Prévenir les problèmes de santé
Prévenir les problèmes de santé à l’âge adulte
Dans cette page :
Consommation d’alcool
Cette section est en cours de révision.
L’alcool, en fonction de la fréquence, de la quantité et de la durée de consommation, peut entraîner le développement ou l’aggravation de nombreuses maladies, notamment de plusieurs cancers, de la pancréatite ou de la cirrhose.
Il peut aussi causer des accidents et de graves problèmes psychosociaux, dont le trouble de l’usage de l’alcool (dépendance à la substance).
Demandez à un professionnel de la santé de vous guider vers une consommation à faible risque et, au besoin, vers des ressources appropriées qui vous aideront à y parvenir.
Pour en savoir plus :
- Faire la fête et s’enivrer
Centre de toxicomanie et de santé mentale - Ligne téléphonique 811 : Info-Santé (option 1) ou Info-Social (option 2)
- L’alcool – Drogue : Aide et référence
Ligne téléphonique 24/7 (1 800 265-2626), clavardage et référence vers les ressources communautaires - Consommation d'alcool et d'autres drogues et pratique des jeux de hasard et d'argent
Dépistage de l’anévrisme de l’aorte abdominale
L’aorte est la plus grosse artère du corps. Elle transporte le sang du cœur aux jambes, en passant par le ventre (abdomen). Parfois, en raison de l’âge avancé, du tabagisme ou de l’hypertension artérielle (haute pression), la paroi de l’aorte peut s’affaiblir et former un gonflement. La paroi déformée, appelée anévrisme, risque de se rompre et causer une hémorragie souvent mortelle.
Le dépistage de l’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) est recommandé pour les hommes de 65 à 80 ans, peu importe qu’ils aient fumé ou non dans le passé. Il est effectué une seule fois, par échographie abdominale (appareil à ultrasons), un examen qui ne dure que quelques minutes et ne cause pas d’effet indésirable. Les études suggèrent de ne pas dépister les femmes, qu’elles aient fumé ou non, car elles sont généralement moins à risque. De plus, on ne possède aucune preuve que le dépistage est bénéfique pour elles.
Pour vous accompagner dans votre décision de vous faire dépister ou non, un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous présenter les avantages et les inconvénients du dépistage.
Pour en savoir plus :
Outil pour le patient ou la patiente – Bénéfices c. inconvénients
Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs
Dépistage du cancer colorectal
Le cancer du côlon et du rectum (colorectal) est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes et la troisième chez les femmes. Il se développe lentement, sans aucun symptôme apparent, à partir de tumeurs appelées polypes. Deux tests permettent le dépistage du cancer colorectal : le test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles (RSOSi) et la coloscopie. Le dépistage s’adresse principalement aux personnes âgées de 50 à 74 ans. Un professionnel ou une professionnelle de la santé pourra déterminer votre niveau de risque, notamment selon vos antécédents personnels et familiaux.
Pour vous accompagner dans votre décision de participer ou non au dépistage, le professionnel ou la professionnelle discutera avec vous des avantages et des inconvénients de chacune des options.
Adopter de saines habitudes de vie (s’alimenter sainement, pratiquer de l’activité physique, maintenir un poids santé, s’abstenir de fumer et limiter sa consommation d’alcool) peut permettre de prévenir le cancer colorectal ainsi que d’autres cancers et maladies chroniques. Toutefois, le dépistage est le moyen le plus efficace de réduire la fréquence de cette maladie et sa mortalité.
Si vous observez un changement récent et persistant dans vos habitudes intestinales (p. ex. diarrhée, constipation, selles noires ou rouge vif ou saignement après les selles), consultez sans tarder un ou une médecin ou une infirmière praticienne qui pourront préciser le diagnostic et la conduite à suivre ou, au besoin, vous orienter vers des soins spécialisés.
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Pour en savoir plus :
Dépistage et prévention du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. Toutefois, la plupart des cancers de la prostate ont une croissance lente; seulement une faible proportion des hommes atteints en décèdent.
Le cancer de la prostate peut être dépisté par une prise de sang en dosant l’antigène prostatique spécifique (APS). Toutefois, un dépistage de routine n’est pas recommandé chez tous les hommes.
Si vous avez entre 55 et 69 ans et que vous désirez faire ce dépistage, parlez-en avec un ou une médecin ou une infirmière praticienne spécialisée pour en connaître les avantages et les inconvénients. Un test pourra vous être prescrit. Un outil d’aide à la décision comme la Boîte à décision peut aussi vous aider à mieux en comprendre les enjeux.
Adopter de saines habitudes de vie peut prévenir plusieurs cancers et maladies chroniques. En particulier, atteindre et maintenir un poids santé peut prévenir un cancer de la prostate.
Si vous observez un changement récent et persistant dans vos habitudes urinaires, consultez sans tarder un ou une médecin ou une infirmière praticienne spécialisée qui pourra préciser le diagnostic, vous indiquer la conduite à suivre et, au besoin, vous orienter vers des soins spécialisés.
Pour en savoir plus :
- Cancer de la prostate – Outil de dépistage auprès de 1 000 personnes
Groupe d’études canadien sur les soins de santé préventifs
Dépistage du cancer du col de l’utérus (test Pap ou test VPH, selon les régions du Québec)
Le cancer du col de l’utérus est causé par certains types de virus du papillome humain (VPH). Le virus se transmet principalement lors de relations sexuelles. Il peut provoquer des lésions au col de l’utérus qui se transforment progressivement en cancer. Le test de détection des VPH (test VPH) ou le test de Papanicolaou (test Pap) effectué lors d’un examen gynécologique permet de dépister un cancer du col de l’utérus alors qu’il est à un stade peu avancé, contribuant à le traiter avec succès.
En 2022, le ministre de la Santé a annoncé que le test VPH allait progressivement remplacer le test Pap. Dans les régions du Québec où le test VPH n’est pas encore disponible, le test Pap est toujours recommandé pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.
Les tests VPH et Pap concernent toutes les personnes actives sexuellement ou qui l’ont été dans le passé. Le dépistage avec le test VPH est proposé à celles de 25 à 65 ans, tous les 5 ans. Le test Pap est proposé à celles de 21 à 65 ans, tous les 2 à 3 ans.
Pour vous accompagner dans votre décision de participer au dépistage du cancer du col de l’utérus ou non, un professionnel ou une professionnelle de la santé peut discuter avec vous des avantages et des inconvénients d’y participer. De plus, il ou elle pourra vous informer sur la prévention de ce cancer, effectuer le dépistage et vous proposer, au besoin, un vaccin contre les VPH.
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Pour en savoir plus :
Dépistage du cancer du poumon
Le cancer du poumon est le plus fréquemment diagnostiqué et le plus mortel au Québec. Chez les personnes qui fument, il est fortement associé au tabagisme. Un dépistage peut donc être indiqué pour les personnes âgées de 55 à 74 ans qui :
- fument depuis au moins 20 ans, de façon continue ou discontinue;
ou - ont fumé pendant au moins 20 ans, de façon continue ou discontinue.
Si vous répondez à ces critères et que vous êtes assuré par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), prenez connaissance des avantages et des inconvénients de participer ou non au dépistage.
Si le dépistage vous intéresse, consultez la page Dépistage du cancer du poumon.
Si vous fumez ou avez cessé de fumer récemment, du soutien pour arrêter ou éviter une rechute vous sera offert. Pour en savoir plus, consultez la section Tabagisme et vapotage chez les adultes.
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Pour en savoir plus :
- Projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon : outil d’aide à la décision (dépliant) - MSSS
- Dépistage du cancer du poumon
- Mode de vie sans tabac
- Services et programmes de soutien à la cessation, gratuits confidentiels, présentés sur le site Québec sans tabac
Dépistage du cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué au Canada et représente la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes, après le cancer du poumon.
La mammographie permet de dépister le cancer du sein alors qu’il est à un stade peu avancé, offrant un taux de succès plus élevé dans le traitement. Dans le cadre du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), cet examen est offert tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans, inscrites comme femme à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) et qui n’ont pas d’antécédent personnel. Le PQDCS s’adresse plus particulièrement aux personnes qui ne présentent pas de symptômes d’une maladie du sein ou qui ne sont pas à risque accru de cancer du sein (pas d’antécédents familiaux de cancer du sein ou de radiothérapie, pas de mutation génétique).
Les personnes admissibles au programme reçoivent une lettre d’invitation qui sert de prescription pour passer une mammographie dans un centre de dépistage désigné (CDD), mais la participation au dépistage du cancer du sein dans le cadre du PQDCS reste volontaire. Pour réfléchir aux avantages, aux inconvénients et aux limites du dépistage du cancer du sein, consultez la page Dépistage du cancer du sein.
Les personnes qui ne souhaitent pas participer au PQDCS peuvent passer une mammographie de dépistage avec une prescription d’un médecin ou d’une infirmière praticienne spécialisée. Les personnes transgenres ou non-binaires peuvent avoir accès à une mammographie avec une ordonnance d’un médecin ou d’une infirmière praticienne spécialisée.
Les personnes ayant déjà eu un cancer du sein doivent obtenir un suivi médical personnalisé et adapté à leur situation.
Pour en savoir plus :
Dépistage et prévention du diabète de type 2
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un taux élevé de sucre (glucose) dans le sang. La forme la plus fréquente est le diabète de type 2 qui débute progressivement, souvent après 40 ans. Il survient le plus souvent chez des personnes en excès de poids, présentant une histoire familiale ou d’autres facteurs de risque.
Au début de la maladie, la plupart des personnes n’éprouvent aucun malaise. Si la maladie évolue rapidement, elle peut s’accompagner d’un besoin fréquent d’uriner, de soif intense, de sensation de faim continuelle et de perte de poids inexpliquée. Si vous éprouvez de tels symptômes, le dépistage n’est pas indiqué. Vous devez consulter d’urgence un ou une médecin.
Après plusieurs années d’évolution, le diabète de type 2, surtout s’il est mal contrôlé, peut affecter la circulation du sang dans les yeux, le cœur, les reins et les jambes, occasionnant plusieurs épisodes de soins médicaux, d’invalidité et, parfois, un décès prématuré.
Si vous désirez connaître votre risque d’avoir le diabète de type 2, un professionnel ou une professionnelle de la santé pourra vous faire passer le questionnaire FINDRISC. Si votre risque est élevé, on vous prescrira un dépistage par prise de sang.
Il est possible de prévenir, faire régresser ou, du moins, retarder l’évolution du diabète. Une saine alimentation et la pratique régulière d’activité physique peuvent améliorer votre santé et contribuer à mieux contrôler votre poids. De plus, l’arrêt du tabagisme peut prévenir l’apparition du diabète et ses complications cardiovasculaires.
Consultez un professionnel ou une professionnelle de la santé qui pourra vous accompagner dans les changements d’habitudes de vie recommandés et, au besoin, vous diriger vers un traitement médicamenteux.
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Pour en savoir plus :
- Diabète
- Calculateur de risque FINDRISC pour patients et patientes
Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GÉCSSP) - Saines habitudes de vie
- Qu’est-ce que le diabète
Diabète Québec - Alimentation
Diabète Québec - Activité physique chez l’adulte : recommandations
Diabète Québec - Foire aux questions : information au sujet du diabète
GÉCSSP
Dyslipidémie (cholestérol)
La dyslipidémie correspond à un taux de lipides (graisses, comme le cholestérol) trop élevé dans le sang. Diverses maladies cardiovasculaires, dont certaines sont graves et parfois mortelles, peuvent découler de cette anomalie, surtout si elle s’accompagne d’autres facteurs de risque comme le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, l’excès de poids, la sédentarité, l’âge ou une histoire familiale de maladie cardiaque précoce.
Une alimentation saine et la pratique régulière d’activité physique sont recommandées pour prévenir et contrôler l’excès de lipides dans le sang.
Demandez à votre professionnel de la santé si vous êtes à risque de dyslipidémie. Il pourra la dépister dans votre sang et évaluer avec vous le risque cardiovasculaire qui pourrait en découler. Il vous guidera ensuite vers les meilleures façons de réduire ce risque.
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Pour en savoir plus :
- Saines habitudes de vie
- Connaissez-vous votre âge cardiovasculaire?
Mon bilan santé - Améliorer sa santé grâce à l'activité physique
- Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures
Société canadienne de physiologie de l’exercice - Alimentation méditerranéenne
Institut de cardiologie de Montréal
Hypertension artérielle
La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle fluctue au cours de la journée ou d’une journée à l’autre.
L’hypertension artérielle correspond à l’élévation anormale de la pression artérielle par rapport aux valeurs cibles, qui varient selon la condition de santé d’une personne. Consultez un professionnel de la santé pour connaître vos valeurs cibles.
Souvent, la personne qui fait de l’hypertension artérielle ne présente aucun symptôme. Toutefois, l’hypertension peut entraîner des complications graves, voire mortelles.
Des changements dans vos habitudes de vie peuvent contribuer à prévenir l’apparition de l’hypertension artérielle, par exemple s’abstenir de fumer, avoir une alimentation saine, faire de l’activité physique régulièrement, éviter le stress et maintenir un poids santé.
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Pour en savoir plus :
- Saines habitudes de vie
- L’activité physique dans la prévention et le traitement de l’hypertension artérielle
Société québécoise d’hypertension artérielle (SQHA) - Appareils recommandés par Hypertension Canada (en anglais seulement)
Si votre professionnel de la santé le recommande, surveillez votre pression artérielle en utilisant un appareil recommandé. - Mesurer sa pression artérielle à domicile
Société québécoise d’hypertension artérielle
Utilisez la grille numérique avec calculateur de moyennes intégré. - Monitorage ambulatoire de la pression artérielle
Société québécoise d’hypertension artérielle - Les aliments influençant votre pression artérielle
SQHA - Le sel élément de haute pression
SQHA - Hypertension artérielle – Questions Réponses
SQHA
Infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les adultes
Les infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS) peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et des répercussions pendant toute la vie. Une personne infectée peut transmettre une ITSS à son partenaire sans le savoir, souvent parce qu’elle n’a aucun symptôme.
Il est recommandé de faire évaluer votre santé sexuelle au moins une fois par année par un professionnel de la santé pour déterminer si des facteurs de risque d’ITSS sont présents. Le professionnel de la santé vous offrira des conseils pour adopter et maintenir des comportements sécuritaires (p. ex. l’usage du condom). Il vous informera sur le dépistage de certaines ITSS et pourra vous recommander des vaccins (p. ex. les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B, les virus du papillome humain (VPH) et la mpox (variole simienne)). Au besoin, il vous offrira un traitement préventif si vous avez été exposé à une ITSS. Il pourra aussi vous soutenir si vous êtes atteint d’une ITSS pour que vous avisiez vos partenaires sexuels.
Pour en savoir plus :
Obésité chez les adultes
L’excès de poids (embonpoint et obésité) est la conséquence de plusieurs facteurs, dont la génétique, l’alimentation, la sédentarité, le manque de sommeil, le temps passé devant des écrans ainsi que les environnements dans lesquels nous vivons.
L’embonpoint et l’obésité sont associés à un risque plus élevé de développer des problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. La perception du poids a aussi des effets possibles sur l’estime de soi et la santé mentale.
Un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous aider à préciser les causes et les conséquences possibles d’un excès de poids, et déterminer avec vous des objectifs pour améliorer vos habitudes de vie et contrôler certains facteurs de risque, comprenant ou non un objectif de meilleur poids. Il peut discuter avec vous des avantages et des inconvénients des différentes options pour atteindre vos objectifs :
- participer à un programme de rencontres avec des spécialistes de la nutrition, de l’activité physique ou de la gestion du stress : recommandé pour la plupart des personnes et à poursuivre si des médicaments ou une chirurgie sont envisagés;
- prendre des médicaments sur ordonnance pour faciliter la perte de poids : efficaces à court terme, mais effets à long terme incertains, coûteux et non remboursés par le régime public d’assurance-médicaments;
- envisager une chirurgie bariatrique (différentes opérations permettant de perdre du poids). La chirurgie peut être indiquée en cas d’obésité sévère ou compliquée si les autres options ont échoué. Toutefois, elle comporte des effets indésirables et la liste d’attente est longue pour y accéder;
- l’usage de produits ou de services amaigrissants peut nuire à la santé et s’avère le plus souvent inefficace à long terme.
Pour en savoir plus :
- Poids corporel
Québec.ca - Lignes directrices pour la classification du poids chez les adultes
Santé Canada - Alimentation saine
Québec.ca - Guide alimentaire canadien
Santé Canada - Améliorer sa santé grâce à l’activité physique
Québec.ca - Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures
Société canadienne de physiologie de l’exercice - Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé
Institut national de santé publique du Québec
Prévention des fractures de fragilisation associées à l’ostéoporose
Avec l’âge, une partie de la masse et de la résistance des os se perd progressivement, sans que l’on ressente de malaise. Aux rayons X, les os apparaissent moins denses, ce qu'on appelle l'ostéopénie (perte légère) ou l’ostéoporose (perte importante). Cet affaiblissement des os peut conduire, de façon spontanée ou à la suite d’un accident mineur (p. ex. : chute de sa hauteur ou d’une chaise), à des fractures (cassures de l’os) appelées fractures de fragilisation. Les plus importantes fractures de fragilisation s’observent au niveau de la hanche, de la colonne vertébrale, de l’humérus (os du bras) ou des os du poignet.
Entre 65 et 90 ans pour les femmes et entre 70 et 90 ans pour les hommes, un professionnel ou une professionnelle de la santé peut évaluer votre risque de fracture de fragilisation des 10 prochaines années.
Quel que soit votre niveau de risque, vous obtiendrez des conseils sur les changements recommandés dans vos habitudes de vie pour prévenir les fractures :
apports alimentaires de calcium et de vitamine D (les suppléments ne préviennent pas les fractures, mais peuvent être indiqués sur recommandation d’un professionnel ou d’une professionnelle de la santé);
programme d’activités physiques spécialement conçu pour les personnes âgées (VIACTIVE, Programme intégré d’équilibre dynamique [PIED]) pour la prévention des chutes;
s’il y a lieu, abandon du tabagisme et réduction ou abstinence de la consommation d’alcool.
Si votre risque est élevé, le professionnel ou la professionnelle pourrait vous proposer de prendre une médication préventive pour freiner la fragilisation des os. Les médicaments recommandés (bisphosphonates) comportent des avantages et des inconvénients qu’il faut connaître et discuter avant de prendre une décision :
avantages : s’ils sont pris régulièrement pendant 5 ans, ils peuvent réduire jusqu’à la moitié le risque de fracture. En effet, sur 1 000 personnes prenant la médication, environ 25 subiront une fracture, contre 50 sur 1 000 sans médication. Les suppléments de vitamine D et de calcium, pris ensemble ou séparément, ne protègent pas des fractures, mais il est possible qu’on vous en recommande si vous prenez un bisphosphonate.
inconvénients : la prise des médicaments peut occasionner à certaines personnes des troubles digestifs qui peuvent nécessiter un changement de traitement. Les bisphosphonates peuvent aussi causer rarement (une personne sur 4000) une fracture atypique du fémur ou encore plus rarement (une personne sur 100 000) une ostéonécrose (destruction de l’os) de la mâchoire.
La décision de prendre ou non des médicaments dépend de votre niveau de risque de fracture : plus le risque est élevé, plus le bénéfice est grand. Elle dépend aussi de l’importance que vous accordez aux avantages et aux inconvénients de la médication préventive dans votre vie. Notez qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Le professionnel ou la professionnelle vous accompagnera dans votre choix.
Si vous optez pour la médication, le professionnel ou la professionnelle vous fera passer une ostéodensitométrie (imagerie à l’aide de rayons X) pour mesurer la densité minérale de vos os. Cet examen permettra de confirmer ou non l’utilité de la médication et d’obtenir une valeur de départ permettant de vérifier plus tard l’efficacité de votre traitement.
Protection contre les rayons ultraviolets chez les adultes
Les rayons ultraviolets (UV) peuvent endommager de façon permanente la peau et les yeux. L’exposition prolongée et les coups de soleil peuvent augmenter le risque de cancers de la peau, dont le mélanome, et le vieillissement de la peau.
Les adultes présentant les caractéristiques suivantes sont plus sensibles aux rayons UV :
- une peau pâle qui rougit rapidement au soleil;
- des taches de rousseur;
- des yeux bleus, verts ou gris;
- des cheveux blonds ou roux.
Même chez les adultes à la peau foncée, l’usage de crème solaire est recommandé afin d’éviter une pigmentation anormale.
Toute séance de bronzage au soleil ou artificiel est déconseillée.
Rayonnement ultraviolet artificiel
Il n’y a pas de durée, d’intervalle ou de distance d’exposition sécuritaires. Le bronzage artificiel n’apporte aucun bénéfice pour la santé. Toute exposition aux appareils de bronzage est cancérigène. De plus, le bronzage artificiel est associé à des risques de brûlure, de vieillissement accéléré de la peau, d’inflammation des yeux et d’affaiblissement du système immunitaire. Il ne protège pas des effets nocifs du soleil et ne devrait pas être utilisé comme source de vitamine D. Il peut toutefois traiter certaines maladies sous la supervision d’une professionnelle ou d’un professionnel de la santé qualifié.
Rayonnement ultraviolet naturel
Il est recommandé de limiter l’exposition au soleil entre 11 h et 15 h et de vérifier l’indice UV pour planifier les sorties à l’extérieur. Cela peut être fait à l’aide de l’application Sunsmart Global UV de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou en consultant les prévisions météorologiques locales. Il faut appliquer de la crème solaire dès que l’indice UV est supérieur à 3. Les nuages et l’eau ne bloquent qu’une partie des rayons UV. De plus, ils sont réfléchis par la neige, le sable et l’eau.
L’utilisation des méthodes physiques contre les rayons UV est recommandée. Cela peut être, par exemple, de :
- se tenir à l’ombre ou sous un parasol;
- porter un chapeau à large bord;
- porter un chandail-maillot à manches longues;
- porter des vêtements pâles et longs;
- porter des lunettes de soleil ayant la mention « 100 % Protection UV » ou encore « UV 400 ».
En complément des méthodes physiques, l’application d’une crème solaire est recommandée. Elle doit :
- avoir un facteur de protection solaire (FPS) d’au moins 30 et être résistante à l’eau;
- être approuvée parl’Association canadienne de dermatologie;
- être appliquée 30 minutes avant l’exposition au soleil;
- correspondre aux quantités suivantes :
- 1 cuillère à thé pour le visage et le cou,
- 2 à 3 cuillères à soupe pour le reste du corps;
- être réappliquée toutes les deux heures ou après chaque baignade ou activité physique intense.
Tester d’abord la crème solaire sur une petite surface de la peau de l’intérieur de l’avant-bras en suivant le délai recommandé selon les instructions de votre produit, lors de la première application, afin de prévenir une réaction allergique possible.
Si vous prenez des médicaments ou utilisez des cosmétiques, consultez un pharmacien ou une pharmacienne pour savoir si ces produits peuvent augmenter la réaction de votre peau au soleil.
Pour en savoir plus
Santé buccodentaire chez les adultes
La carie dentaire est causée par les sucres des aliments et par les bactéries de la bouche. Elle affecte les personnes de tous âges.
Pour prévenir l’apparition de carie, il est important de vous brosser les dents :
- au moins deux fois par jour ;
- pendant deux minutes.
Pour un brossage efficace :
- utilisez un dentifrice fluoré, en quantité allant de 0,5 cm à 1 cm ;
- crachez le surplus de dentifrice, mais ne vous rincez pas la bouche après le brossage pour faire durer la protection contre la carie.

Quantité de dentifrice allant de 0,5 cm à 1 cm
- brossez également la langue de l’arrière vers l’avant ;
- passez la soie dentaire (ou la brosse interdentaire) une fois par jour si les dents se touchent.
Prévoyez un examen chez le dentiste au moins une fois par année ou selon la recommandation du dentiste.
Si vous souffrez de sécheresse buccale :
- utilisez un dentifrice à haute teneur en fluorure (5 000 ppm), car la sécheresse buccale augmente le risque de caries ;
- buvez de petites gorgées d’eau ou sucez des cubes de glace ;
- demandez conseil auprès d’un pharmacien ou pharmacienne au sujet des produits qui remplacent la salive ;
- évitez de consommer des boissons contenant de la caféine, de l’alcool ou des jus d’agrumes ;
- vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien ou pharmacienne si un médicament peut en être la cause.
Si vous avez de la difficulté à effectuer le brossage, utilisez une brosse à dents électrique ou demandez l’aide d’un proche.
Si vous avez des prothèses dentaires :
- Brossez les gencives et la langue 2 fois par jour avec une brosse à dents à poils souples trempée dans un rince-bouche antiseptique sans alcool.
- Brossez les prothèses dentaires (dentiers ou partiels) avec une brosse et un nettoyant à prothèses ou un savon doux. Rincez abondamment les prothèses dentaires et la brosse à prothèses avec de l’eau.
- Au coucher, retirez les prothèses dentaires et les déposer dans un contenant rempli d’eau.
En tout temps, adoptez de saines habitudes alimentaires et choisissez l’eau comme boisson principale.
En raison des risques pour la santé de la bouche, un professionnel de la santé pourra vous soutenir pour arrêter de fumer. Pour en savoir plus, consultez la section Tabagisme chez les adultes.
Pour en savoir plus :
- Fiche d’hygiène de la bouche :
Fiche : Bouche propre et en santé – Enfant de 7 ans et plus, adolescent et adulte
Fiche : Bouche propre et en santé – Personne à haut risque de carie
Fiche : Bouche propre et en santé – Prothèse dentaire (dentier et partiel)
Fiche : Bouche propre et en santé – Prothèse dentaire fixe sur implants
Fiche : Bouche propre et en santé – Prothèse dentaire amovible sur implant
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) - Trouver les programmes gouvernementaux et autres solutions d’accès aux soins buccodentaires
Ordre des dentistes du Québec – Dentaccès - Santé buccodentaire
- Trouver un dentiste
Ordre des dentistes du Québec - Services dentaires couverts
Régie de l’assurance maladie
Tabagisme et vapotage chez les adultes
La consommation de tabac fumé, de produits de vapotage ou d’autres produits contenant de la nicotine (p. ex. : sachets de nicotine) ainsi que l’exposition à la fumée secondaire de tabac ou aux aérosols du vapotage peuvent présenter un risque considérable pour la santé des adultes.
Chez les adultes, le fait de fumer ou de s’exposer à la fumée secondaire du tabac peut causer 16 types de cancers et 21 maladies chroniques. Le tabagisme peut diminuer la durée et la qualité de vie des personnes. Les effets sur la santé des produits de vapotage ou des sachets contenant de la nicotine sont préoccupants, mais les études sur ce sujet sont insuffisantes. De plus, la nicotine présente dans la fumée de tabac, les produits de vapotage ou les sachets peut causer une forte dépendance. En arrêtant de consommer ces produits, les personnes peuvent augmenter de manière importante leur durée et leur qualité de vie.
Un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous informer sur les différents services et programmes de soutien à la cessation du tabagisme, gratuits et confidentiels, présentés sur le site Québec sans tabac :
- les centres d’abandon du tabagisme (CAT);
- la ligne téléphonique J’ARRÊTE (1 866 527-7383);
- l’aide sur le site Web J’ARRÊTE;
- le groupe Facebook J’ARRÊTE.
La plupart des adultes qui fument peuvent grandement bénéficier d’une aide médicamenteuse pour traverser la période de sevrage de la nicotine. Un professionnel ou une professionnelle de la santé peut vous conseiller et vous aider à vous procurer des médicaments approuvés et sécuritaires, et vous informer sur un remboursement possible par le régime public d’assurance médicaments ou les régimes privés.
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Pour en savoir plus :
- Mode de vie sans tabac
- Défi J’ARRÊTE, j’y gagne!
Pour arrêter de fumer durant 6 semaines (en février et mars de chaque année) avec l’aide d’un parrain, en groupe ou soutenu par l’application SOS Défi et gagner des prix. - Service de messagerie texte pour arrêter le tabac
SMAT - Nico-Bar – Arrêtez 7 jours de fumer et vapoter et gagnez un prix
Programme SMS - Aspire à mieux – Ressource en vapotage pour les jeunes adultes
- Cigarette électronique
- Programme SMS Aspire à mieux – Ressource en vapotage pour les jeunes adultes
Société canadienne du cancer
Vaccination chez les adultes
Plusieurs maladies graves peuvent être évitées par la vaccination, notamment la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la rubéole, les oreillons, les virus du papillome humain, la grippe, la COVID-19. Les vaccins permettent non seulement de protéger la personne vaccinée, mais aussi de limiter la transmission des maladies dans la famille et la communauté.
Si vous avez reçu toutes vos doses de base entre 14 et 16 ans, des vaccins supplémentaires sont requis à 50 ans, à 65 ans et à 75 ans selon le calendrier de vaccination recommandé. Consultez la page Programme québécois d’immunisation pour vous informer et prendre rendez-vous.
D’autres vaccins peuvent être nécessaires selon les conditions de santé, les habitudes de vie ou l’exposition à certains facteurs de risque, comme les voyages. De plus, tout adulte qui n’a reçu aucun vaccin, dont la vaccination n’est pas à jour ou qui a des doutes à ce sujet devrait consulter un professionnel ou une professionnelle de la santé pour savoir quels vaccins sont recommandés et pour l’aider à prendre une décision éclairée.
Pour en savoir plus :
Dernière mise à jour : 17 octobre 2025