Habitats fauniques
Vasière
La vasière est l’une des 11 catégories d’habitats fauniques qui bénéficient d’un statut de protection légal au Québec selon la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.
Réalisation d’activités dans un habitat faunique
Certaines activités pratiquées dans les vasières peuvent nuire aux habitats et aux populations qui y vivent.
Si vous planifiez réaliser une activité telle dans cet habitat faunique, vous devez respecter certaines normes ou demander une autorisation. Pour plus d’informations, consultez la page demander une autorisation.
Avant de réaliser l’activité visée, il est de votre responsabilité de vous assurer de détenir toutes les autorisations requises, qu’elles soient municipales, provinciales ou fédérales.
Dans cette page :
Description
La vasière est un habitat qui assure un rôle clé pour les cervidés, surtout les orignaux, puisqu’ils y trouvent une forte teneur en éléments minéraux dans les eaux. Les orignaux ont besoin d’un apport constant en sodium et en potassium pour combler leurs besoins, notamment pour la croissance et la formation de leurs bois (panaches), la transmission nerveuse, la reproduction et la croissance. Ils comblent ces besoins en consommant des plantes aquatiques ou en s’abreuvant dans les marais ou d’autres étendues d’eau riches en minéraux. Les vasières permettent une agrégation des individus qui normalement sont plutôt solitaires en période printanière et estivale.
Les vasières sont d’origine naturelle et se forment grâce à la dissolution de minéraux dans les eaux souterraines. Toutefois, il ne faut pas confondre les vasières avec les mares salines, qui se créent à proximité des routes lors de la fonte de la neige au printemps. L’apport minéral de ces mares provient plutôt des sels de déglaçage utilisés pour l’entretien hivernal des routes.
Composition de l’habitat
Les vasières sont associées aux milieux humides et hydriques. Elles peuvent comprendre un marais, une source ou une étendue d’eau. L’habitat peut donc être utilisé par une multitude d’espèces animales, comme les cervidés, particulièrement les orignaux. Des conditions géologiques spécifiques sont aussi nécessaires pour la formation des vasières. Leur teneur élevée en potassium et en sodium provient de la dissolution de minéraux présents dans les eaux souterraines et qui sont transportés jusqu’à la surface.
Localisation
Au Québec, on recense une trentaine de vasières protégées légalement et celles-ci se trouvent principalement dans la réserve faunique de Matane, là où des sources minérales jaillissent du sol.
Il est recommandé de consulter régulièrement les hyperliens suivants pour vérifier les tracés des habitats fauniques, car ceux-ci pourraient être modifiés selon l’évolution des connaissances et la mise à jour des données :
- Carte interactive Forêt ouverte;
- Registre du domaine de l’État;
- Plans des habitats fauniques dans la Gazette officielle du Québec.
Ces plans peuvent aussi être téléchargés sur Données Québec.
Menaces et sensibilité
Comme les vasières sont généralement de petites superficies, elles peuvent passer inaperçues sur le terrain, les rendant plus vulnérables à certaines activités humaines, empêchant notamment la connectivité entre les vasières. Parmi celles-ci se trouvent le drainage de milieux humides ainsi que la création de chemins et le transport de camions lourds et de machinerie lourde en milieu forestier.
Protection légale de l’habitat
Au Québec, une vasière est constituée d’un marais, d’une source ou d’une étendue d’eau et est entourée d’une bande de terrain d’une largeur de 100 mètres, fréquentée par l’orignal. Une vasière doit aussi contenir des sels minéraux dont la concentration est de plus de 3 parties par million (ppm) en potassium et plus de 75 ppm en sodium.
Pour être protégée, une vasière doit faire l’objet d’un plan préparé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Ce plan détermine les limites officielles de l’habitat, lequel doit être situé sur les terres du domaine de l’État, et doit avoir été publié dans la Gazette officielle du Québec.
Bonnes pratiques pour protéger l’habitat
Afin de contribuer au maintien des vasières et de minimiser les impacts lors d’activités réalisées dans l’habitat, de bonnes pratiques et certains comportements doivent être adoptés :
- N’empiétez pas à l’extérieur des chemins ou des sentiers et n’effectuez aucune action non autorisée qui peut affecter des milieux humides et hydriques. Les vasières désignées se retrouvent dans des secteurs où des activités forestières sont pratiquées.
- S’assurer qu’il existe en tout temps une connectivité entre les vasières et une forêt mature afin de protéger leur accès.
- Si vous êtes témoin d’un acte de braconnage ou de tout geste allant à l’encontre de la faune ou de ses habitats, signalez-le à SOS Braconnage – Urgence faune sauvage.
- Évitez de nourrir les animaux sauvages. Ce geste peut avoir des effets négatifs sur la faune et aussi sur les humains. Les animaux sauvages ont évolué pour qu’ils puissent trouver eux-mêmes leur propre nourriture sans l’intervention de l’humain.
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Dernière mise à jour : 6 mai 2026