Un éleveur et ses bovins
© Éric Labonté, MAPAQ.

Pensez-vous que le travail des agriculteurs a beaucoup changé depuis quelques décennies? Certainement! Les agriculteurs d’aujourd’hui gardent pour leur métier l’amour de travailler à l’extérieur, avec le vivant, et d’exercer des tâches variées dans une certaine liberté. Toutefois, ils portent désormais bien d’autres chapeaux. Chefs d’entreprises et gestionnaires, ils sont ouverts au monde et ils répondent aux attentes de la société de manière proactive.

Soucieux des attentes de la société

Les consommateurs exigent dorénavant des produits qui répondent à leurs valeurs et à leurs besoins. Ils ont à cœur l’environnement et le bien-être des animaux. Ils recherchent aussi des viandes, des produits laitiers et des œufs de qualité.

Les éleveurs en sont bien conscients. Ils prennent soin de leurs troupeaux par amour pour leur métier et pour leurs bêtes, pour les garder en santé et pour répondre aux attentes de la société. Ils consacrent beaucoup d’efforts à produire des aliments de façon durable et ils adaptent leurs pratiques pour respecter le bien-être des animaux et pour préserver l’environnement.

De mieux en mieux formés

En agriculture, les fermes prennent de l’ampleur, la gestion et les productions se complexifient. Nos agriculteurs suivent le rythme!

Saviez-vous que, selon les statistiques de 2016 sur la relève établie Lire le contenu de la note numéro 1, 90 % des jeunes agriculteurs avaient terminé leur secondaire? De plus, 9 % d’entre eux possédaient un diplôme universitaire. Les jeunes de la relève ont souvent terminé des formations spécialisées, que ce soit au secondaire, au cégep ou à l’université. De plus, tout au long de leur carrière, les producteurs québécois se forment en continu dans leurs domaines respectifs.

Il faut savoir que le gouvernement du Québec finance une bonne partie de la formation, de la recherche et du transfert de connaissances de l’industrie agricole. Grâce à cet investissement, le Québec s’est doté de nombreuses institutions et d’organismes dans le domaine de l’agriculture. Par exemple :

  • Deux universités, soit l’Université Laval et l’Université McGill, qui offrent plusieurs programmes en agronomie de 1er, 2e et 3e cycles;
  • Deux instituts technologiques collégiaux, à La Pocatière et à Saint-Hyacinthe;
  • Un réseau provincial de cégeps offrant de la formation en agriculture;
  • Des programmes de formation professionnelle;
  • Des centres de transfert technologique, comme AGRINOVA;
  • Des centres d’expertise, comme LACTANET, le Centre de développement du porc du Québec et le Centre d’expertise en production ovine du Québec;
  • Le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault.

Soutenus et bien entourés

L’agriculteur d’aujourd’hui peut compter sur plusieurs partenaires pour l’appuyer dans son travail et dans ses décisions. Il s’entoure de professionnels spécialisés issus des secteurs public et privé.

Ainsi, en matière de santé animale, de gestion d’élevage, d’alimentation et de bien-être des animaux, un agriculteur se tournera vers un médecin vétérinaire ou un agronome. S’il a besoin de plans pour rénover ou construire des bâtiments, ou s’il veut améliorer la ventilation de son bâtiment, il sollicitera un ingénieur. Ce dernier peut aussi être consulté pour le nivellement et le drainage des terres. Lorsqu’il est question d’améliorer les champs ou les pâturages, un agronome ou un technologue agricole intervient pour mettre en place, par exemple, un plan de fertilisation raisonnée. Et il ne faut pas oublier la gestion économique : conseillers en gestion, économistes, comptables et fiscalistes font partie de l’équipe!

Les agriculteurs recourent aussi aux réseaux Agriconseils, présents dans toutes les régions du Québec. Ils se font accompagner par ces réseaux dans leurs projets pour améliorer leur compétitivité. Les agriculteurs peuvent aussi compter sur ces réseaux pour mettre en place des pratiques agricoles durables.

La prochaine fois que vous prendrez une bouchée, pensez-y : derrière chaque aliment se cachent le travail et l’excellence d’un agriculteur, de sa famille et de son réseau d’intervenants spécialisés, toute une équipe!

Note de bas de page numéro 1

Portrait de la relève agricole au Québec, MAPAQ, 2016. Retour à la référence de la note numéro 1

Les agronomes du Comité des pratiques responsables en productions animales

Apprenez-en plus sur d’autres pratiques responsables utilisées par les éleveurs québécois en consultant la page Pratiques responsables en productions animales et en lisant les nouvelles liées proposées plus bas.

Dernière mise à jour : 20 janvier 2022