Services préhospitaliers d'urgence
Chaîne d'intervention préhospitalière
La chaîne d’intervention préhospitalière correspond aux actions effectuées par divers intervenants pour porter secours à une personne dans une situation d'urgence.
Le service d’urgence 911 et les services ambulanciers sont des éléments essentiels de la chaîne d'intervention préhospitalière et sans doute les plus connus. Toutefois, ils sont entourés d’autres personnes et services qui jouent un rôle tout aussi important lors d’une situation d'urgence, par exemple le répartiteur médical d’urgence du centre de communication santé et le service des premiers répondants. Le premier intervenant joue aussi un rôle très important car c’est lui qui commence la chaine d’intervention préhospitalière en composant le 911.
Étapes d’un appel d’urgence pour augmenter les chances de survie lors d’un arrêt cardiorespiratoire
Lors d’un arrêt cardiorespiratoire, les gestes effectués par les premières personnes présentes sur les lieux ont une très grande répercussion sur la survie de la victime. En effet, les chances de survie de celle-ci diminuent de 7 à 10 % par minute après un arrêt cardiorespiratoire, mais elles peuvent être triplées si les manœuvres de réanimation sont effectuées rapidement.
Jusqu’à l’arrivée des techniciennes et techniciens ambulanciers paramédicaux puis la prise en charge de la patiente ou du patient au centre hospitalier, une intervention rapide et efficace (appel au 911 et début des manœuvres de réanimation) des intervenants respectifs suivants peut donc sauver une vie :
- les premiers intervenants citoyens;
- les premiers intervenants policiers;
- les premiers répondants.
Chaîne de survie - Chronologie d’un appel

Les intervenants de la chaîne d’intervention préhospitalière
La chaîne d’intervention préhospitalière comprend :
Premier intervenant ou secouriste désigné
Toute personne qui se trouve sur les lieux d’une situation d'urgence devient un premier intervenant. Elle doit appeler le 911 le plus rapidement possible si la situation le demande. Il peut s’agir d’un témoin, d’un passant, d’un membre de la famille, d’un ami, d’un collègue ou d’un secouriste désigné.
Sachez que les lois québécoises protègent tout citoyen lorsqu'il prête assistance de bonne foi. Le citoyen qui porte secours n’est pas responsable des dommages encourus par la victime, sauf en cas de faute lourde. Par faute lourde, on entend une insouciance importante, une grossière négligence ou une faute intentionnelle.
Consultez la page Que faire en cas d’urgence pour connaître les étapes à suivre en cas d’urgence et les actions particulières à réaliser lors d’un arrêt cardiaque.
Service d'urgence 911
Un appel au service d’urgence 911 permet de déterminer, en quelques secondes seulement, si la situation nécessite l'assistance de la police, des pompiers ou des services ambulanciers. Lorsque l'intervention des services ambulanciers est nécessaire, l'appel est immédiatement transmis au centre de communication santé.
Centre de communication santé
À chaque appel, le répartiteur d’urgence médical du centre de communication santé pose des questions simples pour établir la priorité d'intervention des services ambulanciers. Répondre calmement et de façon claire aux questions posées est important.
Si le cas paraît urgent, dès les premières secondes de l'appel, il communique avec les techniciens ambulanciers paramédicaux ou les premiers répondants, si la municipalité possède ce service. Au besoin, il demeure en ligne avec la personne qui appelle pour lui donner les conseils utiles en attendant l'arrivée des secours.
Services de premiers répondants
Certaines municipalités possèdent un service de premiers répondants qui permet d’envoyer rapidement quelqu’un sur les lieux d’une situation urgente. Cette personne pourra veiller à ce que l'état des personnes en détresse ne s’aggrave pas en attendant l’arrivée des services ambulanciers.
Pour en savoir plus sur le service de premiers répondants, consultez la page Premier répondant.
Services ambulanciers
Le technicien ambulancier paramédical ou la technicienne ambulancière paramédicale (TAP) a la responsabilité de vérifier l’état de santé de la personne, de lui donner les soins nécessaires et de lui proposer un transport vers un centre hospitalier. Il doit également informer le centre hospitalier de l'état du patient à l'aide d’un rapport d'intervention préhospitalière. Ce rapport est ajouté au dossier médical du patient.
Le TAP peut :
- donner des médicaments en cas de réaction allergique grave, de symptômes médicaux d’une personne diabétique, de difficulté respiratoire, d’une possible intoxication aux médicaments opioïdes, de problèmes cardiaques, d’une crise convulsive et de fortes douleurs;
- utiliser un défibrillateur semi-automatique lors d’un arrêt cardiaque;
- vérifier l’activité du cœur si des problèmes cardiaques sont suspectés;
- améliorer la ventilation et la respiration du patient à l’aide d’appareils mécaniques;
- désobstruer les voies respiratoires avec des pinces Magill.
Pour en connaitre davantage sur les responsabilités du TAP, consultez la fiche métier Technicien ambulancier paramédical.
Formation rigoureuse et continue
Les techniciens ambulanciers paramédicaux reçoivent une formation rigoureuse en soins préhospitaliers d’urgence qui leur permet d’intervenir efficacement auprès des personnes en détresse dans toute situation d'urgence. Plusieurs cégeps et certains collèges privés donnent cette formation. Tous les techniciens ambulanciers paramédicaux actifs doivent aussi suivre chaque année une formation continue obligatoire qui garde leurs compétences à jour.
Au Québec, les services ambulanciers sont assurés par :
- des entreprises privées;
- des organismes à but non lucratif;
- des entreprises constituées en coopératives de travailleurs;
- l’entreprise du secteur public Urgences-santé pour les territoires de Montréal et de Laval.
Pour en savoir plus sur le métier de technicien ambulancier paramédical ou technicienne ambulancière paramédicale et les formations permettant d’y accéder, consultez la fiche métier Technicien ambulancier paramédical.
Centres hospitaliers
Les services ambulanciers doivent transporter le patient vers le centre hospitalier qui pourra répondre à son besoin dans les meilleurs délais. Les critères suivants sont pris en compte pour choisir le centre hospitalier :
- l'état de santé du patient;
- la distance à parcourir ou l’accès plus rapide;
- les services spécialisés offerts par le centre hospitalier;
- la capacité d'accueil de l'urgence de l'établissement.
Triage à l'urgence
Le triage consiste à établir des priorités dans la prise en charge des patients qui se présentent à l’urgence d’un centre hospitalier, en fonction de la gravité de leur état de santé. Le fait d’arriver à l’urgence en ambulance ne garantit pas un traitement prioritaire. Une personne arrivée en ambulance mais dont l’état est stable pourrait être traitée moins rapidement qu’une personne arrivée à l’urgence par un autre moyen. Si l’état de santé de la deuxième personne nécessite des soins immédiats, son traitement sera jugé prioritaire au triage.
Dernière mise à jour : 11 décembre 2024