Municipalités
Modération de la circulation routière dans les municipalités
Différentes mesures peuvent être mises en place en milieu urbain afin de modérer la circulation et d’améliorer la sécurité des usagers de la route, particulièrement celle des usagers vulnérables (piétons, cyclistes et autres). Ces mesures encouragent aussi les transports actifs comme la marche ou le vélo. Elles peuvent être implantées stratégiquement, seules ou en combinaison avec d’autres, de manière temporaire ou permanente.
Dans cette page :
Exemples de mesures de modération de la circulation
Plusieurs mesures physiques peuvent être mises en place pour influencer le comportement des conducteurs et conductrices. Elles améliorent également les conditions pour les autres usagers de la route. Les différentes mesures de modération de la circulation sont évaluées en fonction des avantages, des inconvénients ainsi que des coûts de mise en place et d’entretien. L’analyse de la situation permet de cibler les mesures les plus adaptées en fonction des besoins réels.
Les municipalités qui souhaitent mettre en place de telles mesures peuvent consulter la Fiche d’information technique sur la modération de la circulation (PDF 223 Ko). Celle-ci décrit, entre autres, les aménagements les plus courants au Québec et propose une démarche d’implantation qui leur est propre.
Vous trouverez ci-dessous certaines mesures nécessitant un investissement moins important et qui peuvent généralement être mises en place dans des délais relativement courts.
Pour en savoir plus sur les avantages, les inconvénients et les critères d’installation de ces mesures, consultez le document Exemples de mesures de modération de la circulation (PDF 482 Ko).
Afficheur de vitesse
L’afficheur de vitesse (aussi appelé radar pédagogique) indique la vitesse de l’usager et le sensibilise à l’importance de respecter la limite de vitesse. En général, il favorise la réduction de la vitesse, mais il présente certaines limites sur les routes à voies multiples. De plus, déplacer régulièrement ce type de radar (toutes les deux à trois semaines environ) permet d’optimiser son efficacité et d’éliminer l’accoutumance chez les usagers de la route.
Son installation est privilégiée aux endroits où il y a des problèmes relatifs au respect des limites de vitesse ou une préoccupation particulière concernant les usagers vulnérables. L’afficheur de vitesse est donc plus efficace lorsqu’il est installé dans les :
- secteurs caractérisés par une importante présence de piétons;
- zones de transition entre deux limites de vitesse à l’entrée d’une agglomération;
- zones scolaires.
Si une municipalité souhaite installer un tel dispositif sur son territoire, elle doit en faire la demande au ministère des Transports et de la Mobilité durable. Consultez la page Mise en place d’un afficheur de vitesse sur le réseau routier provincial pour en savoir plus.
Balise de limite de vitesse
La balise de limite de vitesse est installée au centre de la chaussée. Elle s’utilise en complément du panneau de limite de vitesse et doit être positionnée vis-à-vis de celui-ci. Cette balise renforce la signalisation en place et crée un rétrécissement ponctuel des voies. Le panneau affiché sur la balise est identique au panneau de limite de vitesse adjacent.

Exemple de balise de limite de vitesse accompagné du panneau de limite de vitesse correspondant.
La balise est retirée en hiver pour faciliter l’entretien de la chaussée.
Balise piétonnière
La balise piétonnière est installée sur la chaussée, au centre d’un passage pour piétons. Elle s’utilise en complément du panneau de passage pour piétons pour rappeler aux conducteurs et conductrices la présence du passage.

Exemples de bornes piétonnières.
La balise piétonnière est retirée en hiver pour faciliter l’entretien de la chaussée.
Borne de délimitation
La borne de délimitation est un dispositif donnant l’impression que les voies rétrécissent ou délimitent les voies réservées aux cyclistes ou aux piétons. Elle est installée sur la ligne axiale (ligne qui sépare les voies) ou sur la ligne de rive (ligne délimitant la chaussée et l’accotement, généralement à droite).

Exemple de borne de délimitation.
La borne de délimitation est retirée en hiver pour faciliter l’entretien de la chaussée.
Dos d’âne allongé et coussin
Le dos d’âne allongé forme une partie surélevée de la chaussée qui force un mouvement vertical et crée un inconfort pour le conducteur ou la conductrice. Les coussins sont semblables au dos d’âne allongé, mais ne couvrent pas toute la largeur de la rue. Deux ou trois coussins peuvent être mis en place selon la largeur de la chaussée. Cette mesure est réservée aux routes où la limite de vitesse affichée est de 30 à 50 km/h.
Les dos d’âne allongés et les coussins peuvent être construits en asphalte ou en caoutchouc. Les modèles en caoutchouc sont amovibles. Cela permet de les déplacer au besoin en plus de faciliter l’entretien hivernal.

Panneau avertissant de la présence d’un dos d’âne allongé ou de coussins.

Exemple de dos d’âne allongé et de coussins.
Consultez la fiche d’information technique sur les dos d’âne allongés et les coussins (PDF 1,21 Mo) pour en savoir plus sur cette mesure.
Marquage des limites de vitesse
Le marquage des limites de vitesse au sol s’utilise en complément des panneaux de signalisation. La limite de vitesse et le mot « Maximum » sont inscrits en blanc au centre de la voie.

Exemple de marquage de la limite de vitesse sur une rue.
Ce type de marquage est privilégié sur les routes où les limites de vitesse affichées sont de 30, 40 ou 50 km/h.
Panneau « Signal avancé de limite de vitesse »
Ce panneau informe les usagers de la route d’une réduction imminente de la limite de vitesse affichée. Normalement, il est installé lors des réductions de 30 km/h et plus. L’installation dans une zone où la limite de vitesse diminue de 20 km/h constitue une information supplémentaire pour induire un ralentissement chez le conducteur ou la conductrice.

Panneau « Signal avancé de limite de vitesse ».
Passage pour piétons surélevé
Un passage pour piétons surélevé est un plateau qui occupe une partie de la route et sur lequel est marqué un passage pour piétons. Il fait ralentir les véhicules.
Ce type de passage est réservé aux routes où les limites de vitesse affichées sont de 30 à 50 km/h.
Rétrécissement des voies
Le rétrécissement des voies consiste à reconfigurer le marquage pour réduire la largeur des voies. Il permet de mettre en place un corridor pour les piétons ou les cyclistes en bordure de la chaussée. Cette mesure est simple à mettre en place, mais peut entrer en conflit avec le stationnement en bordure de la chaussée.
Exemples d’aménagements sécuritaires pour les piétons
Des aménagements sécuritaires peuvent être mis en place afin de faciliter le déplacement des piétons, en particulier aux lieux de traverse. Ces aménagements imposent naturellement le respect de la limite de vitesse aux conducteurs et conductrices.
Divers degrés d’intervention permettent d’atteindre les objectifs de sécurisation des piétons en fonction des besoins du milieu. Vous trouverez ci-dessous certains aménagements qui correspondent à chacun de ces degrés. Ce sont des mesures éprouvées et capables de répondre aux différents besoins selon l’analyse de la situation.
Pour en savoir plus sur ces aménagements, consultez le document Exemples d’aménagements favorables aux déplacements sécuritaires des piétons (PDF 371 Ko).
Premier degré d’intervention : répartition de l’espace entre les différents usagers
Le premier degré d’intervention pour favoriser la sécurité consiste à répartir l’espace disponible sur la chaussée entre les différents usagers. Par exemple, les aménagements suivants peuvent être mis en place :
- réaménagement de la chaussée;
- saillies de trottoir et îlots médians;
- balises piétonnières ou de limite de vitesse et bornes de délimitation;
- passage pour piétons surélevé ou intersection surélevée.
Réaménagement de la chaussée
La chaussée peut être réaménagée de manière à réduire :
- la largeur des voies;
- le nombre de voies;
- la largeur des accotements.
La réduction de la largeur des accotements permet d’aménager, par exemple, un terre-plein au centre de la chaussée ou une voie de virage à gauche dans les deux sens avec des bandes cyclables.

Exemple de réaménagement de la chaussée par réduction de la largeur des voies.

Exemple de réaménagement de la chaussée prenant la forme d’une voie de virage à gauche dans les deux sens avec des bandes cyclables.
Saillies de trottoir et îlots médians
L’aménagement de saillies de trottoir et d’îlots médians est un autre moyen de répartir l’espace disponible sur la chaussée. Ces aménagements offrent un espace plus sécuritaire pour les piétons en réduisant la distance qu’ils doivent traverser. Ils incitent aussi les véhicules à ralentir en raison du rétrécissement des voies ou de la chaussée.
L’espace peut être délimité par le prolongement du trottoir au moyen de bordures en béton, avec ou sans végétaux. Il peut aussi être délimité par du marquage sur la chaussée, combiné à des balises piétonnières, des bornes de délimitation ou des balises de limite de vitesse.

Exemple d’aménagement de saillies de trottoir à une intersection.

Exemple d’aménagement d’un îlot médian à une intersection.
Balises piétonnières ou de limite de vitesse et bornes de délimitation
Différentes balises et bornes peuvent être installées sur la chaussée dans le but d’améliorer la sécurité des piétons :
- balises de limite de vitesse;
- balises piétonnières;
- bornes de délimitation.
Passage pour piétons surélevé ou intersection surélevée
Le passage pour piétons surélevé ou l’intersection surélevée sont des aménagements visant à ralentir les véhicules.
Avec la signalisation appropriée, ces aménagements incitent les conducteurs à ralentir et augmentent leur niveau d’alerte. Ils augmentent aussi la visibilité et la sécurité des piétons.

Exemple d’aménagement d’un passage pour piétons surélevé.

Exemple d’aménagement d’une intersection surélevée à une intersection.
Deuxième degré d’intervention
Si les interventions précédentes sont insuffisantes pour assurer la sécurité des piétons, un deuxième degré d’intervention peut être envisagé. Il consiste à réaménager des carrefours. Pour cela, les rayons (c’est-à-dire la largeur) de virage aux intersections sont réduits. Ainsi, les conducteurs et conductrices doivent diminuer leur vitesse pour tourner et les piétons traversent sur une moins grande distance.
Les rayons de coin peuvent être réduits par des bordures de béton, des marques sur la chaussée ou des bornes de délimitation.

Exemple d’aménagement de rayons de virage raccourcis à une intersection.
Troisième degré d’intervention
Si les interventions des deux degrés précédents sont insuffisantes pour assurer la sécurité des piétons, un troisième degré d’intervention peut être envisagé. Il consiste dans l’aménagement du milieu. Ainsi, il est possible d’implanter :
- un îlot médian aux entrées des agglomérations;
- des aménagements restreignant le champ visuel;
- du mobilier urbain en milieu bâti.
Ces aménagements marquent le changement d’environnement et encouragent les conducteurs et conductrices à respecter la limite de vitesse.

Exemple d’aménagement limitant le champ visuel à une intersection.

Exemple d’aménagement d’une chicane avec un îlot médian.
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Dernière mise à jour : 25 mai 2026