Des anomalies, des lésions ou des parasites peuvent parfois être observés dans la faune aquatique, et ce, dans tous les types de milieux. Ces phénomènes naturels ne sont pas nécessairement liés à la qualité de l’eau ou de l’habitat. Ils dépendent notamment de la présence de l’ensemble des organismes vivants dans l’écosystème, comme les crustacés, les oiseaux et les prédateurs, qui permettent leur développement.
La grande majorité des maladies chez les poissons sont sans danger pour les humains. De plus, la transmission de parasites entre le poisson et l’humain est rare. Toutefois, certains parasites peuvent entraîner des problèmes de santé. Pour les éviter, il est recommandé de prendre certaines précautions lors de la consommation de poissons sauvages.
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Mortalité anormale
Lorsque des poissons malades ou des morts anormales de poissons sont observés en milieu naturel, une évaluation de l’ampleur de la situation est réalisée et, si possible, la cause de la mortalité est identifiée. La plupart des mortalités anormales sont attribuables à des causes environnementales ponctuelles, comme la température élevée de l’eau, le manque d’oxygène dans l’eau ou la présence de cyanobactéries.
Une enquête approfondie des cas signalés peut s’avérer nécessaire dans les cas suivants :
La mortalité est inexplicable;
Un nouvel organisme pathogène est suspecté;
Le nombre de poissons touchés est élevé;
Les espèces touchées sont vulnérables, comme les espèces en situation précaire et les espèces à fort intérêt sportif.
Maladies et parasites
Au Québec, plusieurs maladies et parasites (PDF 10,98 Mo) affectant diverses espèces de poissons ont été recensés, ainsi que des maladies susceptibles d’être introduites :
Diverses opérations de surveillance sont réalisées pour :
évaluer l’état de santé des populations de poissons sauvages du Québec;
détecter la présence de maladies ou de parasites pouvant avoir un impact sur les poissons sauvages ou sur les activités humaines, comme la pêche et l’aquaculture;
suivre l’évolution des maladies déjà présentes et réagir rapidement en cas d’apparition d’un nouvel organisme pathogène.
Bilans de surveillance
Chaque année, le gouvernement du Québec publie un bilan des cas rapportés.
Ces bilans présentent les résultats des analyses effectuées, les principales causes de mortalité observées, les espèces touchées et les zones concernées.
Ne déplacez pas de poissons vivants d’un plan d’eau à un autre sans autorisation.
Signalez toute mortalité anormale ou suspicion de maladie à déclaration obligatoire aux autorités compétentes.
Signaler des poissons malades
Il est important de signaler les poissons malades ou morts afin de détecter rapidement les situations préoccupantes, de protéger les populations de poissons sauvages et de prévenir la propagation de maladies.
Certains parasites ou organismes pathogènes sont couramment présents au Québec et ne représentent pas de risque important pour les populations de poissons. Il n’est donc pas nécessaire de signaler un poisson isolé porteur de parasites connus, surtout si son comportement semble normal.
Mortalités anormales
Vous devez signaler une situation si vous observez plusieurs poissons morts sans cause évidente (mortalité anormale).
Certaines maladies des poissons sont à déclaration obligatoire au Canada et doivent être signalées sans délai à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dès qu’un cas suspect est observé.