Pratiques responsables en productions animales

Les éleveurs québécois sont à l’écoute des préoccupations des consommateurs en matière de bien-être animal et d’environnement. Ils travaillent continuellement à diminuer l’empreinte écologique de leur ferme et à assurer la santé et le confort de leurs animaux.

Des actions concrètes sont prises au quotidien dans les élevages. Les bonnes pratiques qu’adoptent les éleveurs sont souvent méconnues, surtout en matière de bien-être animal et d’agroenvironnement.

Formation et expertise des agriculteurs

Les fermes prennent de l’ampleur et les productions se complexifient. Les agriculteurs québécois sont aussi conscients des attentes des consommateurs. Ils se forment en continu pour s’adapter aux nouvelles tendances et à de nouveaux contextes de production.

Gestionnaires de leur entreprise, ils s’entourent d’une équipe professionnelle formée de vétérinaires, d’agronomes, d’ingénieurs, de comptables, de fiscalistes et de technologues en agriculture. Ces conseillers guident les agriculteurs dans leurs décisions quotidiennes.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Des agriculteurs bien renseignés, bien formés et bien entourés.

Prendre soin des animaux favorise santé et productivité

Les éleveurs du Québec savent que donner les meilleurs soins à leurs animaux favorise leur santé et leur productivité.

Par exemple, l’alimentation des vaches laitières est déterminée par des conseillers experts, qui équilibrent la ration des animaux avec précision.

Les brebis, pour leur part, se font tondre plus d’une fois par année. La tonte leur assure un meilleur confort et favorise leur consommation de nourriture. Elle permet aussi aux nouveau-nés de trouver plus facilement le pis de leur mère.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Aux petits soins pour nos animaux.

Santé des animaux

Les éleveurs sont attentifs au comportement de leurs animaux et réagissent rapidement si quelque chose ne va pas. Ils utilisent de nouvelles technologies comme des caméras de surveillance pour intervenir au bon moment.

Les vétérinaires et les éleveurs entretiennent une relation étroite. Ils mettent en place des pratiques préventives. Si des médicaments deviennent nécessaires, ils s’assurent de les utiliser judicieusement. Dans de tels cas, une surveillance rigoureuse garantit que les aliments qui nous sont destinés ne contiennent aucun résidu de médicament.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article La santé des animaux : une priorité pour les éleveurs.

Logement adapté aux besoins des animaux

Les éleveurs adoptent plusieurs bonnes pratiques pour loger leurs animaux. Ils leur offrent l’environnement nécessaire pour dormir, se nourrir et bouger selon leurs besoins. Cet espace dépend de chaque espèce et de sa taille. Les éleveurs tiennent aussi compte du stade de production des animaux, comme la croissance, la gestation ou la lactation.

Ils voient aussi à ce que les animaux puissent exprimer leur comportement naturel. Par exemple, ils fournissent des perchoirs aux poules ou des brosses aux bovins, qui aiment bien se frotter la tête et le dos.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Des animaux bien logés!

Utilisation des sous-produits alimentaires dans l’alimentation des animaux

La transformation de produits destinés à l’alimentation humaine génère une grande quantité de résidus : c’est ce qu’on appelle des « sous-produits alimentaires ». Une partie de ces sous-produits sont recyclés et font partie de la ration des animaux.

Les sous-produits de l’extraction des huiles ou de la fabrication de la farine, par exemple, apportent aux animaux l’énergie, les protéines et les minéraux dont ils ont besoin. Ils peuvent aussi manger des légumes moches, comme des pommes de terre déclassées.

Cette utilisation des sous-produits alimentaires contribue à réduire le gaspillage alimentaire et les coûts d’alimentation pour les agriculteurs. Des tonnes d’aliments sont ainsi détournées du chemin vers le dépotoir chaque année.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Les animaux de ferme, champions du recyclage des sous-produits alimentaires!

Plantes fourragères : bénéfiques pour les ruminants et pour l’environnement

Les plantes fourragères poussent dans des prairies où on les récolte pour les conserver sous forme de foin ou d’ensilage. On retrouve aussi ces plantes dans des pâturages, où les éleveurs font brouter leurs animaux. Le trèfle et le mil, par exemple, sont des plantes fourragères. C’est un aliment essentiel pour les ruminants comme les moutons, les bovins et les chèvres.

Les plantes fourragères ont de multiples avantages. Elles sont vivaces et elles poussent sur des terres où d’autres cultures se développent moins bien. Elles améliorent la qualité des sols, favorisent la biodiversité et limitent l’érosion du sol. Ces plantes favorisent le développement d’une agriculture durable et responsable.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Plantes fourragères et animaux : une alliance bienfaisante!

Utilisation judicieuse du fumier

Les agriculteurs utilisent le fumier en suivant les recommandations d’agronomes. Les agronomes sont des spécialistes de la production agricole, incluant les productions animales et végétales. Ils connaissent aussi très bien la culture des sols et l’environnement. En suivant leurs conseils, les agriculteurs augmentent les rendements et la qualité de leurs cultures tout en protégeant l’environnement.

La gestion du fumier est réglementée. Son épandage répond à plusieurs exigences pour garantir que les exploitations agricoles respectent les normes environnementales en vigueur.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Le fumier, une richesse réglementée.

Conservation des boisés de ferme

Au Québec, la production animale n’entraîne pas de déboisement. Les éleveurs qui possèdent des boisés de ferme les préservent avec soin et les exploitent de manière durable et responsable. Ils sauvegardent ainsi les paysages et la biodiversité. Des arbres et des végétaux de toutes sortes sont sauvegardés, ce qui permet d’abriter une grande diversité d’oiseaux et d’animaux.

S’ils coupent parfois des arbres, les agriculteurs ne déboisent jamais un grand secteur. Ils choisissent des arbres morts ou malades pour en faire du bois de chauffage ou du combustible pour leur évaporateur s’ils produisent du sirop d’érable. Pour faire du bois de sciage, ils choisissent des arbres arrivés à maturité.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Les boisés de fermes : précieusement conservés par nos agriculteurs.

Programmes de certification en agriculture

Les agriculteurs québécois veulent offrir aux consommateurs des aliments de qualité, sains et écoresponsables. Les programmes de certification font partie des outils qui les guident pour y arriver. Ces certifications concernent la salubrité et la traçabilité des aliments, les soins des animaux ou encore la protection de l’environnement.

Par exemple, les programmes de traçabilité permettent de suivre les déplacements des animaux et de certains produits d’élevage tout au long de leur vie. C’est le cas pour les œufs : on voit sur chaque œuf un code numérique qui indique leur provenance.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article Codes de pratiques et certification : un engagement des éleveurs.

Dernière mise à jour : 12 septembre 2022

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