Signalisation dans les municipalités sur les routes provinciales

Une municipalité peut signaler au gouvernement un problème de sécurité sur le réseau routier provincial.

L’environnement routier dans les municipalités évolue. Par exemple, les habitudes de déplacement changent et de nouvelles constructions sont bâties à proximité du réseau routier. Ces changements augmentent la circulation et peuvent nécessiter de revoir la signalisation afin de maintenir la sécurité routière.

Évaluation des besoins et proposition de solutions

Pour signaler un problème de sécurité routière, une municipalité doit communiquer avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD).

Après avoir analysé les besoins de la municipalité en matière de sécurité routière, le MTMD peut proposer une modification de la signalisation en place. Il peut aussi proposer d’autres solutions plus adaptées au problème identifié. La signalisation doit tout de même rester conforme aux normes en vigueur sur le réseau routier.

Avant d’introduire un nouveau type de signalisation, le MTMD en évalue le besoin et l’efficacité. Des projets pilotes peuvent alors être nécessaires.

Vous trouverez ci-dessous des précisions concernant certains dispositifs de signalisation routière qui font souvent l’objet de questionnements.

Feux clignotants suspendus

Des feux clignotants suspendus peuvent être utilisés pour attirer doublement l’attention des usagers à une intersection où l’obligation d’arrêt doit être renforcée. Cependant, leur effet sur la sécurité routière est mitigé. Leur installation doit donc être motivée par des conditions bien précises.

Les critères suivants sont notamment pris en considération :

  • la visibilité au carrefour et à son approche;
  • les caractéristiques du carrefour par rapport aux attentes des conducteurs et conductrices;
  • les mouvements des véhicules et le taux d’accidents à l’endroit ciblé.

Feux de circulation

Les feux de circulation sont utilisés pour gérer la circulation, par exemple celle des véhicules et des piétons. Toutefois, l’installation de feux sur le réseau provincial requiert une analyse approfondie des conditions du site. Les données analysées sont notamment :

  • le flux de la circulation des véhicules et des piétons;
  • le taux et la nature des accidents;
  • la vitesse pratiquée par les usagers de la route dans le secteur ciblé;
  • les caractéristiques du carrefour.

En plus de ces critères, l’ensemble du corridor ainsi que la géométrie des lieux peuvent être analysés. 

Avantages des feux de circulation

L’installation de feux de circulation pour régler un problème de sécurité à une intersection offre plusieurs avantages. Entre autres, elle permet :

  • de diminuer la fréquence de certains types d’accidents;
  • de rendre le mouvement du trafic fluide et régulier;
  • de donner aux usagers et aux piétons un moment sécuritaire pour traverser les voies.

Inconvénients des feux de circulation

L’installation de feux de circulation pour régler un problème de sécurité à une intersection entraîne ou peut causer :

  • un ralentissement de la circulation et une réduction de la capacité d’écoulement du trafic;
  • la déviation de la circulation vers des routes locales;
  • l’augmentation de certains types d’accidents, particulièrement les collisions par l’arrière;
  • des coûts d’acquisition et d’installation;
  • la désobéissance des usagers;
  • l’augmentation des retards et du nombre d’arrêts;
  • l’augmentation de la consommation énergétique et de la pollution.

Feux rectangulaires à clignotement rapide

Les feux rectangulaires à clignotement rapide augmentent la visibilité de la signalisation liée aux passages pour piétons. Ce dispositif est installé aux passages qui répondent à des critères prévus aux normes de signalisation routière. Ces critères sont liés à la limite de vitesse affichée, au nombre de voies de circulation et au débit de la circulation.

Pour installer un feu rectangulaire à clignotement rapide sur le réseau provincial, une municipalité doit attendre que le MTMD ait terminé le déploiement sur l’ensemble de son réseau. Les deux parties doivent aussi avoir conclu un plan de mise en œuvre.

L’installation de l’équipement sera aux frais de la municipalité.

Panneaux « Arrêt »

Le panneau « Arrêt » doit être installé à une intersection. Pour juger de l’utilité d’un tel panneau sur son réseau, le MTMD prend d’abord connaissance des statistiques concernant les débits de circulation enregistrés à l’intersection ciblée. Il tient compte du rapport entre les débits de circulation de la route principale et celui de la route secondaire. Si l’écart entre les débits est trop grand, d’autres options seront évaluées.

Si le débit de circulation ne justifie par la présence d’un panneau « Arrêt », les conducteurs et conductrices risquent de le trouver inutile et de ne pas le respecter.

Le MTMD vérifie ensuite si l’arrêt est nécessaire compte tenu de :

  • la sécurité à l’intersection;
  • la géométrie des lieux;
  • la vitesse de roulement des usagers de la route.

Panneaux de signalisation de destination

Les panneaux de signalisation de destination orientent et guident les usagers de la route dans toutes les régions du Québec. Ces panneaux ne sont pas une forme de publicité.

Le choix des destinations affichées se fait en fonction du trafic généré par la municipalité et de sa distance par rapport à la signalisation. Les critères utilisés pour choisir les villes affichées sur les panneaux de destination comprennent :

  • la taille de la population;
  • la capacité d’accueil touristique;
  • la quantité de travailleurs et d’industries dans la ville.

Au maximum, trois noms de destinations peuvent figurer sur un panneau pour respecter la capacité de lecture des usagers de la route.

Passages pour piétons

Les demandes municipales visant l’aménagement de passages pour piétons sur le réseau provincial sont nombreuses. Elles sont analysées par des ingénieures et ingénieurs qui déterminent si l’emplacement choisi pour le passage répond aux normes.

Sans s’y limiter, les conditions suivantes doivent être respectées avant d’installer un passage pour piétons :

  • La vitesse permise dans le secteur ne doit pas dépasser 70 km/h, à l’exception des carrefours giratoires, pour lesquels la vitesse pratiquée dans l’anneau peut entrer en considération.
  • Le passage doit être visible à la distance de visibilité d’arrêt permettant une manœuvre sécuritaire.
  • L’environnement doit permettre le cheminement sécuritaire des piétons.

Le débit des piétons ou la notion de connectivité doivent également être considérés afin d’assurer la crédibilité du passage. Ainsi, les piétons et les conducteurs auront tendance à le respecter. 

Si le passage n’est pas justifié, les piétons ressentiront moins le besoin de l’utiliser et traverseront où bon leur semble. Inversement, les automobilistes ressentiront moins le besoin de céder le passage en raison du très faible achalandage de piétons à l’endroit ciblé.

Afin que le passage pour piétons soit le plus sécuritaire possible, la municipalité doit sécuriser l’aménagement en bordure de la route. Parmi les bonnes pratiques, la municipalité peut :

  • aménager des aires d’attente sécuritaires (trottoirs, refuges, etc.) pour les piétons et les personnes vulnérables;
  • raccourcir la largeur de la route à traverser (p. ex. : avancées de trottoirs) et éliminer ou réduire les détours et les obstacles à contourner (p. ex. : descentes);
  • éclairer adéquatement l’emplacement et éliminer les obstacles visuels pour s’assurer que les piétons soient bien visibles.

Pour connaître d’autres aménagements visant à assurer la sécurité des piétons, consultez la page Modération de la circulation routière dans les municipalités.

Dernière mise à jour : 13 août 2026

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