de forcer une personne à faire ou à ne pas faire quelque chose;  
  • communiquer avec quelqu’un de façon répétée de manière à lui faire craindre pour sa sécurité;  
  • publier ou diffuser de la fausse information sur quelqu’un ou des renseignements qui peuvent nuire à sa réputation ou qui l’exposent à la haine, au mépris ou au ridicule peut parfois constituer un crime.

Collaboration école-famille

La collaboration entre l’école et la famille contribue au maintien d’un climat sain, sécuritaire, positif et bienveillant. De plus, le fait de travailler ensemble permet d’atteindre des objectifs communs tels que le bien-être et la réussite éducative de l’enfant.  

Cette collaboration nécessite une relation de confiance et de respect mutuel. L’inclusion, l’équité, l’ouverture et l’écoute sont des valeurs incontournables sur lesquelles se fonde un véritable partenariat école-famille. Cela suppose de mettre en place des actions concrètes pour mieux se comprendre lorsque des événements de violence et d’intimidation se produisent.

Lorsqu’un acte d’intimidation est constaté, les interventions suivent habituellement ce qui est inscrit dans les règles de conduite (code de vie) et le plan de lutte contre l’intimidation et la violence de l’établissement.  Des mesures de soutien, des mesures d’encadrement et des sanctions disciplinaires y sont prévues et seront déployées selon l’analyse de la situation.

Les milieux scolaires adoptent une approche éducative et mettent en place différentes mesures pour encadrer les élèves et organiser des services pour soutenir la réflexion et l’adoption de comportements adéquats.

Par ailleurs, selon le geste, il pourrait y avoir une intervention de sensibilisation en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Cette loi énonce les principes, les règles de procédure et les peines applicables aux adolescents (de 12 à 17 ans) pour des infractions dans le cadre de poursuites pénales intentées en vertu des lois fédérales, dont le Code criminel. Toutefois, certaines infractions donnent ouverture à des mesures autres que des procédures judiciaires. Ces mesures peuvent être :

  • une séance de médiation avec la personne victime;
  • un atelier de développement des compétences personnelles et sociales;
  • toute autre mesure jugée appropriée par les autorités compétentes.

Le rôle de la direction d'établissement

La directrice ou le directeur de l’école :

  • Veille, avec l’ensemble du personnel de l’école, à créer un milieu scolaire accueillant, stimulant et sécuritaire pour tous;
  • Voit à la mise en œuvre du plan de lutte contre l'intimidation et la violence de l’école;
  • Voit à l’application des règles de conduite et des mesures de sécurité de l’école, qui prévoient les comportements attendus et proscrits ainsi que les sanctions disciplinaires applicables selon la gravité de l’acte;
  • Reçoit et traite avec diligence les déclarations d’événements relatifs à la violence, à l’intimidation;
  • Communique promptement avec les parents des élèves directement impliqués pour les informer des mesures prévues dans le plan de lutte contre l'intimidation et la violence;
  • Prévoit des mesures de remédiation et de réinsertion lors de la suspension d’un élève.

Dernière mise à jour : 28 septembre 2026

Évaluation de la page
Veuillez compléter la vérification reCAPTCHA.

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Pourquoi l’information n’a pas été utile?

Vous devez sélectionner une option

Quel est le problème?

Vous devez sélectionner une option

Pourquoi l’information a été utile?

Veuillez préciser la nature du problème