Prévenir les problèmes de santé
Prévenir les problèmes de santé pendant l’enfance et l’adolescence
Dans cette page :
Infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les adolescents
Les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et des répercussions pendant toute la vie. Une personne infectée peut transmettre une ITSS à son partenaire sans le savoir, souvent parce qu’elle n’a aucun symptôme.
Afin de réduire les risques associés aux ITSS, les adolescents devraient faire évaluer leur santé sexuelle par un professionnel de la santé au moins une fois par année. Celui-ci déterminera si des facteurs de risque d’ITSS sont présents. Il offrira des conseils pour adopter et maintenir des comportements sécuritaires (p. ex. usage du condom). Il pourra également recommander un dépistage de certaines ITSS et des vaccins (p. ex. les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B et les virus du papillome humain(VPH)). Au besoin, il offrira un traitement préventif à un adolescent qui a été exposé à une ITSS. Il pourra aussi soutenir le jeune atteint d’une ITSS pour qu’il avise ses partenaires sexuels.
À partir de 14 ans, un adolescent peut consentir seul aux soins non urgents proposés par un professionnel de la santé, en toute confidentialité.
Pour en savoir plus :
Obésité chez les enfants, les adolescents et les adolescentes
L’excès de poids et l’obésité sont la conséquence de plusieurs facteurs incluant la génétique, les milieux dans lesquels nous vivons et les habitudes de vie.
Ils sont associés à un risque plus élevé de développer plus tard dans la vie des problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. La perception du poids a aussi des effets possibles sur l’estime de soi, la santé mentale et la socialisation (p. ex., mise à l’écart, intimidation).
Si vous soupçonnez un excès de poids chez votre jeune, consultez un professionnel ou une professionnelle de la santé qui pourra évaluer la situation et l’orienter au besoin vers les ressources appropriées. Il pourra vous aider à modifier certaines habitudes de vie (p. ex. : alimentation, activité physique, sommeil et usage des écrans), en collaboration avec toute la famille, afin d’améliorer sa santé et son bien-être.
Toute intervention visant une perte de poids rapide et non axée sur l’acquisition de saines habitudes de vie est déconseillée (p. ex., diètes, automédication, produits naturels, suppléments alimentaires).
En cas d’obésité sévère ou compliquée, le professionnel ou la professionnelle de la santé discutera avec vous d’une consultation avec une équipe spécialisée.
Visionner la vidéo Obésité chez les enfants et les adolescents et adolescentes
Vidéo – Obésité chez les enfants et les adolescents et adolescentes
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)
Pour en savoir plus :
- Alimentation des enfants
Québec.ca - Guide alimentaire canadien – Faites de l’eau votre boisson de choix
Santé Canada - Améliorer sa santé grâce à l’activité physique
Québec.ca - Jeunes en action, jeunes en santé
Société canadienne de pédiatrie - Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures
Société canadienne de physiologie de l’exercice - De saines habitudes de sommeil pour votre bébé et votre enfant
Soins de nos enfants - Utilisation équilibrée des écrans chez les jeunes
Québec.ca - Obésité juvénile
Santé Canada - L’ABCdaire suivi collaboratif des 0-5 ans : Conseils pour la prévention et le traitement de l’obésité chez l’enfant
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Protection contre les rayons ultraviolets chez les enfants et les adolescents
Les rayons ultraviolets (UV) peuvent endommager de façon permanente la peau et les yeux des enfants et des adolescents et adolescentes. L’exposition au rayonnement UV en bas âge a un effet plus important qu’à tout autre âge. Il augmente notamment les risques de cancer et de vieillissement de la peau.
Les enfants et les adolescents et adolescentes présentant les caractéristiques suivantes sont plus sensibles aux rayons UV :
- une peau pâle qui rougit rapidement au soleil;
- des taches de rousseur;
- des yeux bleus, verts ou gris;
- des cheveux blonds ou roux.
Même chez les jeunes à la peau foncée, une protection est recommandée afin d’éviter une pigmentation anormale.
Rayonnement ultraviolet artificiel
Le bronzage artificiel est interdit chez les personnes de moins de 18 ans.
Il n’y a pas de durée, d’intervalle ou de distance d’exposition sécuritaires. Le bronzage artificiel n’apporte aucun bénéfice pour la santé. Toute exposition aux appareils de bronzage est reconnue comme cancérigène. Le bronzage artificiel ne protège pas contre les effets nocifs du soleil. Il ne devrait pas être utilisé comme source de vitamine D. Il peut toutefois traiter certaines maladies sous la supervision d’une professionnelle ou d’un professionnel de la santé qualifié.
Rayonnement ultraviolet naturel
Le bronzage au soleil est déconseillé.
Il est recommandé de limiter l’exposition au soleil entre 11 h et 15 h et de vérifier l’indice UV pour planifier les sorties à l’extérieur. Ceci peut être fait à l’aide de l’application Sunsmart Global UV de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou en consultant les prévisions météorologiques locales. Il faut appliquer de la crème solaire dès que l’indice UV est supérieur à 3. Les nuages et l’eau ne bloquent qu’une partie des rayons UV. De plus, ils sont réfléchis par la neige, le sable et l’eau.
L’utilisation des méthodes physiques contre les rayons UV est recommandée. Cela peut être, par exemple, de :
- se tenir à l’ombre ou sous un parasol;
- porter un chapeau à large bord;
- porter un chandail-maillot à manches longues;
- porter des vêtements pâles et longs;
- porter des lunettes de soleil ayant la mention « 100 % Protection UV » ou encore « UV 400 ».
En complément des méthodes physiques, l’application d’une crème solaire est recommandée. Elle doit :
- avoir un facteur de protection solaire (FPS) d’au moins 30 et être résistante à l’eau;
- être approuvée par l’Association canadienne de dermatologie;
- être appliquée 30 minutes avant l’exposition au soleil;
- correspondre aux quantités suivantes pour un adulte :
- 1 cuillère à thé pour le visage et le cou,
- 2 à 3 cuillères à soupe pour le reste du corps. La quantité doit être adaptée selon la taille de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adolescente;
- être réappliquée toutes les deux heures ou après chaque baignade ou activité physique intense.
Tester d’abord la crème solaire sur une petite surface de la peau de l’intérieur de l’avant-bras en suivant le délai recommandé selon les instructions de votre produit, lors de la première application, afin de prévenir une réaction allergique possible.
Si l’enfant, l’adolescent ou l’adolescente prend des médicaments ou utilise des cosmétiques, il doit consulter une pharmacienne ou un pharmacien pour savoir si ces produits peuvent augmenter la réaction de la peau au soleil.
Pour en savoir plus
Santé buccodentaire chez les enfants et les adolescents
La carie dentaire est causée par les sucres des aliments et les bactéries de la bouche. Elle affecte une majorité de la population.
En prévention de la carie chez les enfants âgés de 2 à 17 ans :
- Brosser les dents au moins 2 fois par jour :
- jusqu’à environ 7-8 ans, c’est le parent qui complète, réalise ou supervise le brossage de son enfant et qui applique le dentifrice sur la brosse à dents ;
- le dentifrice fluoré doit être gardé hors de la portée des jeunes enfants.
- Brosser durant 2 minutes.
- Utilisez une quantité de dentifrice fluoré correspondant à :
- un grain de riz pour les enfants de moins de 3 ans ,
- un petit pois pour les enfants de 3 à 6 ans ,
- 0,5 cm à 1 cm chez les enfants de plus de 6 ans.

Un grain de riz pour les enfants de moins de 3 ans.

Un petit pois pour les enfants de 3 à 6 ans.

0,5 cm à 1 cm chez les enfants de plus de 6 ans.
- Montrez à votre enfant comment cracher le surplus de dentifrice, mais il ne doit pas se rincer la bouche après le brossage pour faire durer la protection contre la carie.
- Choisissez une brosse à dents adaptée à l’âge de votre enfant. Elle doit avoir des soies souples pour ne pas blesser les gencives et une petite tête arrondie pour atteindre toutes les dents.
- Passer la soie dentaire, le porte-soie ou la brosse interdentaire 1 fois par jour si les dents se touchent.
- Vérifiez la santé des dents de votre enfant une fois par mois en soulevant sa lèvre pour détecter les signes précoces de carie.

Dents en santé

Dents avec début de carie indiqué par les zones blanchâtres le long de la gencive

Dents cariées avec taches brunâtres ou petits trous
Prévoyez un examen chez le dentiste au moins une fois par année ou selon la recommandation du dentiste ;
En tout temps, favorisez l’adoption de saines habitudes alimentaires :
- préférez les collations faibles en sucre qui ne collent pas aux dents (par exemple : légumes et fruits frais, fromage, yogourt, lait, œuf, houmous, tartinade de tofu) ;
- si des aliments sucrés ou collants sont consommés, les servir au moment des repas et non en collation ;
- entre les repas, faites de l’eau la boisson de choix de l’enfant.
En raison des risques pour la santé de la bouche, un professionnel de la santé pourra vous aider à prévenir le tabagisme ou soutenir son arrêt chez les jeunes âgés de 12 ans et plus (voir la rubrique Tabagisme chez les adolescents).
En savoir plus :
- Fiche : Bouche propre et en santé – De la première dent jusqu’à 6 ans
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) - Fiche : Bouche propre et en santé – Enfant de 7 ans et plus, adolescent et adulte
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) - Trouver les programmes gouvernementaux et autres solutions d’accès aux soins buccodentaires
Ordre des dentistes du Québec – Dentaccès - Trouver un dentiste
Ordre des dentistes du Québec - Prévenir la carie dentaire
- Brossage des dents chez les enfants âgés de 6 ans et moins avec un dentifrice fluoré – Guide parental
Ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) - Calendrier de brossage des dents à la maison
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) - Services dentaires couverts
Régie de l’assurance maladie
Tabagisme et vapotage chez les adolescents
La consommation de tabac fumé, de produits de vapotage ou d’autres produits contenant de la nicotine (p. ex. : sachets de nicotine) ainsi que l’exposition à la fumée secondaire de tabac ou aux aérosols du vapotage peuvent présenter un risque considérable pour la santé des jeunes.
Chez les jeunes, le fait de fumer ou de s’exposer à la fumée secondaire du tabac peut causer 16 types de cancers et 21 maladies chroniques. Le tabagisme peut diminuer la durée et la qualité de vie des personnes. Les effets sur la santé des produits de vapotage ou des sachets contenant de la nicotine sont préoccupants, mais les études sur ce sujet sont insuffisantes. Le tabagisme peut affecter le développement du cerveau chez les jeunes. À titre d’exemple, la mémoire peut être altérée, de même que la concentration et le contrôle des impulsions. De plus, la nicotine présente dans la fumée de tabac, les produits de vapotage ou les sachets peut causer une forte dépendance, surtout chez les jeunes qui sont à la recherche de nouvelles expériences. En arrêtant de consommer ces produits, les jeunes peuvent augmenter de manière importante leur durée et leur qualité de vie, tout en réalisant des économies.
Ne pas commencer à fumer ou à vapoter est la meilleure option pour votre santé. Vos parents et amis peuvent vous aider en discutant avec vous des risques de développer une dépendance.
Un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous informer sur les différents services et programmes de soutien à la cessation du tabagisme, gratuits et confidentiels, présentés sur le site Québec sans tabac :
- les centres d’abandon du tabagisme (CAT);
- la ligne téléphonique J’ARRÊTE (1 866 527-7383);
- l’aide sur le site Web J’ARRÊTE;
- le groupe Facebook J’ARRÊTE.
Certains jeunes peuvent avoir besoin d’une aide médicamenteuse pour traverser la période de sevrage de la nicotine. Un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous conseiller et vous aider à vous procurer des médicaments approuvés et sécuritaires, et vous informer sur un remboursement possible par le régime public d’assurance médicaments ou les régimes privés. Si vous avez moins de 14 ans, il faudra obtenir le consentement parental ou du représentant légal avant de vous faire prescrire des médicaments.
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Pour en savoir plus :
Pour les jeunes
- Commence pas à fumer
- Cigarette électronique
- Mode de vie sans tabac De Facto
La dépendance à la nicotine se manifeste sournoisement - Libair - Application mobile sur le vapotage pour les 13 à 17 ans
- Service de messagerie texte pour arrêter le tabac (SMAT)
- Brise l’illusion Pas vapoter c’est gagnant
- EPAV Média : vidéos concernant le vapotage
- Défi J’ARRÊTE, j’y gagne!
Pour arrêter de fumer durant 6 semaines (en février et mars de chaque année) avec l’aide d’un parrain, en groupe ou soutenu par l’application SOS Défi et gagner des prix.
Pour les parents
- Famille sans fumée
- Outil d’accompagnement pour les parents : Le vapotage chez les jeunes est un problème à prendre au sérieux. Parlons-en maintenant!
- Je m’informe et je préviens
- Outils de prévention du vapotage destinés aux parents
- Baladodiffusions – C’est pas juste du vapotage
- Baladodiffusions, outils et formations – Vapotage
Vaccination des enfants et des adolescents
Plusieurs maladies graves peuvent être évitées par la vaccination, notamment la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la rubéole, les oreillons, les virus du papillome humain. Les vaccins permettent non seulement de protéger la personne vaccinée, mais aussi de limiter la transmission de ces maladies dans sa famille et la communauté.
Si l’enfant a reçu sa vaccination de base avant 2 ans, des vaccins supplémentaires sont requis entre 4 et 6 ans, en 4e année du primaire et entre 14 et 16 ans selon le calendrier de vaccination recommandé. Consulter la page Programme québécois d’immunisation pour s’informer et prendre rendez-vous.
D’autres vaccins peuvent être nécessaires selon les conditions de santé, les habitudes de vie ou l’exposition à certains facteurs de risque, comme les voyages. De plus, tout enfant, adolescent ou adolescente qui n’a reçu aucun vaccin, dont la vaccination n’est pas à jour ou qui a des doutes à ce sujet devrait consulter un professionnel ou une professionnelle de la santé pour savoir quels vaccins sont recommandés et pour l’aider à prendre une décision éclairée.
Pour en savoir plus :
Dernière mise à jour : 16 septembre 2025